
Cicatrices
octobre 7, 2011Cicatrices
-Prologue-
Esmée recule, inquiète en tendant le bras devant Rosalie. L’instinct maternel reprend le dessus et elle retient un feulement, il ne faut pas montrer de signe d’attaque. Rosalie recule et détourne le regard vers Emmet. Alice ne bouge pas, elle savait à quoi s’attendre… Et Edward, Edward sonde les pensées de l’inconnu.
Carlisle a posé une main apaisante sur l’épaule de “sa fille”.
Carlisle : Nous sommes le clan Cullen. Nous venons en paix.
Edward : N’attaque pas ! Nous avons ta compagne parmi nous.
Le vampire feula devant le télépathe, en colère qu’il ait fouillé ses pensées. Bella s’avanca, incertaine. Devant elle, il y a son compagnon. Son âme-soeur, celui qu’elle cherche depuis près de 108 ans. Elle avait imaginé de très nombreuses fois cette rencontre.
Elle avait imaginé un beau vampire, qui la cherchait depuis des décennies. Un homme attentionné qui la prendrai dans ses bras et lui ferai revisiter le monde. Elle s’était vu princesse. Oubliant l’idylle parfaite, elle avait imaginé un homme secret, distant qui se blottirait contre elle, qui la verait comme un soleil. Elle s’était vu l’encourager, l’accompagner tranquillement au travers de l’immortalité.
Elle s’était toujours vu heureuse. L’âme soeur, l’amour, c’est le bonheur. Elle y avait cru. Réellement. Ca avait été dur … après Edward, mais elle s’était raccroché à son rêve du prince charmant.
Aujourd’hui, elle l’avait enfin trouvé. Il ne la cherchait pas. Il n’était pas un prince charmant, plus de la moitié du clan n’était même pas capable de soutenir sa vue. Pire, il venait de se tourner vers elle en feulant alors qu’Alice hurlait :
“Bella, il va te tuer !!!!!!!!”
Non, ce n’était définitivement pas ce dont elle avait rêvé. Souplement, elle se projetta en l’air, évitant le premier assaut alors que le reste du clan tentait de se saisir de lui. Le vampire glissait entre leurs bras et leurs crocs, son regard plantait dans sa compagne, près à la saisir et à lui arrachait les membres. Une vague de déception, de crainte et d’incompréhnesion s’abatit sur les Cullens, rendant leurs mouvements plus mous jusqu’à ce que Bella comprenne que c’était lui qui leurs faisaient ca et qu’elle étende son bouclier à tout le clan.
Peut-être fut-il surpris de ne pas les voir céder à leurs émotions ? Peut-être commit-il une maladresse ?
Emmet immobilise l’un de ses bras, immédiatement, Alice et Carlisle attrappe le second. Alice saute sur le dos de l’homme et saisit sa tête, prête à le décapiter.
“NON ! Alice, il est son âme soeur. C’est à elle de décider.”
Bella s’était figée dans l’arbre le plus proche, en position de fuite, servant clairement d’appat. Elle ne se sent pas capable de prendre une telle décision. C’est son compagnon d’éternité. C’est son âme soeur. S’il meurt, il n’y aura plus personne pour elle. Plus d’espoir, jamais. Elle en mourrait, elle en était sur. De sa propre main en se précipitant dans un quelconque volcan ou de la main d’autres en insultant les vieilles familles. Non, elle n’y survivrait pas.
“Je m’appelle Bella…
- Je te tuerai. Je te traquerai et je te tuerai.
- Tu tuerais ton âme soeur ?
- Oui.
- Tu n’es toujours pas le prince charmant de mes rêves mais au moins t’es honnête, ca aurait pu être pire. Nous allons en Alaska, tu peux nous suivre si tu veux me tuer. Tout ce que je demande c’est que tu ne touches pas à ma famille.”
Bella se détourna et fuit. La famille la suit rapidement, le vampire est dur à semer, mais il ne semble pas mener une chasse active. Juste les suivre.
*****
Cela faisait maintenant un mois. Un mois que les Cullen étaient confortablement installé au coeur de l’Alaska. Ils vivaient assez paisiblement malgré tout, malgré lui. Le vampire avait suivit Bella, seulement il ne s’approchait pas. Il restait à bonne distance et les observait. Etait-il curieux ? Ou préparait-il un plan d’attaque pour tuer Bella au plus vite ?
Durant ses années humaines, Bella avait cru au grand amour comme l’on croit à un conte de fée, en se disant qu’il s’agissait là d’une utopie et qu’elle n’était donc pas réalisable. Oui, elle le croyait, elle le voulait mais n’osait l’espérer. Ou pas pour elle en tout cas. Lorsqu’Edward avait planté ses dents dans son poignet, que le venin était rentré dans son corps et que les vagues de laves lui avait léchés les reins, elle commençait à le croire mais bien vite, à son réveil, ils avaient sut.
Edward n’était pas son compagnon d’éternité.
Un autre vampire avait cette place. Un seul et unique vampire.
Un vampire qui préférait la tuer et se condamnait à une vie d’errance et de solitude plutôt que de lui laisser sa chance. Son coeur mort la faisait souffrir. Elle avait envie de pleurer. Elle murmura : “J’aurai voulu avoir une chance de te plaire…” alors que des mains froides se posaient sur son cou, prêtent à la décapiter.
-Chapitre 1-
Le vampire se figea. La peau douce de sa compagne était douce sous ses doigts. Sa voix lui semblait merveilleuse… Elle était ravissante. Des vagues de tristesse s’échappaient d’elle avec une pointe de regret mais également de l’acceptation. Elle comprenait sans doute, mais il ne put s’empêcher de lui expliquer :
“Tu ne peux pas passer l’éternité avec un monstre.
- Tu n’es pas encore un monstre.”
Visiblement, non, elle ne comprenait pas. Son corps, son visage… Aucun vampire n’était capable de soutenir réellement son regard, sans exprimé du dégout. Il avait beau porter des pulls aux cols roulés toujours plus haut et ne dévoiler que son visage et ses mains… L’impression et le recul ne changeait pas. Comme cette merveilleuse créature aurait-elle put supporter la vie à ses côtés ? Lui-même ne se sentait pas capable de supporter la vie en ressentant toujours se dégout profond. Mais n’aurait-il pas été cruel de la laisser vivre, errer dans un monde d’éternité, se sachant seule à jamais ? La perte d’un compagnon est le pire des malheurs pour un vampire. Une vie de solitude et de douleur à laquel il aspirait.
“Pourrais-je te demander une faveur ?
- …
- Je voudrai connaitre ton nom.
- Major Jasper Whitlock.
- Jasper…”
Le vampire ressentit une vague de plaisir lorsque son nom roula entre les lèvres de la vampire. Il ne sut identifier si elle venait d’elle … ou de lui. Il en resta statifié un instant et l’instant suivant, le cou fin de sa compagne avait quitté ses doigts, elle s’était échappée.
“Tu devrais nous laisser une chance.”