Archive pour le 25 mai 2011

h1

le Familier

mai 25, 2011

Auteur : Diri-chan
Base : Harry Potter
Couple : invité mystère X Harry

note : petit prologue d’à peine 600 mots, mais les chapitres suivants sont beaucoup plus long, rassurez-vous !

Le Familier

-prologue-

Harry écoutait Hermione lui réciter d’une voix docte tout ce qu’elle savait sur les familiers, mais il ne pouvait pas détacher son regard de celui-ci. Un familier. Son familier ? Peut-être bien, il se reconcentra sur le discours de son amie.

“Comme tu le sais, les familiers sont des créatures qui sont liés à un sorcier. On ne choisit pas son familier, il ne choisit pas son maître, c’est la nature de ta magie et de la sienne qui font le lien. Dès la naissance d’un familier le lien se créé, d’ailleurs, en 1736 après la bataille d’Oegle, une groupe de sorcier a tenter de dénaturer ce lien en intervenant avant même qu’il ne se forme, avant la mise bas. Mais les liens trafiqués rompent dès les premières heures tuant le familier. Cet essai a fait un tel scandale que plus personne n’a jamais tenté de le trafiquer de nou…
- HERMIONNE ! Harry a sans doute besoin d’autres infos tu crois pas ?
- Ha ! Heu… oui.. oui. Tu ne peux pas t’en débarasser à moins de le tuer. Le lien n’a pas put être trafiqué. Ils ont utilisés un sort de magie blanche, assez rare mais simple et fiable, pour te trouver et te l’emmener. Le sort suit simplement votre lien. Ah, et ceux qui l’ont élevés ont envoyé un carnet contenant tout son parcours.”

Hermione lui tendit le carnet qu’Harry récupéra rapidement avant de le feuilletter. Dedans y était noté chaque heures, chaque sorts, chaque pratique qu’ils avaient employés pour l’élever.

Ron soupira, sa meilleure amie à une culture sorcière particulièrement étendue du au nombreux incroyables de livres qu’elle dévorait chaque jour mais elle s’arrêtait à ses achats chez Fleury et Bott et à la bibliothèque de Poudlard. Autrement, rien de bien étendu sur la culture des Sangs Purs. Il ajouta donc à titre d’explication.

“Ecoute Harry … Les gens qui ont fait ca sont sans doute une très bonne famille de Sang Pur.
- Très bonne !? Comment peut-tu dire ca ?! Tu l’as vu ?!!!”

Le Familier face à eux retient à grande peine un très long frisson lorsque la voix de son maitre s’éleva, en colère. Hermione lui lanca un regard compatissant, tout en invitant Harry au calme en désignant le familier d’un long regard plein de sous-entendu. Le jeune homme repris plus doucement, mais toujours aussi furieux :

“Ron, franchement tu l’as vu ?
- Harry … Les Familiers sont conscidérés comme des animaux, c’est une honte pour cette famille. Une terrible honte. Ils ont fait tout ce qu’ils ont fait uniquement pour te plaire et pour que tu ne les cherches jamais, pour cacher cette naissance.”

Hermione les regardait d’un air désaprobateur, elle avait beau savoir d’avance qu’il n’y avait pas d’autres choix, qu’un familier ne peut être heureux qu’auprès de son maître et qu’il se laisserait mourir loin de lui si personne ni prenait garde… Elle avait beau savoir tout ca, rationnaliser du mieux possible ce qu’il se passait, elle sentait son sang bouillir et une aigreur lui remonter le long des intestins alors que sa bouche se remplissait d’un goût amer. C’est au moment où elle n’allait plus supporter la vue du Familier qu’Harry explosa :

“Ce n’est pas un animal, c’est un ETRE HUMAIN !!!!”

Derrière, le familier se recroquevilla davantage sur lui même, cachant son visage derrière ses cheveux blonds.

Auteur : Diri-chan
Base : Harry Potter
Couple : invité mystère X Harry

note : Qui est l’invité mystère ? Plein d’indice dans ce chapitre ;)

Le Familier

-chapitre 1-

“Harry, on est de ton côté, je te jure mais s’il te plait, calme-toi ! Tu le terrorises.”

Harry darda un regard de feu sur le jeune homme qui regardait ses pieds en tremblant. Il sursautait à chaque fois que quelqu’un prenait la parole mais il semblait recevoir les cris d’Harry comme de véritables gifles. Son visage restait pourtant froid, inexpressif malgré ses gestes trahissant sa peur.

“Il faut que tu lises ce carnet, que tu vois ses habitudes… si tu veux lui offrir une vie décente ! Tu ne peux pas le rejeter, il mourrait. Alors assume-le correctement … s’il-te-plait.
- Je suis pas un mosntre Herm… C’est juste, si soudain.”

Harry soupira bruyamment, s’attirant des regards noirs de ces deux meilleurs amis. Il saisit le carnet et l’ouvrit. En première page, il y avait un bilan de compétence réalisé le jour même.

Carnet du familier

Bilan de compétence
réalisé le 12 janvier 1997

Information physique

né le : 5 juin 1980
taille : 1m70
poids : 51 kilos

Apprentissage courant

langue parlé : français
écriture : non acquise
lecture : non acquise
mathématiques : apprentissage des nombres à l’oral de 1 à 10

hygiène corporelle : de base
politesse : de base

Apprentissage magique

baguette magique : aubépine, crin de licorne, 25 cm

arithmancie : non acquis
astronomie : non acquis
botanique : apprentissage des sujets relatifs aux plantes suivantes : branchiflore, bubobulb, mandragore et livèche, acquis
cours de défense contre les forces du Mal : programme de la première année de l’école de Beaux Batons observé, non acquis.
divination : non acquis
étude des moldus : non acquis
étude des runes : non acquis
histoire de la magie : non acquis
magie noire : non acquis
métamorphose : capacité d’invisibilité acquise
potion : potion de soin acquis jusqu’à la 5ième année de l’école de magie de Beaux Batons.
sortilège: sortilège de défense et de guérison acquis jusqu’à la 5ième année de l’école de magie Beaux Batons.
soin aux créatures magiques : non acquis
vol sur balai et autres moyens de transports magiques : non acquis

diplôme obtenu : -

Harry releva la tête en murmurant d’une voix blanche :

“Il a bientôt dix-sept ans, il ne parle pas anglais et il n’a quasiment rien appris…
- Il ne pourra pas venir avec nous en cours alors ! Peut-être pourrais-tu demander au Professeur Dubmedore de l’admettre avec les premières années ?
- Hermione, c’est un familier, pas un ami ! Il aura besoin de rester près de toi Harry.”

Harry soupira bruyament tout en se levant. Il s’approcha de du jeune homme tremblottant qui ne parlait semble-t-il pas la même langue qu’eux. Il le détailla en silence. Un visage fin, un ligne noble mais trop maigre pour lui rendre honneur. Ses cheveux blonds cendrés, tombés sur son visage et sur son dos. Ils étaient sales et embéllés, à croire que “l’hygiène corporelle de base” ne comportait pas le fait de se laver les cheveux ou de les coiffer. Génial… nouveau soupir las. Nouveau tremblement inquiet. Le dos du Familier semblait dur, tendu à l’extrême sous l’effet du stress.

Derrière eux, Hermione avait saisit le carnet qu’elle étudiait avec passion tout en laissant échapper des grognements indignés à intervalles réguliers. Au bout d’un certain temps, elle déclara :

“Harry, d’après ce que je lis, il a subit des castigares à répétition.
- Des quoi ?
- Castigare, c’est un sort noir qui cause des douleurs localisés. Ses muscles doivent être tendus et douloureux en permanence. Il faudrait lui fournir des potions pour les détendre durant un moment.”

Le Familier avait sursauté violemment en entendant le nom du sort qui le blessait si souvent. Il réprima un frisson de terreur -avait-il déjà fait assez d’erreur pour mériter d’y être soumis ?- tout en s’étendant encore davantage au sol en signe de soumission. Il ne comprenait rien de ce que disait ces gens, il n’arrivait pas à savoir quoi faire… Le maitre était près de lui, il se sentait lié. Devait-il le suivre ? Ou attendre de comprendre un ordre ? Ses instructeurs n’appréciaient pas les initiatives.

Harry posa une main sur son épaule, il observa la peau pleine de crasses tout en sentant les muscles tendus au possible. Le visage du Familier se tordit de douleur, chaque contact lui était douloureux. Ses nerfs étaient à vif et il était si peu habitué à être touché qu’il en avait peur.

Décidant qu’il était temps de quitter le parc pour rejoindre la tour des Gryffondors après être aller voir Dumbledore pour lui demander conseil, Harry se détourna pour partir. Hermione lissa sa robe d’un geste rapide de main tout en restant plongé dans le carnet. Ron semblait plus que mal à l’aise de la présence du Familier. Ce dernier resta prostré au sol, incapable de prendre la moindre décision jusqu’à ce que Harry le saisisse par le haut du bras et le fasse se lever.

En se tournant vers Hermione, il lui demanda comment il s’appelait … mais cette dernière eut beau fouiller, aucun nom n’était indiqué. Ron répondit pour elle :

“Ils n’ont pas du le nommer, tu peux lui choisir un nom.
- Pas le nommer ?!
- Les Familiers sont conscidérés comme des animaux, la plupart en sont vraiment ! Ses parents ont du estimer que c’était à son maitre de le nommer et pas à eux.”

Harry ferma les yeux, décidément, tout cela l’agacer de plus en plus. Il tira plus vivement le Familier vers lui, ce dernier trébucha à moitié avant de se ressaisir. Il avait beau être debout, il gardait le dos courbé, la tête basse comme s’il était honteux. La poigne d’Harry sur son bras lui faisait vraiment mal mais il ne se permit pas le moindre murmure, le moindre gémissement. Et bientôt il se retrouva dans les couloirs de Poudlard. Il y avait pleins d’élèves qui se tournaient vers lui mais il ne semblait pas les remarquer.

Ils finirent pas arrivés au bureau de la chef des Gryffondors, le Professeur McGonagall qui écouta leur histoire sans un mot avant de se lever pour les amener voir le professeur Dumbledore. Dans le bureau de ce dernier, une discussion acharnée débuta. Ils étaient tous d’avis qu’il ne fallait en aucun cas séparé un familier de son maitre mais sa présence ne dérangerait-elle pas les autres élèves ? Ne représenterait-il pas un danger ? Devant l’immobilité totale du Familier ils finirent pas décider qu’il était suffisament bien éduqué pour pouvoir tester durant une semaine de cours.

Le Professeur Dumbledore leur donna enfin congé et ils repartirent aussi vite qu’ils étaient venus. La poigne d’Harry s’étant à nouveau refermé sur le bras du Familier.

Ils furent bientôt dans une salle couleur de sang. Grande, pleine de monde qui l’observait avec des grands yeux. Tout était si bruyant mais il resta silencieux au bord des sanglots. Hermione redonna le carnet à Harry tout en expliquant qu’elle irait à la bibliothèque.

Il se laissa conduire bien sagement par Ron et son maitre à travers des escaliers et finit dans une pièce plus petite, pleine de lits. Dès qu’on le lâcha, il se laissa tomber à genoux, soumis.

“Il a l’air épuisé…
- Ouais, carrément.”

Sous les yeux du Familier s’étendaient de grandes cernes, la fatigue et le stress faisaient trembler ses mains. Le maitre s’agenouilla devant lui et lui parla dans cette langue étrange a laquel il ne comprenait rien. Il n’osa qu’une seule fois regarder, perdu, le maitre. Harry observa ses yeux avec stupéfaction. Le Familier sans-nom avait des yeux gris, qui semblait traversé d’éclair noir. Un véritable orage. Et en leur centre, tout autour de la pupille, il avait un dégradé menant progressivement au jaune. Ce détail là était la marque des familiers.

Harry soupira à fendre l’âme avant de se dire qu’il fallait qu’il prenne ses responsabilités. Les Familiers ne sont pas une plaie mais un véritable cadeau. Ils combattent et protègent leurs maitres, ils vivent heureux ensemble. Certes, il aurait préféré le plus effrayant des fauves ou plus sauvages des dragons qu’un humain… mais tout celà ramène uniquement au statut de mammifère. La magie avait semble-t-il décidé que seul cet homme pourrait lui correspondre. Ce n’était pas le choix de son rêve, même s’il semblait être là un incroyable honneur qui allait attirer le respect autour de lui mais il fallait l’assumer.

Il le redressa en faisant semblant de ne pas voir la grimace de douleur qui s’imprima alors sur les traits fins du Familier et il le mena aux douches.

Le maitre fit couler un peu d’eau devant lui, tout en expliquant d’une voix las :

“Eau. C’est de l’eau. Répète, s’il-te-plait. Eau.”

Le Familier se tenait droit, tremblotant toujours sur ses jambes. Ses lèvres étaient craquellées, il devait souffrir de la faim et de la soif, mais il était trop sale au goût d’Harry pour se préoccuper de ça en premier.

“Eau. Eau. De l’eau.”

La scène dura plus de dix minutes lorsque Harry perdit patience, était-il débile ou quoi ! C’est pas possible de ne pas être capable de répété une seule fois un mot aussi simple que “O” ! Ron qui observait la scène du lit essaya de lui expliquer :

“Harry… les Familiers “normaux” sont plus intelligent que la moyenne et semble très bien comprendre leurs maitres. Par contre, les rares Familiers humains ont tous été … particulièrement débile je crois, comme s’ils étaient réellement rabaissé au niveau d’un chien ou d’un chat…
- Il a apprit des sorts de 5ième années de Beaux Batons ! Il peut pas être aussi débile que ca quand même.
- Franchement, j’en sais rien mais d’ici demain Hermione aurait lu toute la section des Familiers, elle nous dira… Par Merlin ! Quoiqu’on fasse on va subir un exposé de dingue…”

Tout en souriant à la remarque de Ron, il abandonna l’idée de lui faire répété. Il désigna sa robe de sorcier tout en disant “robe”, puis celle du familier qui était bien sale et élimée et il répèta “robe”. En fermant à moitié les yeux il la lui retira, sans que le jeune homme n’oppose de résistance ni ne se cache de ses mains, restant simplement nu face à son maitre, comme si c’était normal. Harry le poussa rapidement sous la douche et lui montra brièvement comment régler la température avant de la laisser sur une position tiède légèrement chaude.  Puis il referma la porte et jetta la robe sale dans la poubelle la plus proche. Même s’il était bien plus fin que lui et plus petits, ses robes devraient allés. Au moins le temps qu’il aille au Pré-au-Lard l’habiller.

20 minutes plus tard

Ron et Harry discutait joyeusement de Quidditch. Ils essayaient de comparer les différentes techniques des attrapeurs pour savoir laquelle était la plus efficace, lorsque Neville rentra tout curieux dans la chambre.

“Eh ! Harry, on m’a dit que tu avais reçu un Familier ?”

Harry poussa un long soupir, il n’avait pas pensé à ca mais maintenant … en plus d’avoir la notoriété d’être le Survivant, sauveur du peuple sorcier, tueur de troll sauvage, gagnant du tournois des trois sorciers et j’en passe … il était devenu “propriétaire d’un Familier extrènement rare”. Il aurait eut un tigre à l’espèce disparue qu’il aurait été moins observé sans doute.

30 minutes plus tard

Alors que Neville expliquait : “Ma grand-mère m’a dit que l’espèce d’un Familier représente la force de son propriétaire. Au plus il est rare, au plus le maitre est fort.”, trois elfes de maison apparurent. D’une voix couinante ils demandèrent à Harry s’il désirait qu’ils installent un lit pour son familier, ceux à quoi Harry acquiessa, demandant également s’ils pouvaient apporter une petite collation malgré l’heure qui se faisait tardive. Bientôt, tout le monde remonterait dans le dortoir, il était même étonné qu’ils n’aient pas déjà cédé tous à la curiosité comme Neville.

35 minutes plus tard

Un nouveau lit, proche de celui d’Harry, avait été installé. Un plateau froid était posé dessus. Devant le lit, une malle vide avaient été apporté.

Dans la salle de bain, la douche coulait toujours, mais celà commencait à faire long. Harry observa un long moment la porte fermée, se demandant s’il devait faire sortir son Familier ou si avec toute la crasse qu’il avait sur le corps il ne valait pas mieux lui laisser du temps. Comme s’il pensait à la même chose, Ron demanda si ca ne commencait pas à faire longtemps qu’il était sous la douche, décidant alors Harry à se lever.

“Euh, excuse-moi. Tu as bientôt fini ?
- …”

Pas de réponse ca l’aurait étonné. La porte n’était pas verrouillé de l’intérieur, seulement rabattue, alors Harry osa y jetter un coup d’oeil, s’empêchant seulement de regarder vers le bas de peur d’y voir une partie intime. Mais il ne vit personne alors il ouvrit la porte surpris pour observer la cabine entière et découvrir le Familier recroquevillai sur lui même dans un coin, tremblant de froid et visiblement toujours aussi sale malgré les traces d’eaux qui avaient fait couler la crasse par endroit. Sans s’occuper de sa robe qui allait finir tremper, Harry rentra et éteinds l’eau. Il n’avait visiblement pas changer la température et elle était devenue fraiche.

Il ferma les yeux un instant, le jeune homme ne pouvait pas être idiot que ca, n’es-ce pas ? Mais quand il rouvrit les yeux, la scène n’avait pas changé. Le Familier grellotait de froid et de peur, sans oser bouger, toujours aussi sale.

Harry ralluma l’eau, la rendant simplement plus chaude sans s’occuper des sursauts de terreur de son Familier. Il le saisit par le bras et le soumit à l’eau tout en le frottant. Son dos, son ventre, ses bras, son visage. Il passa rapidement le gant de toilette sur son sexe, détournant le regard, furieux de devoir faire cela, puis sur les jambes de l’homme. A leurs pieds de l’eau noire s’écoulait.

Harry finit trempait, maugréant, de mauvaise humeur. Il saisit une serviette dehors et enroula le Familier dedans avant de se sècher d’un sort. Il était sortit le temps de se sècher et de saisir une robe, sa plus petite, qu’il pourrait lui prêter et il ne fut pas surprit de le retrouver, dégoulinant et immobile à l’endroit où il l’avait laissé.

Il marmona : “A croire que tu es vraiment l’idiot du village toi…” avant de l’habiller. Il saisit sa main, à la peau blanche pleine de cicatrice si petite qu’il n’y prit pas garde, et l’entraina dans le dortoir. Les autres gars étaient montés, cédant à la curiosité.

Et bientôt les questions fusèrent : “Comment il s’appelle ?”, “Quel âge il a ?”, “Il fait vraiment tout ce que tu veux ?”, Harry les observa désabusé et répondit : “Pas de nom, 16 ans et non, il ne parle pas anglais…” Ceux à quoi on lui répondit qu’en même temps, il ne devait pas être particulièrement intelligent pour se retrouver Familier. La première fois que Ron lui avait dit que les familiers humains étaient idiots, à peine une grosse demi-heure avant, il ne l’avait pas cru, mais maintenant il commençait à se poser de sérieuse question. Il l’avait amené s’asseoir sur le lit, face au plateau et l’avait même invité à manger… et il restait là immobile.

Insupportable.

Auteur : Diri-chan
Base : Harry Potter
Couple : invité mystère X Harry
note : “dialogue en anglais”, “dialogue en français”

Le Familier

-chapitre 2-

Il suivait son maitre, en silence, la tête basse, honteux de ne pas comprendre ses demandes. Honteux de ne savoir le satisfaire. Triste et honteux mais également apeuré, la punition risquait d’être terrible non ? Il n’avait pas dormit de la nuit, n’en ayant pas reçu l’ordre et il était épuisé, mais si c’était la volonté du maitre, tout allait bien n’es-ce pas ? La soif qui lui avait craquelé les lèvres se faisaient de plus en plus forte. Il n’avait pas bu dans la douche : pas le droit. Pas touché au plateau puisque son maitre ne l’y avait pas invité non plus. La torture avait été dure, il avait passé la nuit, épuisé, face à ce plateau tentateur sans jamais céder. Pourtant en se réveillant, le Maitre n’avait pas parut fier mais plutôt en colère.

Le matin même, Harry s’énervait à essayer de lui faire enfiler des chaussettes et des chaussures. Depuis quand n’en avait-il pas eut au pied ? Une éternitée ! Ses instructeurs lui en avait passé quelques fois avant de le forcer à marcher encore et encore, jusqu’à ce que ses pieds se couvrent d’ampoules, puis de sang… Le maitre semblait bien décidé à lui réservé le même sort !

Une jeune fille les rejoint, la jeune fille de la veille : Hermione, d’après ce qu’il avait réussit à comprendre. Elle tennait tout un tas de livre à la main, ainsi qu’un parchemin qu’elle remit à Harry avec un long regard. Le maitre ouvre la parchemin et laisse échaper un “oh”, surpris. Il se retourne alors vers lui, assez vivement, assez pour qu’il ait un mouvement de recul qu’il maudit mentalement aussi vite. Le maitre observa un moment le parchemin avant de marmoner dans un français imparfait.

“Bonjour. Je m’appelle Harry. “

Le Familier se dandinna sur place, comprenant pour la première fois son maitre mais ne sachant ce qu’on attendais de lui. Harry repris, en lisant doucement, avec un accent terrible.

“Tu t’appelles comment ?
- Je porterai le nom qui vous conviendra maitre.”

C’était la première fois qu’ils entendaient sa voix, elle était faible et erraillé, comme s’il avait trop hurlé. Elle ne faisait finalement que renforcer cet air timide et fragile qu’il avait. Harry était néanmoins perdu, il n’avait rien compris à ce que le familier avait dit. Si ce n’est le “maitre” qu’Hermione avait noté sur le parchemin.

“Harry, il faut que tu passes à l’infirmerie avant le début des cours. J’ai mis toute les traductions de base auxquelles j’ai pensé sur le parchemin.
- Merci, qu’es-ce qu’on ferait sans toi !”

Harry se retourna vers le Familier et marmonna un “Suis-moi.” tout en se dirigeant avec ses amis vers l’infirmerie.

15 minutes plus tard, dans l’infirmerie

Harry avait donné le carnet du Familier à Madame Pomfresh qui l’étudiait depuis un moment déjà, elle les avait simplement fait s’asseoir. Par moment elle marmonnait sans que l’on puisse comprendre ce qu’elle voulait dire. Le blondinet se tortillait sur le lit où on l’avait déposé, par moment il risquait un coup d’oeil en direction de son maitre qui riait en observant Ron essayait d’étouffer des baillements. Hermione leur lancer un regard sévère quoiqu’un brin amusé. Et lui, lui il attendait, terrifié de ne pas comprendre au milieu de ces murs blancs.

Il sursauta vivement en voyant la femme pointer une baguette sur lui, mais voyant que son maitre ne bougeait pas, il baissa la tête acceptant son sort. Serrant les dents et les poings, désireux de ne pas faire trop de bruit lorsque le sortilège le frapperait, pour ne pas déplaire encore davantage à son maitre. Mais ce n’est qu’un léger picotement qu’il ressentit.

Sans un mot elle fit apparaitre un verre d’eau qu’elle mit entre les mains du Familier. Le jeune homme observa le verre avec envie, mais il ne fit pas un mouvement, le tenant simplement. La femme saisit alors ses mains et le verre et les montant jusqu’à sa bouche. Il lancait des regards inquiets à son maitre, mais Harry observait la scène sans le moindre air de désaccord avec ce qu’il se passait. Le blond ne comprenait pas pourquoi il ne lui ordonnait pas de boire si c’était ce qu’il désirait. Le verre se pencha contre ses lèvres entrouvertes et il avala une gorgée, presque à contre coeur.

Hermione se pencha alors à l’oreille de Harry pour lui murmurer rapidement : “Félicite-le.”, ceux à quoi il lui répondit, choqué :

“mais c’est pas un chien !
- non, ce n’est pas un chien, mais il est inquiet et vous n’arrivez pas à vous comprendre.”

Harry soupira et relut rapidement le parchemin jusqu’à trouver : “C’est bien.”. Lorsqu’il redressa les yeux et qu’il vit l’air béat du Familier, heureux d’avoir plus à son maitre, il sut qu’Hermione avait raison.

L’infirmière observa les mains du blond avec attention, puis ses avants bras. Soudain, elle serra le dit avant bras et le jeune homme laissa échapper un cri de douleur, elle arrêta aussitôt tout en ressortant le carnet qu’elle parcouru de nouveau avant de faire son diagnostique.

“Monsieur Potter, votre Familier a été soumis a de nombreux sorts de douleur. Il souffre à présent de douleur neurogène, sans doute de façon chronique.
- Vous voulez dire qu’il … souffre tout le temps ?
- Les sensations qu’il ressent sont grandement amplifiées. Il est possible qu’il souffre en permanence oui. De plus, ses muscles sont très tendus. Il faudrait le traiter pour ces deux problèmes rapidement.
- Bien sur, qu’es-ce qu’il faut faire ?
- Signer un accord me permettant de faire les soins. Malheureusement, il lui faudrait des potions micro-dosés spécifiquement pour lui, mais ce genre de produit coute très cher nous nous en passerons donc.
- Non ! Non, l’argent n’est pas un problème. Faites tout ce que vous pouvez pour lui, s’il-vous-plait.”

Poppy hocha de la tête gravement, elle les invita à partir suivre leurs cours le temps qu’elle soigne le blond, après qu’Harry eut signer le papier, mais à peine eut-il fait un pas que son Familier était debout derrière lui, près à le suivre. Son maitre lui dit : “Reste ici.”, puis sous les conseils d’Hermione il ajouta : “Je reviens.”.

Ils passèrent leur matinée à étudier calmement, sans trop se soucier de ce qui se passait à l’infirmerie malgré les nombreuses questions qui fusaient sur le Familier et sur son absence autour de lui. A l’heure du déjeuné, Madame Pomfresh fit appeller Harry. Ron et Hermione allèrent au réfectoire prendre leur repas et prendre du rab pour Harry.

Harry se dirigea d’un pas tranquille vers l’infirmerie. Depuis qu’il avait vu le Familier arriver dans sa vie la veille, tout semblait chamboullé. Il avait réfléchit tranquillement, presque en cachette, à un nom à lui donner. L’appeller “le Familier” le rabaissant trop au rang de chien ou d’idiot à son goût. Mais il n’avait rien trouvé de bien concluant au final…

A peine eut-il poussé la porte de l’infirmerie qu’il entendit des geignements d’agonie. Quelqu’un semblait en pleine souffrance ici. Il s’avanca pour trouver Madame Pomfresh affairé autour de son Familier. Le blond semblait perdu dans la douleur, des larmes s’échapées librement sur ses joues, entrecoupées de sanglot. Pomfresh tentait visblement de le calmer, elle soupira de soulagement en voyant Harry et le fit venir plus près.

“Prenez-le dans vos bras, le contact avec son maitre devrait le calmer. Méfiez-vous tout de même de ses mains, il griffe.”

Harry était inquiet, était-ce normal qu’il souffre autant ? Il s’assit sur le lit, contre le coussin et remonta son Familier contre ses genoux, immédiatement ce dernier se bouina contre sa poitrine, le détrempant de larmes.

“Il réagit mal à la première partie du traitement. Ca devrait aller mieux d’ici une heure ou deux. Votre professeur, Monsieur Snape va réalisé les potions. Vous vous arrangerez avec lui pour lui payer les ingrédients, il ne demande rien de plus.”

Harry eut un sourrire … ravi. Payer ne poser aucun soucis. Par contre parler avec Snape, la terreur des cachots, non merci.  Contre lui, le Familier savourait malgré la douleur ce premier vrai contact avec son maitre.

 

-chapitre 3-

Durant toute la première phase du traitement, alors que le Familier -Draco ?- se serrait convulsivement contre son maitre, à la recherche de protection, Harry et Severus se regardait en chien de faïence. Le professeur de potion attendait que Draco se calme pour pouvoir faire les prélèvements nécessaires.

“Draco ? Vous savez donc qui il est ?
- “Il est” votre familier, monsieur Potter.
- Je sais ce qu’il est, ce que j’ignore c’est qui il est. Vous l’avez appellé Draco.”

Mais le ton accusateur d’Harry ne lui apporta qu’un regard noir supplémentaire. L’espion de l’ordre du Phénix avait été si surpris qu’il avait laissé échapper une information, il s’en mordait encore la langue, mais il ne dirait rien de plus. Il fit d’ailleurs les prélèvements dès que ce fut possible avant de partir dans un tourbillon de capes.

Harry resta un moment immobile tâchant de faire abstraction du corps chaud du jeune homme plaqué contre lui. Mais dès que l’heure de repartir en cours fut arriver, il se redressa, se détachant du Familier lui indiquant seulement dans un français malhabile : “Reste ici, je reviens.” Le blond baissa la tête, vaincu et triste mais ne fit aucun geste pour bouger, il était épuisé. Son ventre se serra douloureusement. L’infermière avait prit garde à le faire boire régulièrement, mais il n’avait rien avalé de solide depuis … depuis longtemps et son maitre l’avait de nouveau abandonné. La dernière fois qu’il était parti, il avait beaucoup souffert, il n’avait même pas réussit à garder le silence. Il devait être décevant, sinon, le maitre l’aurait laissé l’accompagner.

De son côté Harry n’en pensait pas moins. Il se sentait absolument incapable de s’occuper correctement du Familier. Il ne savait même pas par quel bout commencer. Peut-être devrait-il demander conseil à Hermione ? Ou à Ron qui en tant que Sang-Pur à une connaissance des Familiers accru ? Ou peut-être devrait-il demander à un autre Gryffondor qui possède déjà un Familier ? L’infermière avait été claire, il devait le laisser à l’infirmerie cet après-midi encore, le récupérer pour la nuit et le ramener au matin. Elle craignait que de les séparer sur de trop longue période soit néfaste au Familier en raison du stress provoqué. Elle espérait donc que permettre au blessé de dormir dans la même pièce que son maitre rende la journée plus tolérable.

Au soir, le Trio alla le chercher à l’infirmerie et ensemble ils regagnèrent les dortoirs rouges et ors. En passant dans la salle commune, tout les regards se tournèrent vers eux ou plutôt vers la tête blonde qui suivait Harry comme son ombre. Le prefet en Chef, Dean, se posta devant eux et engagea la conversation avec Harry :

“Bravo pour ton Familier !
- euh … merci.
- Si tu as besoin d’aide, n’hésite pas. On est que trois à avoir eut la chance de recevoir un Familier pour le moment. Pas mal de sorcier les recoivent, tardivement. Bon, tu es le seul a avoir un Familier aussi prestigieux mais si on peut t’aider, ce sera avec plaisir.”

Harry hésita une seconde avant de demander ce qu’ils faisaient de leurs Familiers la journée. Y’avait-il une salle ouverte pour eux ? Comme une garderie. Ou fallait-il les emmener en cours ? Dean le regarda un instant en silence, choqué.

“Non ! Non, non, non. On garde nos Familiers avec nous, tout le temps. C’est vrai qu’ils sont discrets, on les remarque pas, mais non, on s’en sépare jamais. Tu n’es pas tout le temps avec ton Familier toi ?
- ben … non. En ce moment il passe pas mal de temps à l’infirmerie et tu sais, je l’ai que depuis hier.”

Dean se pencha pour observer le Familier qui restait caché dans le dos de son Maitre. Il nota sa posture penchait, presque recroquevillai sur lui-même qui lui donnait un air très renfermé mais également les cernes qui semblaient lui manger les joues et ses mains qui tremblaient.

“Ah ouais, il est carrément pas un bon état ! Tu ne veux pas qu’il aille dormir ?
- J’aimerai bien mais il ne parle pas un mot d’anglais.
- Oh ! Il faudrait que tu vois Katie à l’oeuvre. Elle a reçut son Familier il y a un mois et elle arrive à communiquer avec lui sans le moindre mot.”

Hermione et Ron s’était éloigné sans même qu’Harry ne s’en rende compte pendant la discution, parti faire leurs devoirs comprit-il en se retournant, il avait réussit à échapper à Hermione ! A moins qu’elle n’estime qu’il faisait là un apprentissage nécessaire ? Elle en était encore bien capable.

Avec Dean, il partit discuter avec Katie. La jeune fille venait juste de revenir à Poudlard après une très longue hospitalisation à Sainte Mangouste. Elle se tenait dans un fauteuil confortable au fin fond de la salle commune.

Dean expliqua rapidement la situation à Katie qui leur offra un magnifique sourire avant de se tourner vers le Familier d’Harry pour lui murmurer :

“Bonjour, toi. N’aie pas peur. Tout va bien. Harry, ton Familier est beaucoup trop stressé. Il n’y a pas besoin de mot pour se faire comprendre de son Familier, il suffit d’une attitude et d’un regard.”

Katie frotta sa joue contre son épaule et dans la seconde, un serpent sortit de sa cachette, dans le pull de la jeune femme, pour se lover dans son cou.

“Avoir un Serpent comme Familier, à Gryffondor s’est un comble. Lysie se cache dans mon pull, mais elle n’est jamais stressée car je suis là. Au début il faut montrer à son Familier qu’on est digne de cette confiance, de cet abandon.”

Katie glissa sa main le long du serpent vert au museau pointu, laissant ses doigts courir sur ses écailles. Derrière Harry, le Familier observait le serpent. Il avait sentit du plus profond de lui-même que ce dernier était comme lui, un Familier. Mais ce Familier là était heureux et c’était très pertubant pour le jeune humain qui cacha de son mieux son trouble.

“Essaie Harry.”

Le Survivant observa Katie un instant avant d’hocher de la tête un peu sèchement. Caresser un serpent ou n’importe quel autre bestiole était une chose mais son Familier à lui n’avait rien d’animal. Il se contenta de saisir la main du blond et de laisser son pouce glisser dessus. Le dit blond osa lever les yeux vers son maitre, attendant l’ordre. Ne voyant aucune directive arriver mais tout le monde l’observait, il stressa encore davantage. Dean décida alors d’intervenir :

“Non, t’es trop sec. Il n’a pas comprit que le geste était gratuit. Il faut être calme et tendre. Je sais que c’est un mec alors ca fait bizarre, mais c’est un Familier avant tout. Tu vois ?
- C’est surtout un humain. Un homme. “

Harry jetta un regard plein de dégout à son Familier, tout en lachant sa main, en imaginant ce que pourrait se dire les gens s’il le prenait dans ses bras. Katie seccoua la tête, dépitée.

“Avoir un Familier humain est un honneur… Chez les Gryffondors, aucun Familier n’est aussi prestigieux ! On est pas à ta place mais je sais ce que c’est d’avoir un Familier dur à assumer. Personne ne te verra … je sais pas moi comme un esclavagiste ! Et si tu es doux avec lui, ils s’imagineront pas que tu es … gay ou je ne sais quoi pour autant. Par contre, si ton Familier à l’air malheureux tout le monde te jugera. Les Familiers sont toujours heureux avec leurs maitres.
- Je veux pas le rendre malheureux. Il faut juste un peu temps, que je m’habitue.”

Dean regardait le blond qui était absolument terrorisé depuis le regard que lui avait lancé son maître. Il observa longuement Katie puis soupira. Avant de lancer le plus sèchement possible : “shuugeki”, Harry se tourna vers lui, interrogatif lorsqu’il vit un énorme chien qui dormait jusque là au coin du feu bondir sur lui, tout croc dehors. Il eut le réflexe de se jetter en arrière, tout en cherchant sa baguette d’une main et en se protégeant de son avant bras restant. Mais le choc attendu n’arriva pas. Harry saisit enfin sa baguette et observa la scène qui se déroulait devant lui d’un oeil médusait.

L’énorme chien avait heurté son Familier qui avait roulé un peu plus loin, trop faible pour résister au choc. Le blond s’était mis entre lui et le danger sans une seconde d’hésitation. Pire, il avait levé un bouclier magique autour de son maitre, sans chercher à se protéger lui-même.

Dean appella l’animal qui vient immédiatement auprès de lui cherchait une caresse. Harry comprit alors la leçon qu’il avait voulu lui faire. Il avait voulu montrer à quel point on peut contrôler son Familier, à quel point il est à l’écoute et surtout, lui montrer que son petit blond mal en point était un bel et bien un Familier. Qu’il lui était bel et bien entièrement dévoué. Il avait cherché à provoquer un déclic dans la tête brunne du Survivant.

Harry se redressa doucement, pas encore sur de tout réaliser et il s’approcha tranquillement de son Familier. Le blond était resté au sol, le choc avait été brutal mais il cherchait déjà à se mettre sur ses genoux. Le maitre passa une main douce dans les longs cheveux d’or et lui murmura en francais un : “C’est bien.” qui n’avait jamais sonné aussi juste et sincère.

“Désolé Harry. Je pensais qu’il vous aurait protégé tout les deux. Ca va aller ?”

Harry hocha du chef tout en demandant :

“C’est quoi ce monstre ?
- C’est Kougeki, mon Familier. Un simple chien moldu, un Akita américain.
- J’avais jamais vu un chien moldu aussi énorme !”

Tout en marmonnant cela, Harry avait ramené la tête de son propre familier contre son torse dans une étreinte douce. Entre ses bras, l’homme se calmait atteignant presque un état de sérénité qu’il ne connaissait pas.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.