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La fille de Severus Snape

octobre 7, 2011

Auteur : Diri-chan
Base : Harry Potter

Note : J’aime lire des histoires, des fanfictions que l’on pourrait dire classique. Des thèmes bateaux et observer les détails des comportements, les détails des idées… Adorant le personnage de Severus Snape (je n’aime pas la traduction des noms des personnages), j’ai cherché à lire des histoires d’adoptions (pas que, mais tout de même). J’ai pas été pleinement satisfaite (hors adoption de Harry)… et comme on est jamais mieux servit que par soit-même… me voilà :p

- prologue -

Dans les couloirs sombres des cachots de la célèbre école de magie, Poudlard, une ombre inquiète se glisse à toute allure. Déjà, les pas s’accèlèrent autant que les battements de son coeur. Es-ce à cause de Peevee qui pointe son nez par là ? Non, surement pas, l’ombre, l’homme devrai-je dire, le chasse d’un mouvement furieux de main. Peevee fuit sans demander son reste, il ne fait pas bon d’embêter le maitre de Potion. L’homme n’est pas devenu Chef des Serpentards par hasard.

Les robes noires se froissent furieusement alors que Severus Snape passe la gargouille du bureau directoral. Au fond de son fauteuil douillet, Albus Dumbledore remonte les petits lunettes rondes le long de son nez. Un sourrire bienveillant est collé sur ses lèvres de façon si habituelle qu’on pourrait le croire feint. Le pétillement dans les yeux du vieillard aurait pu faire croire le contraire, mais Severus ne se posa pas la question. Il sait pertinament que son mentor est heureux pour lui. Il n’a pas besoin de preuves.

“Le Centre des Mimosas m’a envoyé un hibou. Je pars dans l’heure.
- Oh ! Fort bien, Severus, fort bien. J’annulerai vos cours pour la journée.”

Le professeur lâche une grimace fort peu serpentarde qu’il rattrape par un sourrire particulièrement sadique.

“Les élèves sont attendus en classe. Le professeur Chourave surveillera un devoir de potion.”

Sans un mot de plus, Snape fait demi-tour, toujours aussi pressé, toujours aussi stressé, plus qu’aucun éléve ou professeur ne l’ait jamais vu. Il retourna aux cachots, se saisit d’une mallette qui était prête depuis des mois déjà et sans attendre, il lança une poignée de poudre dans la Cheminette et prononca distinctement : “Centre des Mimosas”.

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Le professeur Snape observa un instant le bureau richement décoré de la directrice. Une vieille femme à l’air fatiguée se leva immédiatement et s’approcha pour le saluer.

“Mr. Snape, je ne vous attendais pas si tôt.
- Celà fait deux ans et sept mois que j’attends cette lettre.
- Oui… cela a été difficile et vous m’en voyez désolée mais vous savez que les formalités entre les services Moldus et les services Sorciers sont toujours très difficile. Néanmoins, le dossier est finalisé. Vous pouvez la rencontrer aujourd’hui.
- La…”

Le professeur eut l’air de vacillé un instant, il saisit la chaise destinée aux visiteurs et s’assit brutalement. Il releva le visage et murmura :

“Une fille ?
- Oui, vous avez une petite fille. C’est une enfant de la noblesse sorcière, elle a 4 ans. Une petite fille qui a été retiré de sa famille, il y a 1 mois à peine.”

La femme fit le tour de son bureau et ouvrit l’un des nombreux casiers qui tapissait littéralement ses murs pour en sortir un dossier qu’elle lui tendit.

“Vous n’avez pas accès aux noms des parents qui ont demandé l’anonymat, tout ce qu’on sait sur elle est là.”

Severus ouvrit le dossier d’un geste sec et observa longuement la seule est unique page de rapport qui relatait des faits d’une rare tristesse.

“A-t-elle une chance de rétablissement ?
- Seul le temps nous le diras. Désirez-vous la recontrer avant de l’emmener ? Vous avez le temps.
- Non ! Non, j’aimerai l’emmener aujourd’hui si c’est possible.”

La femme eut un nouveau sourire bienveillant et elle invita l’homme a la suivre d’un geste. Le premier jour où il s’était présenté a elle, son dossier duement compléter et son agrément à l’adoption obtenu, il lui avait fait peur. Le regard noir, froid, dur. Ce n’était pas tant ses traits d’hommes imparfaits, -elle recherche des parents, pas des mannequins !- qui l’avait inquiété mais vraiment ce regard glacial. Son dossier était épai et assez controversé. Un ancien Mangemort, vétéran de guerre, professeur dans une grande école, maitre de potion fortement occupé et surtout … un homme célibataire. Elle n’avait pas comprit sa démarche d’adoption au premier abord mais aujourd’hui, elle lui faisait pleinement confiance.

Il l’a suivit au travers des couloirs de l’orphelinat. Ce n’est pas que c’était sinistre, l’ambiance était presque semblable à celle d’une école comme Poudlard mais l’air semblait emplit de sanglot et de douleur. Lui donnant un air vicié, désagréable.

La directrice s’arrêta devant une porte, posa une main ridée sur la poignée avant de se tourner vers Mr. Snape.

“J’ai personnellement appuyé votre dossier, ne me faites pas regretter mon choix.”

Et elle ouvrit la porte de cette chambre froide, aux murs pâles. Un lit simple d’enfant se tient dans un des coins, en face d’une fenêtre pleine de barreau. La directrice lui désigne d’un signe de tête le dessous du lit alors le professeur s’approche et se baisse. Là se tient l’enfant, son enfant. Une petite fille aux cheveux noires profond et aux yeux verts pâles qui se ratatinne sur elle-même.

“Bonjour, je m’appelle Severus. Je suis … ton nouveau papa.”

- chapitre 1 -

Le cauchemard des Gryffondors, la chauve-souris des cachots, le batard graisseux était assis à même le sol depuis près d’une heure maintenant. Sans la moindre honte, ni la moindre colère, il parlait à l’enfant.

Lorsqu’il avait imaginé cette rencontre, et il l’avait imaginé des centaines et des centaines de fois !, il n’aurait jamais cru que cela serait si dur. Il s’était attendu à ce qu’on lui saute au cou, dans ses rêves les plus fous, il avait craint les larmes, les cris, la peur. Mais la rencontre était particulièrement étrange. La petite fille n’avait pas bougé, pas pleuré, pas parlé. Sur le lit se tenait une peluche abandonnée.

“…”

Que pouvait-il dire à cette petite fille pour la rassurer ? Les mots qui étaient écrit dans le dossier dansaient devant ses yeux, le narguant, le défiant d’y trouver une solution. Il ne voulait pas la brusquer, pas la forcée mais une chambre d’orphelinat n’est pas un environnement idéal pour s’apprivoiser. Poudlard ne le serait sans doute pas non plus. Si seulement elle avait été plus vieille il aurait pu l’intégrer à ses cours… Il en avait fait la demande express auprès de Dumbledore et le directeur avait signé un parchemin joignant ainsi son accord au dossier d’adoption.

Lors des premiers entretiens avec le Service d’Adoption Sorcier, Severus avait formulé une demande assez précise, sachant que cela ralentirait l’adoption mais que c’était tristement nécessaire. Il avait demandé un enfant sorcier ayant plus de 9 ans. Il avait prit la peine de se formé auprès de médicomage reconnu pour être capable de s’occuper d’un enfant handicapé, il n’avait demandé aucune nationalité particulière, il ne recherchait pas un bébé à l’aube de sa vie et il n’avait pas de préférence concernant le sexe de l’enfant. Il se limitait simplement au possibilité que lui offrait son emploi tout en sachant que ses demandes pourraient ne pas être totalement respecté.

“…”

Un petit éternuement résonne soudainement dans la pièce alors que l’auteur semble vouloir se transformer en souris pour disparaitre dans la seconde. D’une voix qui tente d’atteindre un dégré de douceur qu’il ne connait pas, il se met à parler.

“Ca fait trois jours que je viens passer mes journées ici sans le moindre succès. Aujourd’hui je vais t’emmener au chateau avec moi. On ira voir Pompresh, c’est une infirmière, pour ton rhume. Il ne faut pas avoir peur. Je ne te ferai pas de mal.”

Tout en parlant Severus s’approche, l’enfant se tasse comme un petit animal acculé, jamais l’homme n’a essayé de l’attraper jusqu’à maintenant. Lorsqu’une main énorme se saisit de son bras un mouvement de panique la surprend. Pourtant l’homme ne la lache pas, non, il la berce, calmement, tendrement, la laissant éclater en sanglot contre sa chemise.

“Chhhhh… Chhhh… Ca va aller.”

En tennant l’enfant roulée en boule tout contre lui, il se lève. Il n’attrape rien dans la pièce avant de partir, la fillette n’a jamais daigné touché le moindre jouet alors il n’emporte aucun objet, aucune affaire. Il passe la porte et la referme derrière lui. L’enfant fluette ne pèse pas bien lourd entre ses bras. Se sent-elle enfin protéger dans l’étreinte de l’adulte ? Elle se calme doucement, ravale ses sanglots mais ses petits muscles restent tendus, crispés.

A travers les couloirs, le professeur les guide jusqu’au bureau directoral. C’est le seul endroit où une cheminette existe mais surtout, il doit confirmer à la directrice qu’il emmène sa fille avec lui. Sa fille…

Il toque légèrement avant d’entrouvrir la porte, il est pressé, il craint que l’enfant ne panique si le trajet dure trop longtemps. La directrice l’invite immédiatement a rentrer et lui tends déjà la poudre de cheminette en faisant des “oui” de la tête bien qu’elle ne puisse s’empêcher de laisser échapper des conseils qu’il connait déjà.

“N’oubliez pas de lui parler le plus possible, Mr Snape.
- Merci pour votre confiance Madame.” lui réponds sincèrement l’homme avant de prononcer distinctement : “Ecole de Magie, Poudlard”.

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“Voici ta chambre, comme promis.”

Severus la déposa sur le lit. Elle sembla un instant prête à éclater en sanglot alors il enchaina aussi vite que possible :

“Ceci est ton lit. Tu dormiras dedans avec tes peluches.”

Sans attendre, il lui tendit une des peluches, cherchant à attirer son intérêt sur ce point précis. Il fallait qu’elle s’ouvre à l’extérieur, s’attacher à l’une des peluches pourraient aider. Il lui en avait acheter deux. Une minuscule mesange et un gros dragon. Il avait saisit l’oiseau au ventre jaune et la lui avait tendue.

L’enfant l’observa, l’air étonnée, mais elle ne fit pas le moindre mouvement en direction de la peluche. L’instant d’étrangeté lui permit simplement de ravalé ses larmes. Le professeur toussota, il ne savait pas bien comment réagir, ni quoi faire pour apprivoiser cet enfant.

“Elle est pour toi. Regardes, tu as un dragon en peluche aussi. Tu aimes les peluches ? Je ne connait pas encore tes goûts mais bientôt nous irons choisir ensemble de nouveaux jouets, d’accord ?”

Aucune réponse en dehors de ces deux yeux verts qui le fixait avec crainte, alors il reprit. Ce n’était pas dans ses habitudes de parler autant et pour dire aussi peu de choses, mais l’avis des médecins est hunanime. Cette petite fille a besoin d’être stimuler. Il faut qu’on lui parle, qu’elle entende des mots, des sons, de la grammaire, des phrases… Qu’on lui donne envie de comprendre et de répondre.

“Ce soir, nous irons dans la Grande Salle. C’est une immense pièce qui sert de salle-à-manger pour tout les élèves de l’école. Je suis sur que ca ne te changera pas beaucoup de la cantine des Mimosas mais je préfère qu’on y aille à la fin du service, lorsque la plupart des élèves auront rejoint leurs salles communes. Tes surveillantes m’ont dit que tu avais beaucoup de mal à dormir, alors je suppose que ce ne sera pas trop tard pour diner.”

La petite fille ne semblait pourtant pas l’écouter, en faites, elle commencait à s’intéresser au gros, si gros !, dragon qui se tenait tout contre elle. Il avait un énorme museau avec deux petites narines pointues dessus, deux yeux noirs et une peau verte avec des points roses. D’un doigt hésitant, elle toucha la peluche. Elle fronca les sourcils, très concentrée et la poussa légèrement puis elle observa l’oscillation provoqué.

Severus se demanda comment un enfant de quatre ans à peine peut avoir l’air aussi sérieux un seconde avant de se rabrouer, il connait malheureusement la réponse. Il l’observa durant de très long instants. Elle l’ignorait mais s’intéressait de plus en plus au dragon, sursautant simplement pour atteindre l’immobilité parfait lorsqu’il faisait le moindre mouvement. Bien sur, sa curiosité de petite fille revenait rapidement au galop et elle oubliait de nouveau l’adulte terrifiant face à elle.

Le dit adulte terrifiant se leva, provoquant une nouvelle vague de panique.

“Chhh… Ca va. Tout va bien, regarde, je vais juste chercher un livre. Tu as vu sur l’étagère ? Je t’ai acheté quelques livres. Je croyais … que tu serais un petit peu plus grande mais il doit bien y avoir … Oui, le voilà. C’est un livre moldus, les illustrations ne bougent pas mais elles sont très belles. Regardes.”

Elle ne fit pourtant aucun mouvement vers le livre, plongée dans un mutisme complet. Severus ne se laissa pas impressionné et continua.

“Peut-être pourrai-je te lire une partie de l’histoire avant que nous nous rendions dans la Grande Salle ? Que dirais-tu de …”

Il laissa sa phrase en suspent, le temps d’ouvrir le livre et de lire le premier titre proposé.

“La Belle au Bois Dormant.”

L’homme s’assit sur le lit mais immédiatement l’enfant eut un mouvement de replis dont il ne tient pas compte.

“Il était une fois un roi et une reine. Chaque jour ils se disaient :
- Ah ! si seulement nous avions un enfant.
Mais d’enfant, point. Un jour que la reine était au bain, une grenouille bondit hors de l’eau et lui dit:
- Ton voeu sera exaucé. Avant qu’une année ne soit passée, tu mettras une fillette au monde.”

Severus parlait d’une voix douce, lente, calme. Il prenait soin de détacher chaque syllabe mais l’émotion l’envahissait peu à peu.

“Ce que la grenouille avait prédit arriva. La reine donna le jour à une fille. Elle était si belle que le roi ne se tenait plus de joie. Il organisa une grande fête. Il ne se contenta pas d’y inviter ses parents, ses amis et connaissances, mais aussi des fées afin qu’elles fussent favorables à l’enfant. Il y en avait treize dans son royaume. Mais, comme il ne possédait que douze assiettes d’or pour leur servir un repas, l’une d’elles ne fut pas invitée. La fête fut magnifique. Alors qu’elle touchait à sa fin, les fées offrirent à l’enfant de fabuleux cadeaux : l’une la vertu, l’autre la beauté, la troisième la richesse et ainsi de suite, tout ce qui est désirable au monde.
Comme onze des fées venaient d’agir ainsi, la treizième survint tout à coup. Elle voulait se venger de n’avoir pas été invitée. Sans saluer quiconque, elle s’écria d’une forte voix :
- La fille du roi, dans sa quinzième année, se piquera à un fuseau et tombera raide morte.
Puis elle quitta la salle. Tout le monde fut fort effrayé. La douzième des fées, celle qui n’avait pas encore formé son voeu, s’avança alors. Et comme elle ne pouvait pas annuler le mauvais sort, mais seulement le rendre moins dangereux, elle dit :
- Ce ne sera pas une mort véritable, seulement un sommeil de cent années dans lequel sera plongée la fille du roi. “

L’enfant semblait enfin écouter l’histoire bien que son nouveau papa, comme il s’était lui-même désigné, saches qu’elle n’en comprenait surement pas le sens.

“Le roi, qui aurait bien voulu préserver son enfant adorée du malheur, ordonna que tous les fuseaux fussent brûlés dans le royaume. Cependant, tous les dons que lui avaient donnés les fées s’épanouissaient chez la jeune fille. Elle était si belle, si vertueuse, si gentille et si raisonnable que tous ceux qui la voyaient l’aimaient.
Il advint que le jour de sa quinzième année, le roi et la reine quittèrent leur demeure. La jeune fille resta seule au château. Elle s’y promena partout, visitant les salles et les chambres à sa fantaisie. Finalement, elle entra dans une vieille tour. Elle escalada l’étroit escalier en colimaçon et parvint à une petite porte. Dans la serrure, il y avait une clé rouillée. Elle la tourna. La porte s’ouvrit brusquement. Une vieille femme filant son lin avec application, était assise dans une petite chambre.
- Bonjour, grand-mère, dit la jeune fille. Que fais-tu là ?
- Je file, dit la vieille en branlant la tête.
- Qu’est-ce donc que cette chose que tu fais bondir si joyeusement, demanda la jeune fille.
Elle s’empara du fuseau et voulut filer à son tour. À peine l’eut-elle touché que le mauvais sort s’accomplit : elle se piqua au doigt. “

Severus aurait presque put ricaner … Ces parents avaient été prévenu du danger, ils auraient pu resté, ils auraient pu décider qu’elle était plus importante que n’importe qu’elle autre chose. Ils auraient pu … Ils auraient du… Mais ils ne l’avaient pas fait. S’il voulait leur trouver des excuses, il aurait pu prendre la peine de penser qu’il est de la nature même de l’être humain d’être imparfait. Ce n’est pas ainsi qu’il voit les choses.

“À l’instant même, elle s’affaissa sur un lit qui se trouvait là et tomba dans un profond sommeil. Et ce sommeil se répandit sur l’ensemble du château. Le roi et la reine, qui venaient tout juste de revenir et pénétraient dans la grande salle du palais, s’endormirent. Et avec eux, toute la Cour. Les chevaux s’endormirent dans leurs écuries, les chiens dans la cour, les pigeons sur le toit, les mouches contre les murs. Même le feu qui brûlait dans l’âtre s’endormit et le rôti s’arrêta de rôtir. Le cuisinier, qui était en train de tirer les cheveux du marmiton parce qu’il avait raté un plat, le lâcha et s’endormit. Et le vent cessa de souffler. Nulle feuille ne bougea plus sur les arbres devant le château.
Tout autour du palais, une hale d’épines se mit à pousser, qui chaque jour devint plus haute et plus touffue. Bientôt, elle cerna complètement le château, jusqu’à ce qu’on n’en vît plus rien, même pas le drapeau sur le toit.
Dans le pays, la légende de la Belle au Bois Dormant – c’est ainsi que fut nommée la fille du roi, – se répandait. “

Le maitre de potion se tut à nouveau et avisa de l’heure qu’il était. La plupart des élèves avaient du manger et repartir. Alors il referme le livre doucement, expliquant qu’il était l’heure du repas.

- chapitre 2 -

Le silence c’était fait dans la grande salle à moitié vide. Un silence terrible. Chacun s’était retourné vers Severus et la fillette qu’il tirait par la main à sa suite. Tout le monde sembla fixer le visage couvert de larme de l’enfant. Certains se levèrent, indignés et près à intervenir mais en se tournant vers Dumbledore, ils purent voir le sourire s’étendre sur son visage. Alors ils se ravisent, ils hésitent.

Severus lui n’hésite pas, il tient aussi fermement que délicatement la main de sa fille dans la sienne. La petite pleure sans discontinuer avec des sanglots silencieux, ses épaules tremblent et ses jambes semblent bien faible. Elle se retrouve assise entre le professeur McGonagall et le professeur Snape. Ainsi encadrée, elle ne bouge plus mais lorsque la nourriture apparait face à elle, il n’y a plus d’hésitation. Elle se jette dessus, dévore, déchire la chair de la viande qui se tient là, sous les regards choqués de certains professeurs. Severus ne la reprend pas, il faut d’abord qu’elle comprenne qu’elle ne risque rien, que la nourriture lui appartient. Il mange calmement tout en lancant des regards meurtriers aux élèves qui les observent un peu trop. Maintenant, ils savent pourquoi leur professeur était absent. Ou plutôt …. disons qu’ils ont toute les pièces, ils sont juste incapable de les assembler dans le bon sens. Ils ne comprendront pas.

L’enfant tends la main et laisse ses doigts tremper dans l’eau quelques secondes avant de renverser le verre. L’eau se répends jusqu’à l’assiette du professeur de métamorphose qui sèche la table d’un coup de baguette. Severus se tends brutallement, il sait que le mal est déjà fait, il est trop tard. La fillette voit le baton et se jette en arrière en dévoillant ses dents. Severus l’attrape au vol et la serre contre lui.

“Doucement, doucement. Ca va. Le professeur McGonagall ne te fera rien. Voilà. Minerva, s’il-vous-plait, ranger votre baguette.”

Le professeur leva délicatement les mains et montra bien à l’enfant qu’elle rangeait sa baguette.

“Je suis désolée, Severus. Avez-vous besoin d’aide ?
- Non, ca va aller.”

L’enfant est de nouveau immobile, stressée, inquiète. Sans vraiment s’en rendre compte, elle se colle davantage dans les bras de cet adulte qu’elle connait tout en jetant un regard assassin à la femme.

Severus détourne son attention en lui proposant un verre d’eau, plein cette fois ci. Elle sursaute mais finit par boire. Doucement, ils parviennent à terminer ce repas sans plus d’incident.

Au moment même où il allait partir, Madame Trelawney s’approcha d’eux et se baissa au niveau du visage barbouillé de la toute petite.

“Bonjour, ma chérie. Dis-moi, comment tu t’appelles ? Tu es perdue ?”

Severus se tendit devant la femme, il transpirait le dégoût et la colère. Elle l’observait du coin de l’oeil. Elle, comme tout les étudiants, avait sauté à des fausses conclusions semblait-il. Que croyait-elle ? Qu’il avait kidnappé l’enfant ?! Qu’elle s’était malencontreusement perdue dans le chateau par hasard ? Sans attendre, il se placa entre cette vieille folle et sa fille et lacha d’une voix assassine :

“Je vous prierai de ne pas importuner ma fille, Sybille.”

Et sans attendre de réponse, il partit.

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La vérité c’est que s’il n’avait pas répondu à toute les questions de Sybille, c’est parce que certaine n’avait pas de réponse. Sa fille avait été retiré d’une famille horrible qui n’avaient pas prit la peine de la nommer. Son enfant n’avait pas de prénom. C’est comme si depuis tout ce temps on lui refusait toujours son identitiée propre.

La nommer serait une étape importante, il essaierait de s’en occuper dès le lendemain, mais pour ce soir, il devait uniquement la faire se coucher. Demain… Demain il devrait assurer deux cours, s’occuper de sa fille et décider d’un prénom. Une grosse journée en perceptive !

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Elle s’était de nouveau retrouvé sur ce lit de couleur vert pomme, sur un énorme coussin assorti. Elle commencait visiblement à s’habituer à l’adulte puisqu’elle ne resta pas figé aussi longtemps qu’il y  a quelques heures à peine. Elle toucha immédiatemement le dragon, le carressa du bout des doigts avec la même expression mi-inquiète, mi-émerveillé.

“Pour ce soir, on va alléger un petit peu le rituel du couché. On m’a expliqué que c’était très dur pour toi, alors on va y aller progressivement, mais il faut que tu te mettes en pyjama.”

Severus alla jusqu’à une commode situé au fond de la pièce, à côté du penderie et sortit une chemise de nuit qui serait bien plus simple à enfiler ainsi qu’une couche.

Il déboutonna rapidement l’uniforme de l’orphelinat que sa fille portait encore et parvient sans trop de difficulté à le lui retirer. L’enfant laissa même éclater un petit cri joyeux en ne se sentant plus enserré dans le tissu. Elle avait bien du mal à s’habituer aux vêtements, alors en voyant un nouveau bout de tissu venir la recouvrir elle se débattit mollement et poussant des grognements de frustrations. Pourtant elle devait bien avoué que la chemise de nuit était large, douce et confortable. Les cris furent plus grand au moment d’enfiler la couche, qui elle n’avait rien de doux, large ou confortable. Elle montra largement son désaccord, provoquant un petit rire chez l’adulte.

“Et bien, je suis heureux de voir que l’on peut communiquer mais tu as un sacré caractère ! Allez viens, je vais te lire un autre bout de l’histoire pour t’endormir, on s’occupera du reste demain.”

Bien sur la petite ne répondit pas mais son immense baillement le fit pour elle. Elle se laissa aller sur le coussin pendant que l’homme reprenait l’histoire.

“Dans le pays, la légende de la Belle au Bois Dormant – c’est ainsi que fut nommée la fille du roi, – se répandait. De temps en temps, des fils de roi s’approchaient du château et tentaient d’y pénétrer à travers l’épaisse muraille d’épines. Mais ils n’y parvenaient pas. Les épines se tenaient entre elles, comme par des mains. Les jeunes princes y restaient accrochés, sans pouvoir se détacher et mouraient là, d’une mort cruelle.
Au bout de longues, longues années, le fils d’un roi passa par le pays. Un vieillard lui raconta l’histoire de la haie d’épines. Derrière elle, il devait y avoir un château dans lequel dormait, depuis cent ans, la merveilleuse fille d’un roi, appelée la Belle au Bois Dormant. Avec elle, dormaient le roi, la reine et toute la Cour. Le vieil homme avait aussi appris de son grand-père que de nombreux princes étaient déjà venus qui avaient tenté de forcer la hale d’épines ; mais ils y étaient restés accrochés et y étaient morts d’une triste mort. Le jeune homme dit alors :
- Je n’ai peur de rien, je vais y aller. Je veux voir la Belle au Bois Dormant.
Le bon vieillard voulut l’en empêcher, mais il eut beau faire, le prince ne l’écouta pas.
Or, les cent années étaient justement écoulées et le jour était venu où la Belle au Bois Dormant devait se réveiller. Lorsque le fils du roi s’approcha de la haie d’épines, il vit de magnifiques fleurs qui s’écartaient d’elles-mêmes sur son passage et lui laissaient le chemin. Derrière lui, elles reformaient une haie. Dans le château, il vit les chevaux et les chiens de chasse tachetés qui dormaient. Sur le toit, les pigeons se tenaient la tête sous l’aile. Et lorsqu’il pénétra dans le palais, il vit les mouches qui dormaient contre les murs. Le cuisinier, dans la cuisine, avait encore la main levée comme s’il voulait attraper le marmiton et la bonne était assise devant une poule noire qu’elle allait plumer. En haut, sur les marches du trône, le roi et la reine étaient endormis. Le prince poursuivit son chemin et le silence était si profond qu’il entendait son propre souffle. Enfin, il arriva à la tour et poussa la porte de la petite chambre où dormait la Belle.
Elle était là, si jolie qu’il ne put en détourner le regard. Il se pencha sur elle et lui donna un baiser. Alors, la Belle au Bois Dormant s’éveilla, ouvrit les yeux et le regarda en souriant. “

Ce coup ci, il avait réussit, l’enfant l’écoutait. Elle ne devait pas distinguer les mots mais si elle arrivait à se concentrer un peu, elle le ferait bientôt ! Toute fois, un ultime baillement lui rappella que le sommeil la gagnait alors il se hâta de reprendre, et de terminer :

“Ils sortirent tous deux et le roi s’éveilla à son tour, et la reine, et toute la Cour. Et tout le monde se regardait avec de grand yeux. Dans les écuries, les chevaux se dressaient sur leurs pattes et s’ébrouaient les chiens de chasse bondirent en remuant la queue. Sur le toit, les pigeons sortirent la tête de sous leurs ailes, regardèrent autour d’eux et s’envolèrent vers la campagne. Les mouches, sur les murs, reprirent leur mouvement ; dans la cuisine, le feu s’alluma, flamba et cuisit le repas. Le rôti se remit à rissoler ; le cuisinier donna une gifle au marmiton, si fort que celui-ci en cria, et la bonne acheva de plumer la poule.
Le mariage du prince et de la Belle au Bois Dormant fut célébré avec un faste exceptionnel. Et ils vécurent heureux jusqu’à leur mort.”

- chapitre 3 -

Severus observait son emploi du temps avec frustration. Il n’avait pas énormément de cours par semaine. Il recevait chaque années en cours mixte de deux maisons, ce qui revenait à 14 cours de 2 heures. Ceux à quoi s’ajoutaient les heures de colle et les corrections des devoirs qui ne seraient pas particulièrement problématique vis-à-vis de sa fille.

Il pourrait demander à étaler les heures pour n’avoir “que” quatre heures par jour ou bien au contraire, le compresser sur deux journées. Dans tout les cas le problème restait entier puisque l’enfant était trop jeune pour rester attablé devant un bureau plus de 5 minutes.

Il pourrait la confier à un membre de l’équipe professoral ou même à un elfe de maison mais cela ne lui plaisait pas du tout. Vraiment pas du tout. L’enfant avait mit trois jours, à temps complets, avant de tolérer vaguement son contact. Ce qui lui avait parut affreusement long même si la directrice lui avait dit et redit que ca avait été très court finalement et qu’il avait été chanceux qu’elle l’accepte aussi facilement.

Il ne pouvait pas demander à une autre personne de fournir autant d’effort ! Non, il avait voulu sa fille, il voulait l’assumer jusqu’au bout !

Au petit matin, il la réveilla. Elle sursauta brutallement et observa son nouvel univers complètement choquée. Comme si elle venait de se réveiller en milieu hostile ou qu’elle venait de retourner dans un rêve qui n’aurait pas du exister. Elle le regarda longtemps également.

“Bonjour. Tout va bien. Ce matin nous allons te faire prendre un bain, t’habiller puis on ira prendre un petit déjeuné dans la Grande Salle. Tu te souviens de la Grande Salle ? On y est allé hier soir. Ce matin j’ai un cours avec les Gryffondor et les Serpentard. Un duo explosif pour les chaudrons et corrosifs pour mes nerfs. Es-ce que tu veux bien venir avec moi ?”

Le mieux après tout, était peut-être d’essayer ! Tout en continuant un babillage qui lui semblait inutile, bien qu’il sache consciemment le contraire, il parvient à faire se lever l’enfant et à l’ammener dans la salle d’eau. Elle semble comprendre ce qui l’attends mais pas particulièrement l’apprécier. Elle garde des épaules basses, voutées, les jambes tendues comme prête à la fuite. Pourtant elle resta immobile, se laissant manipuler. Prenait-elle confiance en lui ou était-ce le calme avant la tempête ?

Dix minutes plutard, Severus était couvert d’eau et de savon. La salle de bain avait subie un raz-de-marée et l’enfant était d’une propreté toute approximative.

Il avait sa réponse. Le calme avant le tsunami.

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“Eh bien Severus, vous m’avez l’air fatigué. Es-ce que cela va ?”

Le professeur Snape jeta un regard noir à Minerva pour toute réponse. Celle-ci se pencha vers la fillette et elle observa la petite robe qu’elle portait. Une petite robe qui lui arrivé en dessous du genoux, grise et noir rayée, avec des manches longues et une petite capuche. Elle portait également des collants blancs et deux petits souliers noirs.

Elle était absolument adorable et très bien mise. On aurait pas cru que c’était ce petit ange qui causait autant de problème !

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Il ne put s’empêcher de se sentir satisfait lorsqu’il vit que sa fille le suivait à présent sans larmes. Bien sur, à chaque fois qu’elle ne reconnaissait pas un chemin, elle s’inquiétait. C’est une enfant intelligente, elle comprend vite mais on ne peut lui reprochait ses craintes, ses angoisses ou sa méfiance.

Ils arrivèrent enfin devant sa salle.

“Voici l’endroit où je fais cours aux élèves. Tu vois, chaque élève se place devant un chaudron et essaie de faire une potion correcte…. ou plutôt de ne pas s’attirer mon courrou je suppose.”

Il ne pensait pas en dire davantage mais l’enfant avait laché sa main pour s’approcher des chaudrons. C’est la première fois qu’elle exprimait aussi rapidement et aussi sincèrement de la curiosité, alors il continua.

“Lors du premier cours de l’année … J’ai l’habitude de dire à mes élèves… Vous êtes ici pour apprendre la science subtile et l’art rigoureux de la préparation des potions [...] je m’attends donc à ce que vous ne compreniez pas grand-chose à la beauté d’un chaudron qui bouillonne doucement en laissant échapper des volutes scintillantes, ni à la délicatesse d’un liquide qui s’insinue dans les veines d’un homme pour ensorceler peu à peu son esprit et lui emprisonner les sens… Je pourrais vous apprendre à mettre la gloire en bouteille, distiller la grandeur, et même à enfermer la mort dans un flacon si vous étiez autre chose qu’une de ces bandes de cornichons à qui je dispense habituellement mes cours.”

Il laissa passer un temps de silence durant lequel elle carressa un chaudron, un sourrire émerveillé planté sur le visage. Il avait dit à chaque élève rentrant dans sa classe qu’ils ne comprendraient jamais la beauté d’un chaudron et s’était si vrai qu’il restait étonné de la voir ainsi. Pourquoi ? Comment ? Qu’es-ce qui créé ce sourrire sur ses lèvres ? Ce bonheur ?

“Ils te plaisent ?”

Elle quitta le chaudron qu’elle observait, pour s’approchait d’un autre, stocké au fond de la salle. C’était un chaudron qu’il utilisait très rarement, uniquement lors de démonstration particulière, qu’il réservait à ses meilleures classes. Elle sembla encore plus émerveillée bien que Severus sache qu’elle ne pouvait pas connaitre la valeur, la qualité ou même les productions d’un tel chaudron !

“Oui, ca a l’air de te plaire… Peut-être pourrais-je te laisser devant une potion ?”

Il ne restait plus qu’une trentaine de minutes avant l’arrivée des élèves, c’était le moment où jamais de prendre une décision. Il entra dans la réserve et en sortit un chaudron supplémentaire. Un modèle neuf et bien particulier. Un modèle qu’il avait acheté il y a un peu plus de deux ans déjà… Un chaudron pour enfant, avec de nombreuses sécurités permettant d’éviter explosion, brulure, corrosion… Parfois il avait envie d’en équiper toute sa classe !

Il installa la paillasse juste à côté de son bureau, sous le regard concentré de sa fille. Il sortit les ingrédients pour le cours du jour, puis, il s’agenouilla devant sa fille.

“Je sais que tu ne comprends pas tout ce que je te dis, mais tu es une petite fille très intelligente. Essaie juste de refaire mes gestes.”

Il commenca par écraser le crochet d’un serpent de lui-même, puis il prit les mains frêles dans les siennes et lui fit faire les mouvements. Au bout de quelques répétitions, il put lui lâcher les mains. Elle avait comprit et ca avait l’air de l’enchanter. Rester à voir comment elle réagirait face aux autres étudiants et face au changement de comportement de l’adulte !

“Il est l’heure, je vais faire rentrer les étudiants. Tiens, je te laisse réduire en poudre ces crochets ?”

La fillette lui fit l’un de ses tout premiers sourires en saisissant des crochets qu’elle déposa dans le pillon joyeusement. Ce premier moment de grande complicité arracha un sourrire à la terreur des cachots avant qu’il n’aille ouvrir la porte à ses élèves. A peine la porte ouverte, qu’à la façon de la boite de pandore, les élèves se précipitèrent en chahutant à l’intérieur. Au bout de quelques secondes, il y eut pourtant un long silence choqué. Ils avaient vu sa fille.

Un simple mouvement de sa part brisa ce calme soudain. Un brouhaha de murmure s’éleva jusqu’à ce que le professeur Snape n’intervienne pour de bon.

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Cicatrices

octobre 7, 2011

Cicatrices

 

-Prologue-

Esmée recule, inquiète en tendant le bras devant Rosalie. L’instinct maternel reprend le dessus et elle retient un feulement, il ne faut pas montrer de signe d’attaque. Rosalie recule et détourne le regard vers Emmet. Alice ne bouge pas, elle savait à quoi s’attendre… Et Edward, Edward sonde les pensées de l’inconnu.

Carlisle a posé une main apaisante sur l’épaule de “sa fille”.

Carlisle : Nous sommes le clan Cullen. Nous venons en paix.
Edward : N’attaque pas ! Nous avons ta compagne parmi nous.

Le vampire feula devant le télépathe, en colère qu’il ait fouillé ses pensées. Bella s’avanca, incertaine. Devant elle, il y a son compagnon. Son âme-soeur, celui qu’elle cherche depuis près de 108 ans. Elle avait imaginé de très nombreuses fois cette rencontre.

Elle avait imaginé un beau vampire, qui la cherchait depuis des décennies. Un homme attentionné qui la prendrai dans ses bras et lui ferai revisiter le monde. Elle s’était vu princesse. Oubliant l’idylle parfaite, elle avait imaginé un homme secret, distant qui se blottirait contre elle, qui la verait comme un soleil. Elle s’était vu l’encourager, l’accompagner tranquillement au travers de l’immortalité.

Elle s’était toujours vu heureuse. L’âme soeur, l’amour, c’est le bonheur. Elle y avait cru. Réellement. Ca avait été dur … après Edward, mais elle s’était raccroché à son rêve du prince charmant.

Aujourd’hui, elle l’avait enfin trouvé. Il ne la cherchait pas. Il n’était pas un prince charmant, plus de la moitié du clan n’était même pas capable de soutenir sa vue. Pire, il venait de se tourner vers elle en feulant alors qu’Alice hurlait :

“Bella, il va te tuer !!!!!!!!”

Non, ce n’était définitivement pas ce dont elle avait rêvé. Souplement, elle se projetta en l’air, évitant le premier assaut alors que le reste du clan tentait de se saisir de lui. Le vampire glissait entre leurs bras et leurs crocs, son regard plantait dans sa compagne, près à la saisir et à lui arrachait les membres. Une vague de déception, de crainte et d’incompréhnesion s’abatit sur les Cullens, rendant leurs mouvements plus mous jusqu’à ce que Bella comprenne que c’était lui qui leurs faisaient ca et qu’elle étende son bouclier à tout le clan.

Peut-être fut-il surpris de ne pas les voir céder à leurs émotions ? Peut-être commit-il une maladresse ?

Emmet immobilise l’un de ses bras, immédiatement, Alice et Carlisle attrappe le second. Alice saute sur le dos de l’homme et saisit sa tête, prête à le décapiter.

“NON ! Alice, il est son âme soeur. C’est à elle de décider.”

Bella s’était figée dans l’arbre le plus proche, en position de fuite, servant clairement d’appat. Elle ne se sent pas capable de prendre une telle décision. C’est son compagnon d’éternité. C’est son âme soeur. S’il meurt, il n’y aura plus personne pour elle. Plus d’espoir, jamais. Elle en mourrait, elle en était sur. De sa propre main en se précipitant dans un quelconque volcan ou de la main d’autres en insultant les vieilles familles. Non, elle n’y survivrait pas.

“Je m’appelle Bella…
- Je te tuerai. Je te traquerai et je te tuerai.
- Tu tuerais ton âme soeur ?
- Oui.
- Tu n’es toujours pas le prince charmant de mes rêves mais au moins t’es honnête, ca aurait pu être pire. Nous allons en Alaska, tu peux nous suivre si tu veux me tuer. Tout ce que je demande c’est que tu ne touches pas à ma famille.”

Bella se détourna et fuit. La famille la suit rapidement, le vampire est dur à semer, mais il ne semble pas mener une chasse active. Juste les suivre.

*****

Cela faisait maintenant un mois. Un mois que les Cullen étaient confortablement installé au coeur de l’Alaska. Ils vivaient assez paisiblement malgré tout, malgré lui. Le vampire avait suivit Bella, seulement il ne s’approchait pas. Il restait à bonne distance et les observait. Etait-il curieux ? Ou préparait-il un plan d’attaque pour tuer Bella au plus vite ?

Durant ses années humaines, Bella avait cru au grand amour comme l’on croit à un conte de fée, en se disant qu’il s’agissait là d’une utopie et qu’elle n’était donc pas réalisable. Oui, elle le croyait, elle le voulait mais n’osait l’espérer. Ou pas pour elle en tout cas. Lorsqu’Edward avait planté ses dents dans son poignet, que le venin était rentré dans son corps et que les vagues de laves lui avait léchés les reins, elle commençait à le croire mais bien vite, à son réveil, ils avaient sut.

Edward n’était pas son compagnon d’éternité.
Un autre vampire avait cette place. Un seul et unique vampire.

Un vampire qui préférait la tuer et se condamnait à une vie d’errance et de solitude plutôt que de lui laisser sa chance. Son coeur mort la faisait souffrir. Elle avait envie de pleurer. Elle murmura : “J’aurai voulu avoir une chance de te plaire…” alors que des mains froides se posaient sur son cou, prêtent à la décapiter.

-Chapitre 1-

Le vampire se figea. La peau douce de sa compagne était douce sous ses doigts. Sa voix lui semblait merveilleuse… Elle était ravissante. Des vagues de tristesse s’échappaient d’elle avec une pointe de regret mais également de l’acceptation. Elle comprenait sans doute, mais il ne put s’empêcher de lui expliquer :

“Tu ne peux pas passer l’éternité avec un monstre.
- Tu n’es pas encore un monstre.”

Visiblement, non, elle ne comprenait pas. Son corps, son visage… Aucun vampire n’était capable de soutenir réellement son regard, sans exprimé du dégout. Il avait beau porter des pulls aux cols roulés toujours plus haut et ne dévoiler que son visage et ses mains… L’impression et le recul ne changeait pas. Comme cette merveilleuse créature aurait-elle put supporter la vie à ses côtés ? Lui-même ne se sentait pas capable de supporter la vie en ressentant toujours se dégout profond. Mais n’aurait-il pas été cruel de la laisser vivre, errer dans un monde d’éternité, se sachant seule à jamais ? La perte d’un compagnon est le pire des malheurs pour un vampire. Une vie de solitude et de douleur à laquel il aspirait.

“Pourrais-je te demander une faveur ?
- …
- Je voudrai connaitre ton nom.
- Major Jasper Whitlock.
- Jasper…”

Le vampire ressentit une vague de plaisir lorsque son nom roula entre les lèvres de la vampire. Il ne sut identifier si elle venait d’elle … ou de lui. Il en resta statifié un instant et l’instant suivant, le cou fin de sa compagne avait quitté ses doigts, elle s’était échappée.

“Tu devrais nous laisser une chance.”

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Criminelle

octobre 7, 2011

Hello,

ceci n’est pas à proprement parler une fanfiction, c’est plus une ébauche, une idée.

 

Criminelle

Alice est une jeune femme amnésique, à l’âge de 17 ans elle a assassiné de sang froid toute une famille et depuis elle ne parvient pas à garder le moindre souvenir de sa vie. Son passé, elle s’en rappelle, son présent lui est inconnu. Elle en ai resté au moment où elle les a tué.

Elle a avoué ses crimes et a été condamné à la prison à vie. Malheureusement, son état pose trop de problèmes. Elle est transferé en hopital sécurisé.

Un professeur et ami des Cullen qui leurs a confié Edward, à l’âge de 12 ans, alors qu’il était orphelin. Le professeur travaille auprès d’Alice, la jeune femme meurt à petit feu, les soins prodigués par l’hopital ne suffisent pas.

Il cherche le moyen d’améliorer ses conditions de vies tout en intégrant le problème de son amnésie et les crises de violences dont elle fait régulièrement preuve. Malheureusement, comme elle n’est pas capable d’apprendre, tout les programmes qu’il m’est en place ne fonctionnent pas.

Carlisle entend parler de cette patiente et il est intrigué. Il se demande si en parvenant à la guérir temporairement, il pourrait fixer la guérison en la transformant. L’idée est bien entendu purement théorique, elle est suffisament dangereuse sous forme humaine pour ne pas la faire muter.

Durant ce temps, Alice réussit à tuer son infermier. Elle est mise en isolement.

Carlisle estime qu’ils pourraient offrir une chance à d’autres personnes, de véritables innocents mais il accepte de la rencontrer. Jasper l’accompagne dans le but de sonder ses émotions et peut-être de mieux comprendre les émotions qui la traverse lors de ses crises de violences.

Jasper ne ressent que de la terreur et de la panique. Pas de colère, malgré la violence dont elle fait preuve. Il a bien du mal avec elle, entre son sang qui l’attire et ses émotions violentes mais elle l’intrigue. Il demande à Carlisle de la lui confier.

Carlisle parle à son ami, en lui cachant seulement que ce sera son “fils”, Jasper qui s’occupera majoritairement d’elle. Le professeur est heureux de fair les démarches nécessaires mais il demande de gros efforts aux Cullens. Notament la construction d’une chambre sécurisée, qui puisse fermé, ne pas la laisser s’échapper et que rien ne soit dangereux pour elle en cas de crises de colère (sachant qu’elle ne s’écrase pas contre les murs).

Alice est transportée à bord d’une ambulance sécurisé, elle est légèrement sédatée. Carlisle l’emmène dans sa chambre. Sur la porte, Esmé a fait fixé un tableau où l’on voit écrit : chambre d’Alice. A l’intérieur de la pièce, il y a un gros fauteuil, une baie vitrée (incassable pour une humaine) et un lit. Pas d’accès à une pièce d’eau comme ils l’auraient souhaité.

Alice ouvre les yeux, deux hommes l’observent.

“Bonjour. Euh… On se connait ?
- Non. Je suis le docteur Cullen mais vous pouvez m’appeller Carlisle. Et voici mon fils, Jasper, qui va s’occuper de vous.
- S’occuper de moi ? Mais pourquoi ?
-…”

Un instant de silence se forme, bien vite perturbée par l’entré d’Esmé, venu apporter un raffraichissement à la jeune femme. Alice sursaute, fronce de sourcil tout en prenant le verre qui lui ai tendu.

“Bonjour. Euh… On se connait ?
- …
- Qu’es-ce que je fais ici ?
- Alice, calmez-vous. Je suis le Docteur Cullen. Je vais vous demander de vous concentrer uniquement sur moi. Uniquement sur moi. Regardez-moi. Je vous ai apporté un cahier avec un stylo, je veux que vous écriviez une phrase pour moi d’accord.
- D’acc… d’accord.
- “Je souffre d’amnésie de fixation. Je ne forme plus de nouveau souvenir.”.

Alice écrivit les mots avant de sombrer en sanglot, comprennant ce qui lui arrivait. Jasper lanca un regard sévère à son “père” qui lui répondit qu’il fallait qu’elle commence à vivre par elle même avant de les laisser tout les deux.

Jasper tenta de reprendre.

“Alice ? Il faudra que vous écriviez d’autres choses s’il vous plait. Peut-être pourriez-vous noter l’endroit où nous sommes et les différentes personnes qui habitent ici, qu’en dites-vous ?
- Excusez-moi, nous nous connaissons ?”

Jasper insuffla autant de confiance qu’il le put dans cette pièce avant de répondre :

“Oui, Alice, nous nous connaissons. Es-ce que vous voulez bien écrire mon nom dans votre cahier ? Ainsi nous ne nous oublierons pas. Je m’appelle Jasper Whitlock.
- Vous ne portez pas le même nom que votre père ?
- Vous vous rappellez de mon père ?
- Le devrai-je ? Je ne crois pas l’avoir rencontré ?”

Elle posa les yeux sur son cahier avant de s’exclamer.

“Je l’ai oublié ? Je l’ai oublié !? Oh mon Dieu ! J’oublie tout.”

Elle fouilla de toute ses forces sa mémoire mais le premier évènement qu’elle trouva fut elle, l’arme à la main, entrain de faire feu sur sa famille. Les tuant l’un après l’autre à bout portant. La terreur la prend, difficilement calmé par Jasper qui soudain s’exclame :

“Eh !”

Alice sursaute, les émotions se tassent et elle murmure :

“- Excusez-moi, nous nous connaissons ?
- Oui, votre carnet Alice. Ecrivez mon nom. Jasper Whitlock. Ecrivez ce que vous pensez de moi, ce que l’on dit, ainsi vous ne l’oublierez pas d’accord ?
- D’acc… D’accord.”

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