
Gynarchie vampirique
mai 26, 2011-Prologue-
“Bella ! Alice ! Il est l’heure mes chéries.”
Esmée dit ça d’une voix douce et chaleureuse mais ses yeux glacés fixaient Alice, comme si elle était prête à passer à l’attaque dans la seconde. Une colère froide terrible émaner d’elle. Esmée était si calme et si douce en temps normal que ca faisait froid dans le dos !
Mais les deux jeunes femmes ne semblèrent pas y préter attention. Elle avancèrent jusqu’aux esclaves entièrement nus qui étaient enchainés là. Alice avait le regard pétillant et c’est en sautillant qu’elle se déplacait entre eux. Soudain, elle s’arrêta, faisant face à un vampire mâle, visiblement plus agé qu’elle, rendu fou par ses liens. Il hurle, force sur ses chaines, feule, menace… Alice reste devant lui, à sourire et d’une voix malicieuse elle lanca :
“Rosalie, puis-je t’emprunter Emmet quelques instants ?”
Rosalie qui s’était jusque là tenue dans l’ombre eut un petit sourire alors qu’elle poussait du pied son esclave en direction de sa soeur. Aquiescant silencieusement à sa demande. Emmet était un esclave fort et fier mais terriblement amoureux et soumis à sa maitresse. Rosalie n’avait d’ailleurs qu’un seul esclave et le lien qui les unis serait éternel !
Le soumis se leva, quittant les pieds de Rosalie, et s’approcha sans crainte du vampire rebelle. Alice n’eut à faire qu’un seul mouvement de main pour qu’il comprenne l’ordre… Certaine maitresse décidaient d’en passer par là parfois, il n’avait pas à juger cela bien qu’il détestait l’ordre donné. Il leva le poing et frappa encore et encore l’homme enchainé. Il brisa ses reins, ses jambes, acheva ses chevilles à coup de pied puis en remontant il lui broya la clavicule et lui meurtrit le reste du corps. Une fois fait, le vampire pendait misérablement à ses liens, incapable de tenir encore debout. Hurlant, couinant, suppliant.
Alice glisse ses doigts dans les cheveux blonds et observe son regard profond de prédateur. Ce sera un esclave magnifique, elle n’en doute pas une seule seconde ! Elle se retourne vers Bella pour voir si son amie à fait son choix. Mais Bella passait toujours entre les esclaves visiblement contrariée, aucun ne parvenait à trouver ses faveurs.
“Dis … ce blond que tu t’amusais tant à torturer, l’an passé… Qu’est-il devenu ?”
La voyante la regarda interloqué à présent et lui répondit qu’il était toujours en sa possession. Elle s’était lassée de lui.
“Si tu le veux, je te le donne mais il est devenu complètement fou. Je voulais l’abattre.
- Ne gachons pas. Je serai ravie de voir ce que je peux en tirer.”
Bella se posta finalement devant l’un des esclaves les plus soumis. Regard bas, torturé, épaule courbé, honteux, attendant les ordres, tout entier à l’écoute de sa maitresse. Oui, c’est exactement l’esclave qui lui fallait pour s’occuper du blondinet d’Alice.
“Parfait !”
Esmée les avait observée, heureuse et les avait félicité pour nos choix. Dans la minute qui suivit Alice libéra son esclave blessé qui tomba durement au sol. Sans plus s’en formaliser elle le traina au sol jusqu’à sa chambre rose. Juste avant les escaliers elle indiqua tout de même d’aller au troisième sous-sol, dans le cachot 18. L’esclave était enfermé là-bas. Elle cru bon de préciser également avant de partir :
“Il est complètement dingue. N’y va pas seule !”
Accompagnée de Rosalie qui était bien curieuse de voir l’esclave cassé d’Alice, d’Emmet et son nouveau soumis, Bella s’engagea dans le troisième sous-sol. Si dans les étages supérieurs on pouvait encore entendre de temps à autre des plaintes et des gémissements, ici tout n’était que silence. L’air transpirait d’angoisse et ce n’est que grâce à son ouïe vampirique que Bella parvenait à entendre les quelques signes de vie. Ces cellules n’étaient pas vide.
16… 17… 18.. Une petite porte usée par le temps, une serrure immense en comparaison de la porte et la clef dessus. L’intérêt étant d’empêcher les esclaves de sortir et pas les maitres de rentrer !
Le soumis de Bella se posta vaguement sur la droite alors qu’Emmet prenait la position gauche, près à intervenir pour aider leurs maitresses. Ces femmes ne sont pas là pour se salir les mains lorsqu’un esclave peut le faire ! Mais à l’ouverture de la porte, rien ne surgit, le monstre ne sortit pas de sa boite. Seul un corps mort tomba au sol devant les pieds de Bella qui haussa d’un sourcil, étonnée. La cellule ne faisait que 50 centimètres de l’un pour une soixantaine de large, autrement dit, c’était une espèce de cerceuil debout qui n’offrait rien de plus que l’espace vital, et encore …
Au pieds de Bella, l’esclave gémit doucement. Il n’avait plus que la peau et les os, signe d’une grande famine. Sans doute n’avait-il pas été nourrit de l’année. Pas nourrit depuis qu’Alice avait jugé qu’il ne présentait plus d’intérêt pour elle. Peut-être depuis plus longtemps …
La jeune vampire s’agenouille devant le corps blessé, elle passe ses doigts froid comme de la glace contre les cheveux blonds dévoillant ainsi un visage sale…
“Bonjour, Jasper… Tu m’appartiens désormais. Les règles sont simples : tu m’obéis, je te nourris.”
Seul un râle s’échappe de la gorge du condamné. Obéir… Il avait résisté à Alice pendant si longtemps, la punition avait été cruelle. Ce n’était plus un esprit rebelle qui l’empêchait aujourd’hui de se soumettre… C’était son manque de force, son esprit tout entier dirigé par la soif, sa crainte des femmes qu’Alice lui avait donné coups après coups, sa claustrophobie qu’il avait acquise au bout d’un an d’enfermement dans ce cercueil….
Esmée s’approcha de Bella et posa une main douce sur son épaule.
“Tu es allée chercher Jasper alors ?
- Oui… je l’ai installé dans un cachot du premier sous-sol.
- Bien, bien c’est très bien. Tu sais … Je n’aurais jamais du laisser faire Alice.
- Que veux-tu me dire Esmée ?
- Alice est … une dominatrice qui aime la souffrance plus que la soumission. Elle est cruelle et absolument pas adapté à un soumis tel que lui. Nous avons décidé de lui imposer certains vampires rebelles qui doivent payer leurs erreurs. Ca évitera la casse pour rien.”
Les deux femmes se taisèrent un instant, réfléchissant.
“Je ne sais pas comment faire avec lui.
- Il est arrivé affamé et incapable de se sevrer de sang humain. Alice a choisit de le sevrer totalement, ce qui aurait pu être une solution quoique violente si elle avait rétablit un régime animale en parallèle. Aujourd’hui il est affamé et persuadé qu’il va subir de la privation.
- J’ai prévu de le nourir à la récompense, pour qu’il apprenne à me faire confiance tout en retrouvant une alimentation normale. Je ne pense pas lui laisser la possibilité de gérer sa nourriture seul.
- Il a besoin d’attention et de droit, pas seulement de limite.
- J’ai aussi cet Edward dont je dois m’occuper. Je ne peux pas juste l’utiliser pour domestiquer Jasper…”
Toute deux soupirèrent en coeur.
Les femmes étaient parties, la menace de la souffrance directe s’envolant enfin tout comme une part de sa terreur. Il ne restait plus que la soif, horrible et brulante, et cette porte qui venait de se refermer sur lui. Il observa la cellule un instant, il avait la place d’être assis. En faites, il avait même la place de se coucher de tout son long ! Mais il craignait qu’elles reviennent, alors il restait replier sur son ventre dans un angle. Il leva la tête, lentement et pu constater que même le plafond était haut ! Il n’avait pas quitté un cercueil debout pour un cercueil couché… En faites, cette cellule pourrait même être confortable s’il osait prendre ses aises.
Il n’avait pas encore osé bouger lorsque la porte s’ouvrit en grincant, laissant pénétrer une vague lueur orangée venant du couloir. Bien sur, la vision vampirique, permet de voir dans la nuit mais au bout d’une année de nuit intense, la lumière était salutaire. Néanmoins, cette lumière signifiait également qu’il avait de la visite. Il se blottit davantage dans son coin.
Edward frémit en passant l’ouverture, il avait toujours crains les cachots comme tout les esclaves. Etre enfermé pour une durée non déterminé tout en ayant peur d’être abandonné par sa maitresse, il n’y a rien de plus stressant. Surtout quand la dites maitresse ne semble pas vous portez le moindre signe d’intérêt, mais heureusement, Bella le suivait de près. Elle glissa même sa main le long de son bras en signe de réconfort.
“Edward, voici Jasper. Jasper, Edward.”
Jasper trembla un peu plus violement. Alice aimait parfois jouer avec plusieurs esclaves. Il avait été plusieurs fois était passé à tabac par d’autres mâles de son espèce. Peut-être que sa nouvelle maitresse aimait aussi ce genre de torture ? Heureusement, elle ne venait pas accompagné d’Emmet. Ce géant était si fort qu’il pouvait briser ses membres d’un seul coup ! C’était arrivé quelques fois, mais la maitresse d’Emmet, Rosalie avait refusé qu’il recommence et c’était même disputé avec Alice. Suite à ça il avait échappé à une telle force, mais pas aux coups …
Edward observa l’autre. Il semblait aussi mal en point que la première fois mais bien mieux logé. Jasper ne semblait pas comprendre la chance d’avoir une maitresse qui s’occupait de lui, il aurait donné n’importe quoi pour que Bella lui accorde ne serait-ce que la moitié de cette attention !
Poussant Edward avec délicatesse, Bella finit de les faire rentrer. Ses deux esclaves semblant perdu dans leurs pensées, elle se racla la gorge et attaqua :
“Edward, à genoux. Jasper, met-toi à genoux à côté d’Edward.”
Dans la seconde les genoux d’Edward percutèrent le sol, ses mains se posèrent dessus sagement, la tête basse, il était redevenu la caricature parfaite du soumis. Jasper, lui, était toujours inquiet de la présence d’un autre mâle, mais en même temps … Bella avait dit que s’il obéissait il pourrait être nourri ! Il lutta pour se redresser et se laisser retomber sur ses genoux. Il souffla douloureusement mais il resta là, loin d’Edward, blottit dans l’angle.
“Jasper approche.”
Il trembla un peu plus violemment. Il ne voulait pas approcher de l’autre mais il avait envie de faire confiance à cette maitresse et croire qu’on lui donnerait quelques gouttes de sang pour son obéissance. Il gigota sur place puis, à quatre pattes, il s’avanca doucement mais resta hors de portée de main d’Edward.
“Edward, tu met tes mains dans le dos et pas bouger. Jasper, approche.”
Edward était déjà en position alors que Jasper hésitait encore. La maitresse sortit une bouteille pleine d’un liquide rouge dont la consistance rappelait celle du sang. Jasper fixa la bouteille et avant qu’Edward ne comprenne, l’autre se jeta sur leur maitresse, cherchant à lui arracher la bouteille. Bella s’attendait à la violence de la réaction, elle parvient à garder la bouteille tout en projetant l’esclave contre le mur le plus proche. Heureusement qu’il était faible, d’ici peu il aurait assez de force physique pour devenir très dangereux.
“NON ! Jasper, tu seras nourris si tu obéis ! A genoux à côté d’Edward ! Edward ! PAS BOUGER ! Je ne répèterai pas une fois de plus !”
Le vampire qui s’était relevé pour aider sa maitresse repris immédiatement la position demandé, honteux. Jasper couina doucement, son corps n’était que souffrance mais il rampa, comme il put, jusqu’à l’autre mâle. Il avait maintenant une raison d’espérer être réellement nourris. Il avait espoir. Il se posta alors à une trentaine de centimètres d’Edward.
“C’est bien, Jasper, très bien. A partir de maintenant, vous serez nourris ensemble, sauf si l’un de vous désobéis bien entendu. Pas de grognement, de vol de nourriture et encore moins d’attaque ! Edward, décalle toi, je veux que vous vous touchiez. Voilà, très bien.”
Elle sortit les deux bouteilles et ouvrit la première et l’offrant au blond, sans pour autant la lacher alors que la seconde rejoingnis les mains d’Edward qui but goulument le sang froid. Jasper avait visiblement du mal à accepter le contact avec Edward et toute cette proximité durant le repas, mais il avait enfin le droit de manger ! En retenant mal ses grognements il avala rapidement sa petite portion. Le goût était infame. Vraiment horrible. Du sang animal comprit-il. C’était néanmoins tellement plus que ce que lui avait permit Alice qu’il ne put qu’en être soulagé. Bella avait l’air de vouloir tenir parole !
Sans qu’il ne s’en appercoive vraiment, durant le repas, Bella avait commencé à carresser la tête blonde, jouant avec les mèches sales, l’habituant doucement à ce contact.
Edward les observait, triste au possible, sa maitresse ne jugeait pas son obéissance et sa soumission meilleures que celle du rebelle. Au contraire, elle était plus douce et plus tendre, avec lui. Il nota, vaguement soulagé, que les deux bouteilles contenaient la même quantitée de sang. Elle ne faisait donc pas vraiment de favoritisme n’es-ce pas ? Il avait peur … Peur d’être oublié, peur que Bella le trouve jaloux et le punisse, peur de ne pas être assez bien.
Arrivé au bout de la portion Jasper commença à fuir la main, tournant la tête pour éviter le contact.
“Je reviendrai dans quelques heures. Edward, tu restes ici.”
L’esclave releva vivement la tête, sa maitresse le mettait au cachot ?! Elle le gratifia d’une caresse sommaire dans les cheveux, sans plus d’explication. Edward remua mal à l’aise alors que Jasper avait regagné son angle et commençait à grogner, menaçant.
“Maitresse ?!”
Bella se retourna vers son soumis, il semblait inquiet et mal à l’aise. Mais elle ne lui offrit rien de plus qu’un sourire avec de prononcer durement :
“Jasper ! On ne grogne pas ! Soit sage un petit peu.”
Et la porte se referma, les plongeant dans un noir absolu où résonnaient encore les paroles sèches. Jasper grognait toujours, blottit dans son angle. Edward se calla de son mieux dans l’angle opposé, le plus proche de la porte.
-chapitre 1-
POV Bella
J’avancais rapidement dans les escaliers pour rejoindre le rez-de-chaussé. La détresse d’Edward avait été plus dure à gérer que prévue, néanmoins, si je veux obtenir de bon résultat il faut que je les traite tout les deux sur un pied d’égalité. Pour l’instant, ce sont deux soumis, deux esclaves qui viennent de rentrer en ma possession. Si je commence par faire du favoristime avec Edward parce qu’il est mieux éduqué ou si je commence à passer tout mon temps avec Jasper sans m’occuper d’Edward pour l’éduquer … On ne s’en sortirai jamais !
Notre maison à l’avantage d’être particulièrement grande. Elle a la forme d’une croix qui s’élève sur trois étages et qui compte autant de sous-sol. Le centre de cette architecture est destiné uniquement aux lieux communautaires. Au rez-de-chaussé on trouve un immense salon avec des pans de murs recouvert de livre, il s’agit de notre petite bibliothèque. C’est là que l’on nous ammène les nouveaux esclaves, là qu’on les choisit, là qu’on recoit nos invités… Rien de très personnel au final !
L’aile Sud est réservé à Rosalie, elle adore prendre des bains de soleil tout les matins. Elle y vit seule avec Emmet, je crois qu’elle a fait mettre un petit donjon, une immense salle-de-bain avec jacusi et tout ce qui s’en suit !
L’aile Nord est réservé à Alice et à ses nombreuses esclaves dont elle use et abuse. Je crois qu’à part des hommes enchainés et battu cette aile est surtout un immense dressing ! Malgré ses penchants pour la violence que je ne comprend pas vraiment, j’adore Alice, elle est adorable avec nous, charmante, attentionné, rigolote, attachante. Deux facettes opposés dans un même petit corps !
L’aile Ouest est réservé à Esmée. Esmée n’a qu’un seul soumis à temps pleins, comme Rosalie, mais de nombreux autres hommes passent entre ses mains. Elle s’occupe des dressages urgent et de remettre en état les esclaves les plus mal en point. D’ailleurs, là-dessus, elle peut compter sur son propre esclave, Carlisle, qui est “médecin”. Ce soumis est particulièrement étonnant je trouve, il a beau être toujours près à obéir, soumis à l’extrême, il garde une sérénité folle et il a l’air particulièrement heureux. Ils se sont bien trouvés tout les deux !
L’aile Est m’est réservé, non pas que j’en fasse grand chose ! J’ai fait installé de quoi me détendre, une autre bibliothèque beaucoup plus petite que celle de la maison mais contenant quelques classiques que j’affectionne ainsi qu’une salle toute particulière pour écouter de la musique. L’acouistique y est formidable et je peux parfois y rester enfermer trois jours d’affilé à savourer les mélodies.
C’est d’ailleurs là que je me rendais pour y rejoindre Esmée. Esmée est comme une mère pour nous, à la fois douce et aimante mais aussi froide et dure qu’il faut parfois l’être pour cadrer les choses. Et elle a une passion : la décoration. Ce qui tombait bien puisque ma petite aile allait bientôt accueillir deux nouveaux pensionnaires. Il fallait amménager, décorer, meubler leur chambre.
“Bellissima !
- Esmée, ne m’appelle pas comme ca. S’il-te-plait.”
Mais ma mère adoptive balaya ma réflexion d’un revers de main avant d’enchainer.
“Comment ca s’est passé alors ?
- Mieux que prévu au final. Jasper a du mal à obéir, il est affamé et près à attaquer mais il comprend vite. Avec un peu de patience, ca devrait aller. Le plus gros soucis c’est qu’une fois remis sur pied, il sera bien plus puissant que moi, ou qu’Edward et peut-être même Emmet. J’espère parvenir à le soumettre totalement avant.
- Et Edward ?
- Il ne le prend pas très bien. Je pense qu’il espérait quelqu’un qui le domine tout en le chouchoutant. Il a un certain orgeuil qui n’a rien à faire là.”
On continua à discuter durant une bonne demi-heure sur les méthodes d’éducation qu’il me faudrait employer avec Jasper, puis avec Edward et on revient sur l’alimentation à employer avec Jasper. J’avais dans l’idée que chasser lui ferait du bien, mais je ne pouvais pas le sortir de la maison sans prendre un gros risque qu’il ne s’enfuit.
Puis, enfin, on se mit au travail pour faire la chambre des garçons. Il s’agit d’une pièce assez grande, qui a la particularité de pouvoir résisté à la force brute de n’importe quel vampire. Autrement dit, une fois enfermé dedans, aucun de mes esclaves ne pourraient en sortir seul. Un avantage lorsqu’on a un petit rebelle. Mais après avoir fait vivre pendant si longtemps Jasper dans un minuscule réduit, je voulais qu’il puisse avoir l’impression d’avoir de l’espace et un espace “à lui”. Sur un carnet Esmée fit les premiers croquis.
Suspendu à un mètre cinquante du sol, on allait créer une “corniche”, une mini-mezzanine pour Jasper. Ainsi il dominerait la pièce, pourrait se “cacher” et avoir un véritable espace personnel. Dans le reste de la pièce, on prévu un canapé version “immense”, une table basse, une petite bibliothèque qui se réduirait à un meuble minuscule. Ils n’avaient pas besoin de plus puisque pour le moment il serait totalement vides. Je pourrai jouer à la récompense avec les livres et les distractions ainsi. On ajouta deux commodes, qu’il faudrait remplir de vêtement et une petite cabine de douche.
Les esclaves sont le plus souvent nus, on leur interdit toute pudeur, donc pas de soucis avec une douche commune.
“Pas d’espace personnel pour Edward alors ?
- Non, non, je ne préfère pas. Pas pour l’instant en tout cas. De toute façon, j’ai prévu une énorme récompense pour lui s’il est sage et obéissant. Ca remplacera l’espace perso et ca permettra de montrer à Jasper que quand on obéit tout va mieux.
- Edward va t’en vouloir …
- Edward doit apprendre que les choses ne sont pas acquises d’avance. Il doit apprendre à se soumettre à moi plus qu’à n’importe qu’elle autre et pas seulement lorsque ca l’arrange.
- Tu es dure avec lui … fait attention. Il n’a pas mérité d’être punit pour le crime d’un autre tu sais… Il n’a rien à voir avec lui…
- Esmée !”
Esmée se détourna, elle avait frolé de trop près la corde sensible, elle le savait. Je l’observais avec colère et douleur tout en comprenant qu’elle s’en voulait d’avoir laisser faire Alice et qu’elle ne cherchait qu’à protéger Edward. Mais il ne risquait rien avec moi, je serai peut-être plus dure que nécessaire mais il ne serait jamais maltraité “pour rien”.
“Excuse moi Bellissima. Bon ! N’en parlons plus. Veut-tu venir avec moi chercher les garçons, qu’ils nous préparent cette pièce dignement ?”
Les garçons comme les surnommé Esmée, sont des esclaves qui ont déjà été dressé par nos soins mais qui attendent leurs nouvelles maitresses. En attendant, ils nous servent pour les taches courantes de la maison.
Durant tout l’après midi les esclaves se chargèrent de façonner la pièce pour quel ressemble en tout point à ce qu’avait imaginer Esmée. De la mezzanine d’angle jusqu’à la fresque du plafond pour laquelle Rosalie donna un petit coup de main. Alice vient voir les travaux joyeusement et proposa de faire le shopping nécessaire pour les deux esclaves. Elle n’avait sans doute pas de mauvaise arrière-pensée mais elle avait tant traumatisé Jasper que je préfèrerai qu’elle ne s’occupe de rien qui le concerne.
Et puis … je sais déjà quel habit j’aimerai les voir porter… Pantalon noir, chemises noires, rouges, pourpres, mauves, blanches accompagné de chaussette noire, boxer noir et “chaussure de ville” pour Edward. Uniquement des tissus assez précieux et délicats. Quelques choses de classes et sérieux à la fois pour les rares fois où il aurait l’autorisation de s’habiller.
Pour Jasper quelques choses de plus sauvage et décontracté, à l’image de sa personnalité quelques part. Peut-être que je pourrais le transformé en cowboy ? Vous imaginez ? La chevelure blonde frisé, une chemise un carreau en partie ouverte sur un débardeur blanc, un jean délavé qui moulerait ses petites fesses … Ouhla Bella ! Tu pars en vrille là. Jasper c’est l’esclave affamé qui n’a qu’ue envie me réduire en bouillie dès qu’il en aura la force ! Pas de quoi fantasmer franchement…
Il fallut une nuit complète et une journée de plus avant que les préparatifs ne s’achèvent enfin ! Durant tout ce temps je choisis de ne pas redescendre voir mes garçons. Après tout, il allait devoir apprendre à vivre ensemble ! Autant qu’ils règlent leurs comptent dès le départ !
Je repris donc la route vers les cachots plus de 24 heures après leurs derniers repas. Edward devait tout juste commencer à ressentir les véritables effets de la faim, Jasper … Jasper n’avait sans doute pas été rassasié.
A peine la porte du cachot ouverte, Edward se jetta à mes pieds, pleurant, suppliant, implorant ma clémence alors que Jasper s’était réfugié le plus loin possible. La faim avait déjà fait plier Edward, alors que je n’avais même pas chercher à jouer avec…
“Jasper, vient ici. Tout va bien Edward, soit sage.”
J’avais préparé deux colliers capable de retenir des vampires et deux laisses fines, servant plus d’apparat qu’autre choses. Je passais alors le premier collier, bleu marine, au cou d’Edward puis y reliait la laisse que je laissais tomber devant lui. Il ne fuierait pas de toute façon.
“Jasper, vient !”
Malgré l’ordre répété, le vampire restait tappi dans l’ombre… Bella rentre dans la cellule et s’approche de lui.
“Vient Jasper. Tu dois avoir faim encore … Tes blessures ne sont pas guéries. On a préparé une chambre pour vous deux dans mes appartements. Soit tu obéis, soit je reviens te chercher dans un mois.”
C’était assez dur, n’es-ce pas ? Je frémissais à la seule idée de devoir refermer la porte sur lui, de l’affamer un mois de plus, de l’abandonner à ses peurs. D’un autre côté si je voulais avancer l’argument de la faim pour le faire plier, je ne pouvais pas le menacer de trois petits jours … Il m’observait visiblement curieux et inquiet.
“Une chambre … ?”
Je décidais de m’approcher de lui et je passais le collier à son cou tout en racontant :
“Une grande pièce avec un endroit rien que pour toi et un canapé. Si vous êtes très sage tout les deux, vous aurez quelques livres en plus du sang.”
Pas la peine de se retourner pour savoir qu’Edward l’observait, le regard plein d’espoir. Jasper semblait plus perplexe, comme si j’étais entrain de raconter un mensonge vraiment bizarre, qu’autres choses.
“Voilà, tout va bien se passer. Je vais prendre la laisse et on va monter tout les trois à l’étage et je vous emmenerai dans votre chambre.”
-chapitre 1 bis-
POV Edward
La porte s’était refermé sur nous, nous plongeant dans le noir. Jasper, l’autre esclave, grognait, soufflait, feulait … Il mit longtemps à se calmer. Très longtemps. J’osai pas bouger de peur qu’il ne m’attaque, il avait l’air complètement dingue après tout.
Mais les secondes se transformèrent en heures et peu à peu la faim commença à me bruler la gorge, me rendant nerveux.
“Elle va pas nous laisser là heins ?”
Ma question, timide, eut le don de m’énerver et de le faire rire.
“Qu’es-ce que tu crois !? Elle décide. Si elle le veux, elle ne viendra jamais te chercher.
- nous chercher ! On est dans le même bateau je te signale !”
Il n’avait plus rien dit et je n’avais plus osé parler non plus durant un moment. Un long moment. Très long moment. La faim se faisait de plus en plus présente et de plus en plus pressente. Ma gorge n’était plus que brasier. Et soudain, je me retrouvais contre la porte à frapper de toute mes forces en hurlant. Il avait été sur moi presque aussi rapidement. Il m’avait jeté de l’autre côté de la pièce en sifflant :
“SILENCE ! Que croit-tu qu’il se passera si elle revient à cause de tes cris ?”
Je m’étais tut choqué.
POV Jasper
Rien n’était différent… Enfermé et affamé comme toujours. La cellule était plus grande, la maitresse plus douce et la solitude moins pesante près d’autres vampires … Mais je suis toujours enfermé et affamé.
Voir l’autre souffrir des premiers jours de faim était cruel. Ca me replonge dans des souvenirs que je préfèrerai oublier. En prime il n’a aucun sens de l’auto-préservation, il hurle, cherche à se faire remarquer… Tout le contraire de mon désir que l’on me laisse tranquille bien que j’ai une peur bleue d’être de nouveau oublié dans un cachot.
Et puis, finalement, la porte s’ouvre. Elle me nourrit tout en exigeant, en obtenant, une douce soumission. Le collier se referme autour de mon cou, je ne dis rien, la promesse faite me parait irréelle mais me voilà bientôt autorisé à la suivre, autorisé à quitter les cachots.
-chapitre 2-
POV Bella
Jasper s’arrêtait tout les trois mètres, sondant autour de lui, aussi inquiet que curieux. Le soleil semblait lui bruler les yeux. Je les conduit d’une main douce mais ferme au travers des couloirs jusqu’à mon domaine. Cette sortie s’éternise un peu, c’est bien normal, mais elles doivent rester une denrée rare et apprécié à leurs juste valeur !
Nous voilà enfin devant la chambre des garçons. Je craignais un peu qu’Alice n’écoute pas ma demande et ne vienne voir comment se portait son ancien souffre douleur. Je n’avais encore aucune idée de la réaction du vampire face à elle, mais je préférai qu’il s’abandonne, même partiellement, à moi avant de tenter une telle confrontation.
“Entre.” dis-je en retirant la laisse d’Edward, lui laissant simplement son collier. Je me tournai finallement vers Jasper qui semblait juste abasourdi par ce qu’il voyait.
“Jasper. Rentre dans la chambre. Maintenant.”
Il obéit doucement mais semble … inquiet ? Ne devrait-il pas être heureux ? Je retire la laisse et il se frotte la nuque, visiblement géné par le collier.
“Je vous laisse vous décrasser. Pas de bagarre. Si vous cassez, je ne remplace pas.”
Sur ces bonnes paroles, je referme la porte. Les revoilà enfermé.