Archive pour mai 2011

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Esca

mai 26, 2011

Auteur : Diri-chan

Base : L’aigle de la 9ième légion (film, 2011)

Commentaire : Ce n’est pas très sérieux de ma part mais en voyant ce film, je n’ai eut qu’une nevie, écrire une fanfiction dessus. Faute de temps, j’ai pensé en lire une, et malheureusement, FFnet n’en a pas en français … Enfin, n’en avait pas :p

Donc “Esca” est un one-shot “assez-court” qui pourrait devenir une fanfiction à chapitre si j’ai le temps, l’envie, l’inspiration … Je l’ai écrit comme un one-shot, comme une vue d’une scène vaguement modifié. J’espère que cela vous plaira :)

Esca

Il se tient droit dans l’arène. Un esclave face à un gladiateur… Une parodie de combat. Les spectateurs ne sont pas venus trancher comme ils feront semblant de le faire à la fin en réclamant sa mort, ils sont venus voir un massacre, des viscères répandues au sol et des cris d’agonie. Du sang bien sur, mélangé à la poussière. Ils sont venus rire de son malheur et ils veulent du spectacle !

Il n’est pas un mendiant, pas non plus un romain endetté… Il est fils de chef, prisonnier de guerre, il n’a pas de raison de tuer le gladiateur, pas de raison d’amuser le bon peuple. Il ne possède plus qu’une seule chose, sa fierté. Ses mains s’ouvrent et les armes tombent dans la poussière dans un tintement. La foule se tait un instant avant de protester plus vivement. Ça n’arrêtera pas le combat, il durera juste moins longtemps. Le premier coup l’envoi au sol, ses pieds glissent dans la boue mais il se redresse, il ne s’agenouillera pas pour mourir. Le gladiateur doit offrir du spectacle, il ne le blesse pas de sa lame mais de ses poings, cherchant à le faire réagir.

Derrière, les femmes mettent leurs mains sur bouche dans une grimace dégouté a moins qu’elles ne cachent leurs sourires ? Qu’importe.

Nouveau coup, sa lèvre se fend et il ne sait plus s’il ne sent plus ou s’il sent un peu trop une partie de son visage. Il se relève encore et encore, à chaque coup, forçant son corps meurtri d’esclave à lui obéir. A accepter la mort dignement. C’est un coup plus vicieux dans ses côtes trop maigre, qui le laisse au sol, la respiration douloureuse. Inspire, expire. Il n’y en a plus pour longtemps. Déjà le bon peuple romain réclame sa mort. La lame se pose contre sa peau, près à lui perforé les poumons pour lui offrir la moins digne des morts, le gladiateur fait durer le plaisir. Il chauffe la foule. Il vit pour ça après tout.

Soudain au milieu des “La mort” scandaient, un “La vie” tonne. Déstabilisant la foule idiote. Qui suivre ? Quel avis suivre ? Et dire qu’ils sont censés être le peuple libre ! L’homme continue, chauffe la foule à son tour, réclame la pitié du peuple, lui sauve la vie. Il se sent comme un mendiant et les hait pour cela. Le hait. On le relève durement, sa tête tourne et il a toujours autant de mal à respirer mais ils n’attendent pas, ils l’enferment avec les autres esclaves.

Il tient ses côtes, domestique son souffle. Son corps maigre et faible défaille presque par moment, heureusement, son maître actuel ne veux pas sa mort en dehors de l’arène ou avant qu’il ait été acheté. Il attends sa ration avec une certaine hâte, mais elle n’arrive pas… Un homme vient d’offrir 1000 sesterces pour lui, la moitié du prix courant, une honte de plus. Mais ses côtes bleuissantes, son visage rougie par les coups, sa lèvre fendue, son refus de combattre en faisait un esclave tout juste bon pour la mort… Il aurait du se sentir honoré, voir soulagé mais ses mâchoires se contractaient de haine.

Il suivit le vieil homme en essayant de ne pas penser à sa ration perdue. Il pourrait fuir, ou essayer au moins… Mais pour aller où ? Combien de temps tiendrait-il avant que la faim ne viennent le condamner ou qu’on le chatie, pauvre esclave en fuite si vite retrouvé ? Heureusement quelques part, l’homme à parler brièvement de celui qui a réclamé sa vie, cet homme qui a reconnu sa force dans l’arène. Alors il le suit sans se poser plus de question, près à payer sa dette de vie. Il rentre dans une maison grande quoique assez modeste. L’homme qui est venu le chercher passe devant lui et rentre dans une pièce assez sombre. Une chambre ?

“…

- Je te présente Esca, ton esclave.”

L’homme, son sauveur, proteste. Il ne veut pas d’esclave ! Mais son oncle insiste, appuyant sur le fait que sa blessure l’empêche de se déplacer correctement et que l’aide d’un esclave ne serrait pas de trop.

En silence, Esca attends, observant ce maitre blessé qui se présente sous le nom de Marcus Aquila. Que lui est-il arrivé ? Il a une carrure d’athlète mais une dureté apparente de soldat. Ca ne l’empêchera pas de jeter quelques mots de haine avant de lui offrir le poignard de son père, sa seule possession.

Je hais tout ce que vous représentez.”

C’est ainsi qu’il scelle son destin, à celui de ce romain qui ne semble pas voir toute la difficulté qu’il éprouve à rester debout face à lui, à se tenir simplement droit alors que ses côtes sont si douloureuses. Esca ne se plaint pas, ce n’est pas au maitre de s’occuper de ce genre de détail. Peut-être que lorsqu’il le chasserait à la nuit tomber, il pourrait aller en cuisine voir si une ration journalière l’attendait ou non et peut-être pourrait-il demander quelques bandes pour maintenir ses côtes à leurs places ? Il ne supplierait jamais, ni pour sa vie, ni pour un morceau de pain, ni pour quelques bandages. Étant le seul esclave de Marcus peut-être ne serait-il pas traiter de la même façon que les autres ? L’oncle de l’homme avait l’air bien moins dangereux que Marcus, alors il espérât un instant qu’il serait traité comme les autres. Mais les années d’esclavages lui avait appris à rester droit, à attendre les ordres et à ne pas se faire de fausses idées.

Cet homme n’avait rien d’un ami, il pourrait le tuer dès ce soir s’il estimait qu’il dérangeait.

fin ?

note : je rappelle que je ne raconte pas l’histoire mais je pars d’un bout de l’histoire pour en dévier ;)

chapitre 1

Marcus ne l’avait pas tué. Esca se demandait encore s’il devait être étonné d’être encore en vie vu le manque d’intérêt que lui portait son maitre ou s’il aurait été plus étrange qu’il ne le tue après avoir mendié sa vie. Il restait simplement dans l’ombre jusqu’à ce que son maitre le chasse d’un geste sec et agacé. Alors il sortait de la pièce pour attendre à la porte, au cas où on le rappelle. Il passait ainsi ses journées à attendre, relayé les esclaves qui apportaient tel ou tel chose à son maitre et à se faire chasser, encore et encore. Puis vers le début de l’après-midi, il se rendait d’un pas rapide dans le quartier des esclaves où il recevait une petite ration, un véritable luxe qu’il n’aurait jamais osé espérait ! Le soir venu, lorsque tout les maitres dormaient, il avait le droit à une autre collation, un véritable repas. Il était certes majoritairement composé des restes des maitres, mais la nourriture était fraiche du jour et propre.

Parfois la journée paraissait horriblement longue jusqu’au soir, mais à chaque fois que ses genoux avaient tremblés de faiblesse, Marcus l’avait chassé avec l’ordre d’aller se nourrir. La première fois, il avait cru qu’il serait durement châtier pour avoir montrer une telle faiblesse. Mais les esclaves de la maison étaient davantage considéré comme des serviteurs amicaux qu’autres choses. Il n’avait pas vu un fouet dans toute la maison.

Ce jour là, un médecin était venu voir le maitre. Pour sa jambe blessée durant une bataille qui avait eut lieu au Nord avait-il compris. Le Nord, sa terre natal, la reverrait-il un jour ? Ici, il fait toujours tellement chaud. Les terres lui paraissent arides. Où sont les herbes sauvages et les marécages ? Tout n’est qu’olivier et petit sentier bien démarqué. Un ordre brusque le sort de sa rêverie. Il se fait de nouveau chasser, mais il n’a pas fait demi-tour que l’oncle de Marcus le rappelle, expliquant qu’Esca doit tenir son maitre durant l’opération. Les épaules de l’esclave se contracte, même si l’opération est nécessaire et salutaire, Marcus ne va-t-il pas lui faire payer ?

Le romain est placé sur une table sommaire, vaguement nettoyé. Le médecin l’attache fermement tout en expliquant qu’il devra lui ouvrir la jambe, lui ouvrir la blessure partiellement cicatrisé pour en retirer les morceaux de fers oubliés. Il ne faut pas que Marcus bouge. Esca se saisit de ses bras, se penche contre son corps et y met tout son maigre poids. Il observe gêné, les yeux noirs de Marcus. Le maitre observe l’esclave lui aussi. Il le trouve bien pâle, bien frêle. Lorsque son visage rougira de douleur, que chacun de ses muscles se tendront jusqu’à l’évanouissement, Esca ne lâchera pourtant pas. Démontrant une force bien réelle.

La plaie est nettoyée, lavée, recousue, re-lavée. Plusieurs esclaves viennent les aider pour transporter le maitre jusqu’à son lit. On rabat les couvertures sur son corps, laissant juste sa jambe abimée à l’air libre. Esca s’agenouille près du lit et passe patiemment un linge humide sur le visage de son propriétaire. Il ne doit pas laisser monter la fièvre. Elle pourrait le tuer ! Et s’il vient à mourir… Esca le rejoindrai sans doute bien-vite.

Les paupières papillonnent, dévoilant bientôt deux orbes d’un noir profond. L’esclave suspend son geste, ne pouvant s’empêcher pourtant de le regarder, les yeux dans les yeux. Il lui propose bien vite un verre d’eau, ce même verre qui tente tant sa gorge sèche. Il a reçue l’ordre de veiller son maitre, il n’a put sortir répondre à ses besoins naturels que lors des visites de l’oncle. Le brave homme passait tout de même une heure par jour à son chevet, mais cela ne suffisait pas, Esca était épuisé. Sa main trembla plus que jamais mais il réussit à ne pas renverser le dit gobelet d’eau. A peine désaltéré, le romain demande :

Me suis-je déshonoré ?

N’y-a-t-il que l’honneur qui compte pour lui ? Il est encore passé près de la mort ! Mais Esca doit lui avouer qu’il n’avait jamais vu un tel courage. Dans sa douleur, Marcus n’a pas laissé échapper la moindre plainte et inconscient, ce ne sont que des cauchemars qui sont venus perturber son sommeil.

Non, bien au contraire.

Esca ne sait pas s’il y a gagné de l’honneur, mais il offre sa confiance à cet homme courageux. Bientôt, il voudra se redresser, tenir sur ses jambes. Il pestera à voix haute, peut-être à cause de sa jambe faible qui lâchera sous son propre poids, à moins que ce soit contre son esclave qui n’a pas la même force brute que lui. Oh, Esca est fort ! Oui, il l’a bien observé. Il est vif, intelligent, intuitif et il a une force tranquille, masqué par une fausse nonchalance. Ses yeux aussi sont rapides, peut-être même plus qu’il ne pourrait le croire. Par contre, Esca n’est pas capable de supporter le poids de son maitre sur ses épaules comme une masse morte, sans flancher. Peu à peu, Marcus pourras se déplacer avec une seule béquille et viendra un jour où il pourra marcher sans, en boitant. Il ne pourra pas encore courir, pas encore sauter, pas non plus marché plus d’une centaine de mètre mais ce sera bien assez pour se rendre aux écuries et s’offrir de jolies parties de chasses à cheval.

La vie d’Esca deviendra alors plus agréable, moins ennuyeuse, plus joyeuse. Bien sur, coupé le ventre d’un sanglier fraichement abattu et rentrer les mains dans ses viscères pour le vider n’est en rien agréable, surtout lorsque l’on a que deux tuniques et que l’odeur s’accroche si bien aux vêtements ! Mais les chevauchées, le vent dans ses cheveux, la chasse et même les discutions avec Marcus qui semble de plus en plus le considérer comme un ami … c’est tellement mieux que d’observer un mur en silence, en attendant qu’on l’appelle !

En puis viendra le jour tant attendu -à moins qu’il ne l’ait craint ? – où la jambe de Marcus sera aussi solide qu’avant. Aussi forte, aussi rapide ayant pour seul défaut cette vilaine cicatrice. Viendra ce jour où Marcus ne pourra se satisfaire d’une vie d’attente, où il voudra de nouveau laver l’honneur de son père mais où l’armée lui refusera se privilège. Les gradés, blessés de guerre, n’ont pas à retourner sur les champs de bataille. Derrière une éloge on le remercie de ses services.

Ce jour là, Marcus se redressera et lancera une idée, une folie … partir au delà du mur d’Hadrien, avec son esclave pour retrouver l’aigle. L’oncle du romain tonnera, lui dira qu’il ne peut faire confiance en Esca. Après tout, ce n’est qu’un esclave ! Il fait ce qu’il fait parce qu’on le lui ordonne ! S’il passe le mur, Esca se retournera contre lui, il l’assassinera avant de repartir chez les siens.

La mâchoire de l’esclave se serre, il a offert le poignard à Marcus, il a scellé son destin. Il ne le trahira pas.  Marcus se tourne vers lui et l’observe de ses grands yeux noirs. Ils n’échangent pas un mot, pas un signe, juste ce long regard.

Deux jours plus tard, ils chevauchent en direction du Nord, en direction du Mur.

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Gynarchie vampirique

mai 26, 2011

-Prologue-

“Bella ! Alice ! Il est l’heure mes chéries.”

Esmée dit ça d’une voix douce et chaleureuse mais ses yeux glacés fixaient Alice, comme si elle était prête à passer à l’attaque dans la seconde. Une colère froide terrible émaner d’elle. Esmée était si calme et si douce en temps normal que ca faisait froid dans le dos !

Mais les deux jeunes femmes ne semblèrent pas y préter attention. Elle avancèrent jusqu’aux esclaves entièrement nus qui étaient enchainés là. Alice avait le regard pétillant et c’est en sautillant qu’elle se déplacait entre eux. Soudain, elle s’arrêta, faisant face à un vampire mâle, visiblement plus agé qu’elle, rendu fou par ses liens. Il hurle, force sur ses chaines, feule, menace… Alice reste devant lui, à sourire et d’une voix malicieuse elle lanca :

“Rosalie, puis-je t’emprunter Emmet quelques instants ?”

Rosalie qui s’était jusque là tenue dans l’ombre eut un petit sourire alors qu’elle poussait du pied son esclave en direction de sa soeur. Aquiescant silencieusement à sa demande. Emmet était un esclave fort et fier mais terriblement amoureux et soumis à sa maitresse. Rosalie n’avait d’ailleurs qu’un seul esclave et le lien qui les unis serait éternel !

Le soumis se leva, quittant les pieds de Rosalie, et s’approcha sans crainte du vampire rebelle. Alice n’eut à faire qu’un seul mouvement de main pour qu’il comprenne l’ordre… Certaine maitresse décidaient d’en passer par là parfois, il n’avait pas à juger cela bien qu’il détestait l’ordre donné. Il leva le poing et frappa encore et encore l’homme enchainé. Il brisa ses reins, ses jambes, acheva ses chevilles à coup de pied puis en remontant il lui broya la clavicule et lui meurtrit le reste du corps. Une fois fait, le vampire pendait misérablement à ses liens, incapable de tenir encore debout. Hurlant, couinant, suppliant.

Alice glisse ses doigts dans les cheveux blonds et observe son regard profond de prédateur. Ce sera un esclave magnifique, elle n’en doute pas une seule seconde ! Elle se retourne vers Bella pour voir si son amie à fait son choix. Mais Bella passait toujours entre les esclaves visiblement contrariée, aucun ne parvenait à trouver ses faveurs.

“Dis … ce blond que tu t’amusais tant à torturer, l’an passé… Qu’est-il devenu ?”

La voyante la regarda interloqué à présent et lui répondit qu’il était toujours en sa possession. Elle s’était lassée de lui.

“Si tu le veux, je te le donne mais il est devenu complètement fou. Je voulais l’abattre.
- Ne gachons pas. Je serai ravie de voir ce que je peux en tirer.”

Bella se posta finalement devant l’un des esclaves les plus soumis. Regard bas, torturé, épaule courbé, honteux, attendant les ordres, tout entier à l’écoute de sa maitresse. Oui, c’est exactement l’esclave qui lui fallait pour s’occuper du blondinet d’Alice.

“Parfait !”

Esmée les avait observée, heureuse et les avait félicité pour nos choix. Dans la minute qui suivit Alice libéra son esclave blessé qui tomba durement au sol. Sans plus s’en formaliser elle le traina au sol jusqu’à sa chambre rose. Juste avant les escaliers elle indiqua tout de même d’aller au troisième sous-sol, dans le cachot 18. L’esclave était enfermé là-bas. Elle cru bon de préciser également avant de partir :

“Il est complètement dingue. N’y va pas seule !”

Accompagnée de Rosalie qui était bien curieuse de voir l’esclave cassé d’Alice, d’Emmet et son nouveau soumis, Bella s’engagea dans le troisième sous-sol. Si dans les étages supérieurs on pouvait encore entendre de temps à autre des plaintes et des gémissements, ici tout n’était que silence. L’air transpirait d’angoisse et ce n’est que grâce à son ouïe vampirique que Bella parvenait à entendre les quelques signes de vie. Ces cellules n’étaient pas vide.

16… 17… 18.. Une petite porte usée par le temps, une serrure immense en comparaison de la porte et la clef dessus. L’intérêt étant d’empêcher les esclaves de sortir et pas les maitres de rentrer !

Le soumis de Bella se posta vaguement sur la droite alors qu’Emmet prenait la position gauche, près à intervenir pour aider leurs maitresses. Ces femmes ne sont pas là pour se salir les mains lorsqu’un esclave peut le faire ! Mais à l’ouverture de la porte, rien ne surgit, le monstre ne sortit pas de sa boite. Seul un corps mort tomba au sol devant les pieds de Bella qui haussa d’un sourcil, étonnée. La cellule ne faisait que 50 centimètres de l’un pour une soixantaine de large, autrement dit, c’était une espèce de cerceuil debout qui n’offrait rien de plus que l’espace vital, et encore …

Au pieds de Bella, l’esclave gémit doucement. Il n’avait plus que la peau et les os, signe d’une grande famine. Sans doute n’avait-il pas été nourrit de l’année. Pas nourrit depuis qu’Alice avait jugé qu’il ne présentait plus d’intérêt pour elle. Peut-être depuis plus longtemps …

La jeune vampire s’agenouille devant le corps blessé, elle passe ses doigts froid comme de la glace contre les cheveux blonds dévoillant ainsi un visage sale…

“Bonjour, Jasper… Tu m’appartiens désormais. Les règles sont simples : tu m’obéis, je te nourris.”

Seul un râle s’échappe de la gorge du condamné. Obéir… Il avait résisté à Alice pendant si longtemps, la punition avait été cruelle. Ce n’était plus un esprit rebelle qui l’empêchait aujourd’hui de se soumettre… C’était son manque de force, son esprit tout entier dirigé par la soif, sa crainte des femmes qu’Alice lui avait donné coups après coups, sa claustrophobie qu’il avait acquise au bout d’un an d’enfermement dans ce cercueil….

Esmée s’approcha de Bella et posa une main douce sur son épaule.

“Tu es allée chercher Jasper alors ?
- Oui… je l’ai installé dans un cachot du premier sous-sol.
- Bien, bien c’est très bien. Tu sais … Je n’aurais jamais du laisser faire Alice.
- Que veux-tu me dire Esmée ?
- Alice est … une dominatrice qui aime la souffrance plus que la soumission. Elle est cruelle et absolument pas adapté à un soumis tel que lui. Nous avons décidé de lui imposer certains vampires rebelles qui doivent payer leurs erreurs. Ca évitera la casse pour rien.”

Les deux femmes se taisèrent un instant, réfléchissant.

“Je ne sais pas comment faire avec lui.
- Il est arrivé affamé et incapable de se sevrer de sang humain. Alice a choisit de le sevrer totalement, ce qui aurait pu être une solution quoique violente si elle avait rétablit un régime animale en parallèle. Aujourd’hui il est affamé et persuadé qu’il va subir de la privation.
- J’ai prévu de le nourir à la récompense, pour qu’il apprenne à me faire confiance tout en retrouvant une alimentation normale. Je ne pense pas lui laisser la possibilité de gérer sa nourriture seul.
- Il a besoin d’attention et de droit, pas seulement de limite.
- J’ai aussi cet Edward dont je dois m’occuper. Je ne peux pas juste l’utiliser pour domestiquer Jasper…”

Toute deux soupirèrent en coeur.

Les femmes étaient parties, la menace de la souffrance directe s’envolant enfin tout comme une part de sa terreur. Il ne restait plus que la soif, horrible et brulante, et cette porte qui venait de se refermer sur lui. Il observa la cellule un instant, il avait la place d’être assis. En faites, il avait même la place de se coucher de tout son long ! Mais il craignait qu’elles reviennent, alors il restait replier sur son ventre dans un angle. Il leva la tête, lentement et pu constater que même le plafond était haut ! Il n’avait pas quitté un cercueil debout pour un cercueil couché… En faites, cette cellule pourrait même être confortable s’il osait prendre ses aises.

Il n’avait pas encore osé bouger lorsque la porte s’ouvrit en grincant, laissant pénétrer une vague lueur orangée venant du couloir. Bien sur, la vision vampirique, permet de voir dans la nuit mais au bout d’une année de nuit intense, la lumière était salutaire. Néanmoins, cette lumière signifiait également qu’il avait de la visite. Il se blottit davantage dans son coin.

Edward frémit en passant l’ouverture, il avait toujours crains les cachots comme tout les esclaves. Etre enfermé pour une durée non déterminé tout en ayant peur d’être abandonné par sa maitresse, il n’y a rien de plus stressant. Surtout quand la dites maitresse ne semble pas vous portez le moindre signe d’intérêt, mais heureusement, Bella le suivait de près. Elle glissa même sa main le long de son bras en signe de réconfort.

“Edward, voici Jasper. Jasper, Edward.”

Jasper trembla un peu plus violement. Alice aimait parfois jouer avec plusieurs esclaves. Il avait été plusieurs fois était passé à tabac par d’autres mâles de son espèce. Peut-être que sa nouvelle maitresse aimait aussi ce genre de torture ? Heureusement, elle ne venait pas accompagné d’Emmet. Ce géant était si fort qu’il pouvait briser ses membres d’un seul coup ! C’était arrivé quelques fois, mais la maitresse d’Emmet, Rosalie avait refusé qu’il recommence et c’était même disputé avec Alice. Suite à ça il avait échappé à une telle force, mais pas aux coups …

Edward observa l’autre. Il semblait aussi mal en point que la première fois mais bien mieux logé. Jasper ne semblait pas comprendre la chance d’avoir une maitresse qui s’occupait de lui, il aurait donné n’importe quoi pour que Bella lui accorde ne serait-ce que la moitié de cette attention !

Poussant Edward avec délicatesse, Bella finit de les faire rentrer. Ses deux esclaves semblant perdu dans leurs pensées, elle se racla la gorge et attaqua :

“Edward, à genoux. Jasper, met-toi à genoux à côté d’Edward.”

Dans la seconde les genoux d’Edward percutèrent le sol, ses mains se posèrent dessus sagement, la tête basse, il était redevenu la caricature parfaite du soumis. Jasper, lui, était toujours inquiet de la présence d’un autre mâle, mais en même temps … Bella avait dit que s’il obéissait il pourrait être nourri ! Il lutta pour se redresser et se laisser retomber sur ses genoux. Il souffla douloureusement mais il resta là, loin d’Edward, blottit dans l’angle.

“Jasper approche.”

Il trembla un peu plus violemment. Il ne voulait pas approcher de l’autre mais il avait envie de faire confiance à cette maitresse et croire qu’on lui donnerait quelques gouttes de sang pour son obéissance. Il gigota sur place puis, à quatre pattes, il s’avanca doucement mais resta hors de portée de main d’Edward.

“Edward, tu met tes mains dans le dos et pas bouger. Jasper, approche.”

Edward était déjà en position alors que Jasper hésitait encore. La maitresse sortit une bouteille pleine d’un liquide rouge dont la consistance rappelait celle du sang. Jasper fixa la bouteille et avant qu’Edward ne comprenne, l’autre se jeta sur leur maitresse, cherchant à lui arracher la bouteille. Bella s’attendait à la violence de la réaction, elle parvient à garder la bouteille tout en projetant l’esclave contre le mur le plus proche. Heureusement qu’il était faible, d’ici peu il aurait assez de force physique pour devenir très dangereux.

“NON ! Jasper, tu seras nourris si tu obéis ! A genoux à côté d’Edward ! Edward ! PAS BOUGER ! Je ne répèterai pas une fois de plus !”

Le vampire qui s’était relevé pour aider sa maitresse repris immédiatement la position demandé, honteux. Jasper couina doucement, son corps n’était que souffrance mais il rampa, comme il put, jusqu’à l’autre mâle. Il avait maintenant une raison d’espérer être réellement nourris. Il avait espoir. Il se posta alors à une trentaine de centimètres d’Edward.

“C’est bien, Jasper, très bien. A partir de maintenant, vous serez nourris ensemble, sauf si l’un de vous désobéis bien entendu. Pas de grognement, de vol de nourriture et encore moins d’attaque ! Edward, décalle toi, je veux que vous vous touchiez. Voilà, très bien.”

Elle sortit les deux bouteilles et ouvrit la première et l’offrant au blond, sans pour autant la lacher alors que la seconde rejoingnis les mains d’Edward qui but goulument le sang froid. Jasper avait visiblement du mal à accepter le contact avec Edward et toute cette proximité durant le repas, mais il avait enfin le droit de manger ! En retenant mal ses grognements il avala rapidement sa petite portion. Le goût était infame. Vraiment horrible. Du sang animal comprit-il. C’était néanmoins tellement plus que ce que lui avait permit Alice qu’il ne put qu’en être soulagé. Bella avait l’air de vouloir tenir parole !

Sans qu’il ne s’en appercoive vraiment, durant le repas, Bella avait commencé à carresser la tête blonde, jouant avec les mèches sales, l’habituant doucement à ce contact.

Edward les observait, triste au possible, sa maitresse ne jugeait pas son obéissance et sa soumission meilleures que celle du rebelle. Au contraire, elle était plus douce et plus tendre, avec lui. Il nota, vaguement soulagé, que les deux bouteilles contenaient la même quantitée de sang. Elle ne faisait donc pas vraiment de favoritisme n’es-ce pas ? Il avait peur … Peur d’être oublié, peur que Bella le trouve jaloux et le punisse, peur de ne pas être assez bien.

Arrivé au bout de la portion Jasper commença à fuir la main, tournant la tête pour éviter le contact.

“Je reviendrai dans quelques heures. Edward, tu restes ici.”

L’esclave releva vivement la tête, sa maitresse le mettait au cachot ?! Elle le gratifia d’une caresse sommaire dans les cheveux, sans plus d’explication. Edward remua mal à l’aise alors que Jasper avait regagné son angle et commençait à grogner, menaçant.

“Maitresse ?!”

Bella se retourna vers son soumis, il semblait inquiet et mal à l’aise. Mais elle ne lui offrit rien de plus qu’un sourire avec de prononcer durement :

“Jasper ! On ne grogne pas ! Soit sage un petit peu.”

Et la porte se referma, les plongeant dans un noir absolu où résonnaient encore les paroles sèches. Jasper grognait toujours, blottit dans son angle. Edward se calla de son mieux dans l’angle opposé, le plus proche de la porte.

-chapitre 1-

POV Bella

J’avancais rapidement dans les escaliers pour rejoindre le rez-de-chaussé. La détresse d’Edward avait été plus dure à gérer que prévue, néanmoins, si je veux obtenir de bon résultat il faut que je les traite tout les deux sur un pied d’égalité. Pour l’instant, ce sont deux soumis, deux esclaves qui viennent de rentrer en ma possession. Si je commence par faire du favoristime avec Edward parce qu’il est mieux éduqué ou si je commence à passer tout mon temps avec Jasper sans m’occuper d’Edward pour l’éduquer … On ne s’en sortirai jamais !

Notre maison à l’avantage d’être particulièrement grande. Elle a la forme d’une croix qui s’élève sur trois étages et qui compte autant de sous-sol. Le centre de cette architecture est destiné uniquement aux lieux communautaires. Au rez-de-chaussé on trouve un immense salon avec des pans de murs recouvert de livre, il s’agit de notre petite bibliothèque. C’est là que l’on nous ammène les nouveaux esclaves, là qu’on les choisit, là qu’on recoit nos invités… Rien de très personnel au final !

L’aile Sud est réservé à Rosalie, elle adore prendre des bains de soleil tout les matins. Elle y vit seule avec Emmet, je crois qu’elle a fait mettre un petit donjon, une immense salle-de-bain avec jacusi et tout ce qui s’en suit !

L’aile Nord est réservé à Alice et à ses nombreuses esclaves dont elle use et abuse. Je crois qu’à part des hommes enchainés et battu cette aile est surtout un immense dressing ! Malgré ses penchants pour la violence que je ne comprend pas vraiment, j’adore Alice, elle est adorable avec nous, charmante, attentionné, rigolote, attachante. Deux facettes opposés dans un même petit corps !

L’aile Ouest est réservé à Esmée. Esmée n’a qu’un seul soumis à temps pleins, comme Rosalie, mais de nombreux autres hommes passent entre ses mains. Elle s’occupe des dressages urgent et de remettre en état les esclaves les plus mal en point. D’ailleurs, là-dessus, elle peut compter sur son propre esclave, Carlisle, qui est “médecin”. Ce soumis est particulièrement étonnant je trouve, il a beau être toujours près à obéir, soumis à l’extrême, il garde une sérénité folle et il a l’air particulièrement heureux. Ils se sont bien trouvés tout les deux !

L’aile Est m’est réservé, non pas que j’en fasse grand chose ! J’ai fait installé de quoi me détendre, une autre bibliothèque beaucoup plus petite que celle de la maison mais contenant quelques classiques que j’affectionne ainsi qu’une salle toute particulière pour écouter de la musique. L’acouistique y est formidable et je peux parfois y rester enfermer trois jours d’affilé à savourer les mélodies.

C’est d’ailleurs là que je me rendais pour y rejoindre Esmée. Esmée est comme une mère pour nous, à la fois douce et aimante mais aussi froide et dure qu’il faut parfois l’être pour cadrer les choses. Et elle a une passion : la décoration. Ce qui tombait bien puisque ma petite aile allait bientôt accueillir deux nouveaux pensionnaires. Il fallait amménager, décorer, meubler leur chambre.

“Bellissima !
- Esmée, ne m’appelle pas comme ca. S’il-te-plait.”

Mais ma mère adoptive balaya ma réflexion d’un revers de main avant d’enchainer.

“Comment ca s’est passé alors ?
- Mieux que prévu au final. Jasper a du mal à obéir, il est affamé et près à attaquer mais il comprend vite. Avec un peu de patience, ca devrait aller. Le plus gros soucis c’est qu’une fois remis sur pied, il sera bien plus puissant que moi, ou qu’Edward et peut-être même Emmet. J’espère parvenir à le soumettre totalement avant.
- Et Edward ?
- Il ne le prend pas très bien. Je pense qu’il espérait quelqu’un qui le domine tout en le chouchoutant. Il a un certain orgeuil qui n’a rien à faire là.”

On continua à discuter durant une bonne demi-heure sur les méthodes d’éducation qu’il me faudrait employer avec Jasper, puis avec Edward et on revient sur l’alimentation à employer avec Jasper. J’avais dans l’idée que chasser lui ferait du bien, mais je ne pouvais pas le sortir de la maison sans prendre un gros risque qu’il ne s’enfuit.

Puis, enfin, on se mit au travail pour faire la chambre des garçons. Il s’agit d’une pièce assez grande, qui a la particularité de pouvoir résisté à la force brute de n’importe quel vampire. Autrement dit, une fois enfermé dedans, aucun de mes esclaves ne pourraient en sortir seul. Un avantage lorsqu’on a un petit rebelle. Mais après avoir fait vivre pendant si longtemps Jasper dans un minuscule réduit, je voulais qu’il puisse avoir l’impression d’avoir de l’espace et un espace “à lui”. Sur un carnet Esmée fit les premiers croquis.

Suspendu à un mètre cinquante du sol, on allait créer une “corniche”, une mini-mezzanine pour Jasper. Ainsi il dominerait la pièce, pourrait se “cacher” et avoir un véritable espace personnel. Dans le reste de la pièce, on prévu un canapé version “immense”, une table basse, une petite bibliothèque qui se réduirait à un meuble minuscule. Ils n’avaient pas besoin de plus puisque pour le moment il serait totalement vides. Je pourrai jouer à la récompense avec les livres et les distractions ainsi. On ajouta deux commodes, qu’il faudrait remplir de vêtement et une petite cabine de douche.

Les esclaves sont le plus souvent nus, on leur interdit toute pudeur, donc pas de soucis avec une douche commune.

“Pas d’espace personnel pour Edward alors ?
- Non, non, je ne préfère pas. Pas pour l’instant en tout cas. De toute façon, j’ai prévu une énorme récompense pour lui s’il est sage et obéissant. Ca remplacera l’espace perso et ca permettra de montrer à Jasper que quand on obéit tout va mieux.
- Edward va t’en vouloir …
- Edward doit apprendre que les choses ne sont pas acquises d’avance. Il doit apprendre à se soumettre à moi plus qu’à n’importe qu’elle autre et pas seulement lorsque ca l’arrange.
- Tu es dure avec lui … fait attention. Il n’a pas mérité d’être punit pour le crime d’un autre tu sais… Il n’a rien à voir avec lui…
- Esmée !”

Esmée se détourna, elle avait frolé de trop près la corde sensible, elle le savait. Je l’observais avec colère et douleur tout en comprenant qu’elle s’en voulait d’avoir laisser faire Alice et qu’elle ne cherchait qu’à protéger Edward. Mais il ne risquait rien avec moi, je serai peut-être plus dure que nécessaire mais il ne serait jamais maltraité “pour rien”.

“Excuse moi Bellissima. Bon ! N’en parlons plus. Veut-tu venir avec moi chercher les garçons, qu’ils nous préparent cette pièce dignement ?”

Les garçons comme les surnommé Esmée, sont des esclaves qui ont déjà été dressé par nos soins mais qui attendent leurs nouvelles maitresses. En attendant, ils nous servent pour les taches courantes de la maison.

Durant tout l’après midi les esclaves se chargèrent de façonner la pièce pour quel ressemble en tout point à ce qu’avait imaginer Esmée. De la mezzanine d’angle jusqu’à la fresque du plafond pour laquelle Rosalie donna un petit coup de main. Alice vient voir les travaux joyeusement et proposa de faire le shopping nécessaire pour les deux esclaves. Elle n’avait sans doute pas de mauvaise arrière-pensée mais elle avait tant traumatisé Jasper que je préfèrerai qu’elle ne s’occupe de rien qui le concerne.

Et puis … je sais déjà quel habit j’aimerai les voir porter… Pantalon noir, chemises noires, rouges, pourpres, mauves, blanches accompagné de chaussette noire, boxer noir et “chaussure de ville” pour Edward. Uniquement des tissus assez précieux et délicats. Quelques choses de classes et sérieux à la fois pour les rares fois où il aurait l’autorisation de s’habiller.

Pour Jasper quelques choses de plus sauvage et décontracté, à l’image de sa personnalité quelques part. Peut-être que je pourrais le transformé en cowboy ? Vous imaginez ? La chevelure blonde frisé, une chemise un carreau en partie ouverte sur un débardeur blanc, un jean délavé qui moulerait ses petites fesses … Ouhla Bella ! Tu pars en vrille là. Jasper c’est l’esclave affamé qui n’a qu’ue envie me réduire en bouillie dès qu’il en aura la force ! Pas de quoi fantasmer franchement…

Il fallut une nuit complète et une journée de plus avant que les préparatifs ne s’achèvent enfin ! Durant tout ce temps je choisis de ne pas redescendre voir mes garçons. Après tout, il allait devoir apprendre à vivre ensemble ! Autant qu’ils règlent leurs comptent dès le départ !

Je repris donc la route vers les cachots plus de 24 heures après leurs derniers repas. Edward devait tout juste commencer à ressentir les véritables effets de la faim, Jasper … Jasper n’avait sans doute pas été rassasié.

A peine la porte du cachot ouverte, Edward se jetta à mes pieds, pleurant, suppliant, implorant ma clémence alors que Jasper s’était réfugié le plus loin possible. La faim avait déjà fait plier Edward, alors que je n’avais même pas chercher à jouer avec…

“Jasper, vient ici. Tout va bien Edward, soit sage.”

J’avais préparé deux colliers capable de retenir des vampires et deux laisses fines, servant plus d’apparat qu’autre choses. Je passais alors le premier collier, bleu marine, au cou d’Edward puis y reliait la laisse que je laissais tomber devant lui. Il ne fuierait pas de toute façon.

“Jasper, vient !”

Malgré l’ordre répété, le vampire restait tappi dans l’ombre… Bella rentre dans la cellule et s’approche de lui.

“Vient Jasper. Tu dois avoir faim encore … Tes blessures ne sont pas guéries. On a préparé une chambre pour vous deux dans mes appartements. Soit tu obéis, soit je reviens te chercher dans un mois.”

C’était assez dur, n’es-ce pas ? Je frémissais à la seule idée de devoir refermer la porte sur lui, de l’affamer un mois de plus, de l’abandonner à ses peurs. D’un autre côté si je voulais avancer l’argument de la faim pour le faire plier, je ne pouvais pas le menacer de trois petits jours … Il m’observait visiblement curieux et inquiet.

“Une chambre … ?”

Je décidais de m’approcher de lui et je passais le collier à son cou tout en racontant :

“Une grande pièce avec un endroit rien que pour toi et un canapé. Si vous êtes très sage tout les deux, vous aurez quelques livres en plus du sang.”

Pas la peine de se retourner pour savoir qu’Edward l’observait, le regard plein d’espoir. Jasper semblait plus perplexe, comme si j’étais entrain de raconter un mensonge vraiment bizarre, qu’autres choses.

“Voilà, tout va bien se passer. Je vais prendre la laisse et on va monter tout les trois à l’étage et je vous emmenerai dans votre chambre.”

-chapitre 1 bis-

POV Edward

La porte s’était refermé sur nous, nous plongeant dans le noir. Jasper, l’autre esclave, grognait, soufflait, feulait … Il mit longtemps à se calmer. Très longtemps. J’osai pas bouger de peur qu’il ne m’attaque, il avait l’air complètement dingue après tout.

Mais les secondes se transformèrent en heures et peu à peu la faim commença à me bruler la gorge, me rendant nerveux.

“Elle va pas nous laisser là heins ?”

Ma question, timide, eut le don de m’énerver et de le faire rire.

“Qu’es-ce que tu crois !? Elle décide. Si elle le veux, elle ne viendra jamais te chercher.
- nous chercher ! On est dans le même bateau je te signale !”

Il n’avait plus rien dit et je n’avais plus osé parler non plus durant un moment. Un long moment. Très long moment. La faim se faisait de plus en plus présente et de plus en plus pressente. Ma gorge n’était plus que brasier. Et soudain, je me retrouvais contre la porte à frapper de toute mes forces en hurlant. Il avait été sur moi presque aussi rapidement. Il m’avait jeté de l’autre côté de la pièce en sifflant :

“SILENCE ! Que croit-tu qu’il se passera si elle revient à cause de tes cris ?”

Je m’étais tut choqué.

POV Jasper

Rien n’était différent… Enfermé et affamé comme toujours. La cellule était plus grande, la maitresse plus douce et la solitude moins pesante près d’autres vampires … Mais je suis toujours enfermé et affamé.

Voir l’autre souffrir des premiers jours de faim était cruel. Ca me replonge dans des souvenirs que je préfèrerai oublier. En prime il n’a aucun sens de l’auto-préservation, il hurle, cherche à se faire remarquer… Tout le contraire de mon désir que l’on me laisse tranquille bien que j’ai une peur bleue d’être de nouveau oublié dans un cachot.

Et puis, finalement, la porte s’ouvre. Elle me nourrit tout en exigeant, en obtenant, une douce soumission. Le collier se referme autour de mon cou, je ne dis rien, la promesse faite me parait irréelle mais me voilà bientôt autorisé à la suivre, autorisé à quitter les cachots.

-chapitre 2-

POV Bella

Jasper s’arrêtait tout les trois mètres, sondant autour de lui, aussi inquiet que curieux. Le soleil semblait lui bruler les yeux. Je les conduit d’une main douce mais ferme au travers des couloirs jusqu’à mon domaine. Cette sortie s’éternise un peu, c’est bien normal, mais elles doivent rester une denrée rare et apprécié à leurs juste valeur !

Nous voilà enfin devant la chambre des garçons. Je craignais un peu qu’Alice n’écoute pas ma demande et ne vienne voir comment se portait son ancien souffre douleur. Je n’avais encore aucune idée de la réaction du vampire face à elle, mais je préférai qu’il s’abandonne, même partiellement, à moi avant de tenter une telle confrontation.

“Entre.” dis-je en retirant la laisse d’Edward, lui laissant simplement son collier. Je me tournai finallement vers Jasper qui semblait juste abasourdi par ce qu’il voyait.

“Jasper. Rentre dans la chambre. Maintenant.”

Il obéit doucement mais semble … inquiet ? Ne devrait-il pas être heureux ? Je retire la laisse et il se frotte la nuque, visiblement géné par le collier.

“Je vous laisse vous décrasser. Pas de bagarre. Si vous cassez, je ne remplace pas.”

Sur ces bonnes paroles, je referme la porte. Les revoilà enfermé.

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Ne pas sombrer

mai 26, 2011

Auteur : Diri-chan

Fandom : Twilight

Note : J’ai lu quelques fanfictions Bella X Jasper que j’ai adoré mais elle prenait toute la relation entre eux deux dans le même “sens” et j’ai eut l’idée de l’employé un petit peu à contre-pied. En espérant que cela vous plaise.

Actuellement 20 chapitres prévus. Le deuxième est tout juste commencé. Le rythme de publication dépendra donc de mon inspiration, qui est assez aléatoire ^^

Genre : dramas, aventure et romance.

Ne pas sombrer …

Chapitre 1 :

Les boucles blondes de la vampire se collent à son visage, son mari en travers du dos, sa sœur dans les bras, elle se démène pour les conduire jusqu’à leur véhicule qui n’est qu’à quelques kilomètres de là. Elle ne veut pas les abandonner, ni l’un, ni l’autre, mais derrière elle, si proche, elle entends la respiration lourde du loup-garou. Elle accélère encore si c’est possible.

Bientôt, elle arrive à la voiture. Elle jette sans ménagement ses proches dedans et démarre aussi vite que l’éclair. Elle est encore trop lente, elle le sait. Si seulement Edward … Mais Edward n’est pas là. Il n’y a plus qu’elle. Et dire que cette partie de chasse avait si bien débuté. Les pneus crissent sur la chaussée, elle passe les vitesses à tout allures et le compteur semble sur le point d’exploser.

Derrière elle, sur la banquette arrière, elle entends sa sœur gémir. Elle gémit un prénom : Edward. Les mains de Rose serrent encore davantage le volant, prenant à peine garde à ne pas le briser. Elle n’a pas put ramener Edward… Elle n’a pas put… Il était déjà trop tard. Frénétiquement, elle observe ses rétroviseurs mais elle n’y voit que la forêt noire dont ils s’éloignent à toute vitesse. Elle semble si calme que même eux si sont fait berner. Ils se sont tous fait avoir.

Rose entends encore la voix chantante d’Alice dire à Jasper : “Ne t’inquiète pas. Je n’ai pas eut la moindre vision, ce ne sont que deux jours de chasse. On va bien s’amuser”. Jasper avait maugréé, il devait aller en ville faire faire des nouveaux papiers pour la famille, il ne pouvait les accompagner. Il n’avait jamais aimé laisser Alice partir sans lui.

Mais les deux jours de chasse s’étaient transformés en cauchemars.

Ils avaient choisit ce lieu car il était éloigné de toute habitation, éloigné également des autres clans de vampire et qu’il offrait une grande diversité animale. Après tout quitte à ne manger que du tofu, autant varier les qualités et les origines comme le disait si bien Edward ! Et Emmet attendait avec impatience de découvrir ce nouveau “terrain de jeu”… Seul ombre au tableau : l’absence de Jasper mais il ne voulait pas gâcher les plaisir de ses frères et sœurs et ils pourraient toujours y retourner ensemble.

Dès la première heure, ils avaient su que quelques choses ne tournait pas rond. Les animaux étaient rares et étonnamment sur leurs gardes pour une zone aussi peu chassé. Alice avait assuré une nouvelle fois ne pas avoir eut de vision et Edward avait conclut qu’il devait y avoir beaucoup de braconnage dans cette zone. L’explication avait satisfait tout le monde, après tout, Alice les avait toujours prévenus en cas de danger.

Au fil des heures, ils avaient oubliés le problème. Emmet faisait un concours stupide avec Edward pour savoir lequel d’eux deux pourraient attraper la plus grosse prise. Alice ressemblait à un véritable singe tellement elle était habile dans les arbres et Rosalie se promenait sous les feuillages, profitant par moment d’un rayon de soleil fugace qui réchauffé sa peau, la faisant scintillait. Ils étaient heureux tout les quatre.

Et puis … Alice avait crié. Elle s’était même laissé tomber de son arbre. Immédiatement, Edward était arrivé, suivit de près par le couple. D’une voix étonnée et inquiète, la voyante avait décrété “qu’il y avait un problème” et “qu’il fallait rentrer immédiatement”. Mais lorsque ses frères et sa sœur lui demandèrent pourquoi, elle ne sut pas répondre. Ils firent donc demi tour décidés de retourner à la voiture.

C’est Rosalie qui sentit en premier la piste. Plus tard, elle la décrira comme : “une odeur de chien mouillé mélangé à l’odeur de la pourriture et de la mort.” Une mauvaise odeur. Une odeur de malheur. Peu à peu, les vampires s’apercevront qu’ils sont encerclés par différentes pistes du même type. On les suit. Pire, une embuscade pourrait leurs être tendues !

Avec un certain calme, ils avaient décidés d’éviter les pistes, de ne pas mélanger les odeurs, de ce dépêcher, de courir et de fuir cet endroit. Aucun d’entre eux ne l’avaient dit, mais ensuite, chacun avait sentit l’étau se refermer sur eux. Aucun n’avait été surpris lorsque l’attaque s’était produite. La seule surprise, ce fut l’ennemi.

En un instant, Edward était tombé, brisé en mille morceau. En aussi peu de temps Alice avait été blessé, sauvé par la force brute d’Emmet qui n’avait pas résisté longtemps. Seule Rosalie avait eut le réflexe de fuir, emmenant sa sœur et son époux avec elle. Abandonnant Edward lorsqu’elle avait vu ce museau ensanglanté fouillé ses entrailles, le promettant à une mort certaines, quoiqu’elle fasse.

Dans la voiture Rosalie s’affole toujours. Elle observe son téléphone portable, espérant retrouver du réseau au plus vite. Espérant pouvoir prévenir Carlisle… l’appeler au secours. A côté d’elle, Emmet se remet de ses blessures. Il revient à lui.

“Que …”

Mais Rose lui colle un téléphone contre l’oreille et lui ordonne d’appeler immédiatement Carlisle. Encore un peu hagard, il obéit. Ce n’est qu’en se retournant qu’il comprend qu’Alice est en grand danger…

note : Pas très contente de ce premier chapitre ce qui m’agace prodigieusement ^^ J’espère seulement que je réussirait mieux les suivants.

Auteur : Diri-chan

Fandom : Twilight

Genre : dramas, aventure et romance.

Ne pas sombrer …

Chapitre 2 :

Alice reste là, couchée sur le flanc, haletante. Le poison est dans sa chaire, dans ses veines, il est trop tard, elle a été contaminé. Tout n’est plus qu’une question d’heure. Carlisle a répété l’explication quatre fois à Jasper avant qu’il ne semble réellement comprendre. Qu’il semble comprendre qu’elle ne peut pas être sauver.

Le vampire s’était alors déplacer avec lenteur jusqu’à sa femme. Il avait glissé ses doigts contre la peau de son visage, la caressant. Avec une douceur infinie, il s’était assis près d’elle et penché contre son oreille lui murmurant des mots d’amour.

Seule Esmée avait semblé voir toute la douleur se répandre sur les traits du vampire et c’est avec la voix emplit de sanglot qu’elle avait osé dire : “Nous allons les perdre tout les deux.”

“Jasper …”

Le vampire se tends, à l’écoute de sa bien-aimée. Sa voix est faible et éraillé, seul sa nature de vampire intervient pour lui permettre de l’entendre.

“Jasper, il faut que tu m’écoutes … j’ai besoin de toi.”

Alice saisit sa main et ferme les yeux. Elle semble soudain absente mais ses yeux bougent à tout allure sous ses paupières. Elle a une vision. Elle revient à elle quelques secondes, un sourire triste s’étend sur ses lèvres fines et craquelés, elle referme les yeux, provoquant de nouvelles visions, encore et encore.

“Alice, calme toi. Arrête, s’il te plait. Il faut que … que tu te reposes…”

Un sanglot lui échappe.

“Jasper, je t’aime plus que tout. J’ai besoin de voir Bella. S’il-te-plait.”

Le blond ferme les yeux douloureusement, se penche sur sa femme et embrasse son front, tachant de faire passer tout son amour à travers ce baiser. Puis il se lève avec lenteur et rejoins Esmée qui tient dans ses bras la petite humaine si fragile dont le cœur s’est brisé en apprenant la nouvelle … Apprenant qu’Edward ne reviendrai plus.

A travers son pouvoir, Jasper a bien du mal à supporter cette peine supplémentaire. Il saisit le bras de Bella, peut-être un peu trop durement, et ne retient pas son grognement lorsque Esmée fait mine de s’interposer.

En moins de temps qu’il n’en faut pour le réaliser, Jasper à conduit Bella jusqu’à Alice. Il laisse les deux femmes seules quelques minutes, conformément aux souhaits de son aimée. Il reste là, contre la porte, hagard. Si seulement les vampires pouvaient pleurer… Mais ils ne peuvent pas.

Sans vraiment le vouloir, Jasper entends un morceau de conversation.

“Je te le promet …”

puis c’est un cri qui retentit. Inquiet il ouvre la porte et s’immobilise devant une scène irréelle. Alice a cédé à la tentation. Alice a mordu Bella, ses dents sont profondément enfoncé dans son cou. Jasper reste figé, l’envie du sang le prend par les tripes.

Mais le cri n’a pas alerté que Jasper. Emmet arrive à vitesse vampirique et tire Jasper en arrière. Rosalie et Carlisle se jette sur Alice mais rien ne parvient à lui faire lâcher prise … Rien d’autres que le poison qui circule dans ses veines.

La petite vampire toujours pétillante et souriante s’éteint lentement. Jasper se libère et se rue à ses côtés. L’agonie dure quelques minutes encore durant lequel le vampire ne cesse de répéter son amour.

Bien après qu’elle se soit éteinte, il reste là, à tenir sa main fragile entre les siennes couvertes de cicatrices. Il n’a pas été là pour la protéger. Perdu dans son monde de culpabilité il reste complètement hermétique aux hurlements de douleur d’une Bella en pleine transformation.

note de fin : Voilà un petit chapitre bien court (même si je vous promet que je fais des efforts de ce côté là) mais très important pour la suite. D’ailleurs durant le dernier chapitre, nous revivrons ce chapitre du point de vue d’Alice, que de révélations à venir !

Auteur : Diri-chan

Fandom : Twilight

Genre : dramas, aventure et romance.

Ne pas sombrer …

Chapitre 3 :

note : Pour ceux qui se demande “pourquoi Alice a mordu Bella”, vous allez avoir le droit à différentes théories dans ce chapitre… mais vous ne serez qu’elle est la vraie qu’à la fin ! A vous d’essayer de deviner ! ;p Je serai ravie de lire vos théories ^^

Premier jour

Elle sent avec une exactitude douloureuse chaque pores de sa peau, chaque millimètres de son être. Tout son corps semble à vif, écorché, ce n’est pourtant pas le cas. Ce n’est que cette maladie qui prend le pas sur son corps. Elle n’est qu’entrain de mourir à son tour.

Dans une panique totale, Bella s’aperçoit que dans la mort elle ne pourra pas rejoindre Edward. Pire, elle s’en éloignera plus que jamais. Elle aimerait protesté, demander à se qu’on la vide de ce venin, elle a fait une promesse à Alice. Elle veut bien la tenir mais pas au prix de l’immortalité.

Elle se cambre, se retourne, les spasmes musculaires la secoue et sa gorge se déchire à cause de ses hurlements. Elle se déchire tellement que le gout du sang se repends dans sa bouche un peu en avance.

Dans sa douleur elle est tombé au sol. Ses cheveux se sont répandus sur son visage, lui barrant la vue un instant. Esmée les a remit en place et lui a murmuré des mots rassurants comme seule une mère en est capable. Carlisle a vérifié son état avant de décrété :

“Il est trop tard … On ne peux plus inverser la transformation.”

Il regarde ses “enfants”, un par un. Il observe Emmet, le géant tendu comme un arc, qui surveille Jasper. Il observe Jasper qui semble avoir sombrer dans un monde de douleur. Il observe Rosalie qui semble avoir une seule envie : s’écrouler puis sa femme, sa chère et tendre. Qu’est devenu leur famille en si peu de temps ?

Durant quelques instants, il reste là, perdu. Jusqu’à ce qu’Esmée le rappelle à l’ordre, Bella a besoin d’aide. Jasper également.

Second jour

Durant une journée et une nuit Jasper n’avait laissé personne s’approcher d’Alice sous peine de grognement. Ils étaient assez menaçants pour prouver qu’il y aurait eut attaque si l’autre avait insisté … Et soudain, Jasper se redresse. Il soulève le corps d’Alice et sans un regard pour personne il quitte la maison. Il part.

Troisième jour

Carlisle descend de la chambre qu’ils ont attribué à Bella. La transformation n’est toujours pas achevé, elle souffre toujours. Ses hurlements ont cessés tôt dans la matinée mais son corps souffre toujours. Ses muscles convulsent presque.

En bas, il discute avec les survivants de la famille. Jasper n’est toujours pas ré-apparu… Ils ne sont même pas sur qu’il revienne un jour. Emmet et Rosalie ont traqués sa piste, de crainte qu’il ne commette l’irréparable, mais Jasper avait si bien brouillé sa trace qu’ils n’avaient pas la moindre idée de sa localisation. Était-il seulement encore dans le pays ?

Rosalie est nerveuse, ses cheveux sont mal coiffés mais elle n’y prend pas garde. Son ton est inquiet.

“Qu’es-ce qu’on fait ?”

Emmet rit nerveusement, sa femme est douée pour mettre les pieds dans le plat. Mais au final … durant trois jours, ils ont tout fait pour s’offrir du délai supplémentaire.

Esmée avait appelé Charlie, elle lui avait dit qu’ils partaient faire du camping et avait invité Bella a les suivre. Un joli mensonge. Bientôt, il faudrait décider de “quoi dire” à Charlie. Si Bella mourrait officiellement, Charlie s’effondrerait et les Quileutes estimeraient sans doute que le traité avait été rompu, déclenchant une guerre.

A coté de ca, Bella allait devenir une nouvelle née. Elle serait dangereuse et guidée par sa souffrance. Il fallait décidé d’où aller, de quoi faire… Tout les vampires avaient fait ce chemin mental et tous en était arrivé à une conclusion différente.

Esmée d’une voix inquiète avait tout de suite rappelé :

“Où qu’on aille, quoiqu’on décide, il faut qu’on reste dans des endroits que Jasper connait ! Il doit pouvoir nous rejoindre.”

Les autres vampires ne répondent pas mais tous se disent qu’un chasseur tel que Jasper n’aura aucun mal a les retrouver si jamais il le décide. C’est d’une voix emplit de tristesse que Carlisle se joint au débat.

“La transformation s’achèvera dans la nuit … peut-être demain. Bella sera guidée par sa peine et nous ne sommes plus que quatre pour pouvoir la maitriser si cela s’avère nécessaire.”

Emmet fait rouler ses muscles, il sait qu’il va en avoir besoin ! Mais il a également les pieds sur terre.

“On est trop près de la ville. La tentation va être trop grande et si on doit la courser, il faut qu’on est de la marge.

- Et pourquoi pas la maison d’Alaska. Jasper la connait. Elle est éloignée de tout. Par contre, pour Charlie … c’est à Bella de décider.”

Esmée hoche de la tête gravement face à la proposition de Rosalie. Carlisle, en bon chef de clan, reprend les choses en main et organise tout pour que ce soit le plus fonctionnel et rapide possible.

Emmet va préparer les voitures, Rosalie s’occupe des affaires de Bella, d’Emmet et des siennes. Esmée s’occupe des affaires Carlisle, des siennes ainsi que du matériel médical. Carlisle prépare le transport de Bella et de régler quelques détails par rapport à leurs arrivées en Alaska.

Tout se passe à vitesse vampirique et bien vite tout est près pour le départ.

En haut Bella s’est calmée. Bientôt, elle se réveillera, mais ils seront dans une maison totalement différente. Tout sera différent…

note de fin : Encore une fois pas satisfaite, je n’arrive pas à rentrer dans mon histoire comme je le voudrai. Pourtant je n’ai pas de difficulté particulière à l’écrire et je suis plutôt inspirée :-/ Ca me laisse perplexe ^^

a venir au chapitre suivant : On va retrouver Jasper, Bella va se réveiller et … vous verrez bien :p hihihi suspens suspens ^^

Auteur : Diri-chan

Fandom : Twilight

Genre : dramas, aventure et romance.

Ne pas sombrer …

Chapitre 4 :

note : On m’a demandé ce que je reprochais à cette histoire… A elle, rien. A moi … je me reproche de ne pas parvenir à lui offrir son “écho”, à lui offrir une puissance qui ne soit qu’à elle. Je n’y parviens pas encore, mais je n’abandonne pas pour autant.

C’est comme “trois petites pierres” voyez-vous ? Trois petites pierres dans un jardin zen, sur un plan d’eau. Ces trois petites pierres représentent l’excellence pour moi, la perfection. Mais trois petites pierres ne représentent rien si on ne ressent pas l’étendu de la quiétude du lieu. Si on n’entends pas jusqu’au tréfonds de ses tripes le bruissement dans les feuilles qui s’agitent au vent ou qu’on ne voit pas les lumières qui passent entre les feuillages. Ça ne vaux rien sans le bruit des cailloux sous nos pieds.

Le monde est fait de sens et de sentiments. Les descriptions, je comprend leurs importances et je tente vraiment de travailler dessus. Mais j’avoue qu’une histoire qui ne parvient pas à faire naitre des papillons dans le ventre, à faire battre un cœur plus rapidement … Elle perds beaucoup de sa valeur à mon sens.

Je ne sais pas si je suis parvenue à m’expliquer correctement ^^ Ce n’était pas évident :)

Ne pas sombrer

La pluie s’abat sur la terre stérile. Les pierres délavés n’offrent aucun abris. Il n’en cherche pas d’ailleurs. Il marche simplement. Non, il erre. Son esprit est prisonnier des limbes. Ni vivant, ni mort. Son corps marche encore alors qu’il ne pense plus. Son esprit s’est figé à l’instant même où Alice l’a quitté. Comment aurait-il pu en être autrement ? C’était sa raison de vivre, d’avancer, de continuer. C’était sa lumière dans ce monde. Son espoir.

Dans sa marche lente, il ne se rends même plus compte qu’il sème la mort, que sa route est sanglante. Il décime des villages. Il y pénètre sans s’en apercevoir et les traverse sans lever le visage. Mais si quoique ce soit le frôle, le ramène un instant à ce monde cruel, il devient fou de rage. Son corps bouge tout seul, attaque, se nourrit. Puis, lorsque plus rien ne vie, il retourne à sa marche silencieuse.

Il ne se retourne jamais vers les paysages désolés qu’il crée. Il n’observe pas ce sang … tout ce sang … Le sang n’a plus de gout. S’il osait lever les yeux, il subirait la colère d’Alice. Elle avait cru en lui, elle ne l’avait pas jugé, juste aimé et accompagné.

Il entends encore sa voix lui murmurer : “Ça va aller Jasper, tu ne lui feras rien.”

Mais l’enfant, les parents de l’enfant, les voisins de parents, les voisins de voisins, les chiens des voisins, les chats errant du quartier … Tous gisés sur la grande place. Montagne humaine ruisselante de sang. Les autres prédateurs ne s’approcheront pas tant que son odeur était là.

“Ça va aller Jasper, tu ne lui feras rien.”

Jasper aurait aimé pouvoir pleuré, mais ne pouvant pas, il reprit seulement sa marche silencieuse. Renfermant son esprit au plus profond.

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On aurait pu croire que la souffrance physique passé, les hurlements déchirants auraient cessés. Seulement la douleur mentale avait prit le relais et Bella s’était effondrée. Le besoin nouveau de se nourrir, sa transformation faites de force, la mort d’Edward et d’Alice, la perte de son père qu’elle ne pourrait plus revoir, le déménagement, la disparition de Jasper … c’était juste trop.

D’abord, Bella hurle son chagrin, sa douleur et sa peur. Elle griffe les murs, arrache la tapisserie et des plaques entières de plâtre. Elle fracasse les meubles et déchire les rideaux. Mais elle a perdu sa condition humaine, elle ne peut plus trouver le soulagement dans l’épuisement physique.

Et puis, soudain, comme une évidence, Bella eut soif. Qu’importe les animaux ou les parties de chasses qu’Emmet lui proposait. Elle voulait du sang humain. Rien d’autre n’importait. Elle se remémora sa discussion avec Rosalie, repensant à son ton lorsqu’elle le lui avait dit. Ça avait sonné comme une malédiction et s’en était une. Peut-être l’aurait-elle mieux vécut après d’Edward, entourée d’amour… Ou peut-être que son souhait était tout simplement fou, depuis toujours.

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Crissement. De la neige sous ses pas. Les rivés au sol, il ne s’en était même pas aperçu.

La neige … Un sourire lui échappe. Il revoit encore Alice dansait dans la neige fraiche du matin. Alors que personne n’y avait encore laissait d’empreinte. Elle riait. Le rire d’Alice, cette douce musique, il ne l’oublierait jamais. Elle était gravé au plus profond de lui. Alice aimait danser dans la neige, elle aimait savoir qu’elle avait laissé une trace qui s’effaçait au temps. Elle disait que c’était ce qui l’a rendait réelle… Avoir une éternité et pouvoir être oublier. Elle n’était pas qu’une pierre, elle vivait. Car seul ce qui vit s’oublie.

Mais Alice n’avait pas eut l’immortalité… Alice était partit, elle l’avait quitté. La fureur reprend son droit, emplit ses veines, provoque mille frissons avant qu’il n’explose. Une odeur vague. Il la suit, la pourchasse. L’animal meurt sous les coups brutaux, ses os craquent, le sang se repends. Jasper n’a pas faim mais il se nourrit tout de même.

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Bella court à toute vitesse, peut-être aurait elle put égaler Edward ? Sans doute pas .. Edward était partit courir plus loin que le temps, plus loin que tout. Il était définitivement hors d’atteinte. Elle ne retient pas son hurlement de rage, de douleur et de peur.

Elle accélère, le vent fouette son visage et lui ramène une odeur. Une odeur de sang. Elle s’arrête, tout entière en alerte. Elle tends le nez vers le ciel à la recherche de la fragrance. Elle n’observe pas l’étendue blanche qui se dévoile à elle, ni les montagnes noires qui se dessinent à peine à l’horizon. Tout ca n’a aucun importance. L’important c’est le sang.

Elle reprend sa course, suivant la piste. Derrière elle, elle entends Emmet qui arrive suivit de près par Rosalie. Ils doivent avoir peur qu’elle ne commette “l’irréparable”. Mais Bella ne les attends pas. Pris dans sa course folle elle arrive sur les lieux du crime, l’origine de la piste.

Un prédateur a tué cet ours. Il est encore là, penché sur sa victime, accroupi. Ses bras, sa bouche, ses cheveux, ses vêtements sont pleins de sang. D’une mèche qui lui barre le visage, Bella observe le sang s’égoutter avec lenteur. Elle entend le souffle brusque du prédateur alors qu’il retire son bras de la carcasse encore fumante. Elle l’observe se concentrer sur elle alors qu’elle même n’est plus que tourné vers l’appel du sang.

Rosalie et Emmet arrivent au milieu de cette scène étrange. Ils observent un instant ce paradis rouge et blanc. Ils observent le sang chaud faire fondre la neige tendre, puis le cadavre horriblement mutilé de l’animal.

Dans un cri horrifié, Rosalie murmure un prénom : “Jasper”.

Le prédateur pose ses yeux rouge sur elle, près à l’attaque. Après tout, elle vient de l’appeler … n’es-ce pas ?

.

.

note de fin : Je suis plus contente de ce chapitre que des précédants et en plus Jasper est de retour ! J’avais hâte ^_^ En espérant que ce chapitre vous ai plu !

a venir au prochain chapitre : Premier rapprochement entre Bella et Jasper :)

Auteur : Diri-chan

Fandom : Twilight

Genre : dramas, aventure et romance.

Ne pas sombrer …

Chapitre 5 :

note : En effet Alice n’a pas transformé Bella pour rien, mais ce n’est pas uniquement pour la protégé qu’elle l’a fait. Ce choix a énormément d’incidence, mais vous allez les découvrir au fur et à mesure et ce n’est qu’à la fin qu’on reviendra sur la morsure et les choix d’Alice. J’espère que cette partie là de l’histoire vous plaira :)

Ne pas sombrer

Bella observe la scène avec difficulté. L’envie lui broie les entrailles mais elle se retient. Rosalie l’aide en lui montrant tout son soutien a l’aide d’une simple main sur son épaule. Mais qu’es-ce que ce soutien par rapport au besoin de sang ?

Face à elles, Jasper est assis sur le tapis devant la cheminée. Esmée avait décidé, dès qu’ils étaient arrivés dans cette maison qu’ils avaient besoin d’un lieu de calme et de repos. Elle avait entretenu le foyer, comme s’il était un phare dans la nuit. Les flammes crépitent doucement, mais le moindre craquement de bois provoque un sursaut général. Le tapis moelleux, beige, est entrain de se couvrir de sang. Mais la mère ne dis rien, elle fais passer une éponge humide sur les muscles tendus du vampire. Elle s’arrête au niveau de son cou alors que Jasper laisse échapper un grognement menaçant.

Carlisle reste à quelques mètres de là, le plus détendu possible. Il ne faut surtout pas que Jasper identifie quelqu’un comme un ennemi, sans quoi il risquerai d’attaquer. Jamais le chef du clan n’aurait cru que Jasper aurait pu autant perdre pied. Il frémit de voir sa femme si près d’un prédateur, mais Jasper fait partit de la famille et il ne veut pas le perdre à son tour.

Jasper se calme doucement et l’éponge reprend sa course. Douce et chaude contre sa peau. Quelques gouttes roulent le long de son cou pour aller se perdre sur son torse qui parait quasi imberbe à l’œil humain. Mais Bella qui a les yeux posaient sur ces gouttes d’eaux n’est plus humaine. Elle observe les grains de la peau de l’homme, elle voit toutes les cicatrices même les plus fines qu’elle n’aurait jamais pu voir avant et ces poils, à peine un duvet blond à l’apparence soyeuse. Mais plus que tout c’est ce sang coagulé qui l’attire… ce brun anciennement rouge qu’elle a envie de déguster. Emmet pose brusquement sa main sur son épaule pour la rappeler à l’ordre. Ce n’est pas le moment de craquer.

“Jasper …”

Le vampire se retourne en grognant, agressif vers son chef de clan, mais il n’attaque pas au grand soulagement d’Esmée qui se trouve entre les deux vampires. Mais que cherchait donc son mari pour prendre de tel risque ?

“Tes yeux sont rouges.”

Ça a le mérite de calmer le vampire, de le ramener à son état de statue. Le silence se fait maître des lieux … longtemps. Mais qu’est le temps lorsqu’on est immortel ? La patience deviens une vertus pour tous, puisqu’on ne risque plus de gaspiller son temps. Cette pensée fait doucement sourire Bella, elle se souvient encore d’une époque où elle était tellement stressé de gaspiller son temps, de ne pas vivre assez pleinement, qu’elle le perdait davantage encore. Puis soudain, une idée glace le sang de Bella, plus qu’il ne l’est déjà : elle n’a plus rien à faire de sa si longue vie. Edward avait dit : “Tu es toute ma vie maintenant.”, il en était de même pour elle … sans lui, elle n’a plus de vie. Elle devrait mourir définitivement. Et dans la seconde qui suit, elle se remémore sa promesse. La promesse qu’Alice lui avait arraché avant de lui prendre son humanité. Peut-être est-il temps d’apprendre à se maitriser et de tenir sa promesse ? D’ailleurs en parlant de ca…

“J’ai faim.”

Tous se tournèrent d’un seul bloc vers elle, hormis Jasper bien entendu. A une autre époque, elle aurait viré au rouge pivoine.

“Rosalie … ca te dit une partie de chasse entre fille.”

La belle blonde hoche difficilement du chef, tout en essayant de rassurer Emmet qui semblait des plus inquiets. Mais si Bella ne voulait pas que le sang humain … mmmiam … tourne à l’idée fixe elle avait plutôt intérêt à bien s’alimenter côté animal. “Pour Edward” se répéta-t-elle comme mantra une nouvelle fois.

Dans la maison d’Alaska, Emmet et Carlisle se tiennent assez loin du prédateur pour qu’il ne se sente pas acculé ou agressé mais ils l’observent avec un certain désarrois. Esmée tient toujours son éponge, à présent sèche, elle aimerait lui nettoyer le visage qui est toujours ensanglanté. Mais il ne lui permettrai pas. Il s’est déjà bien contenu jusque là et mieux valait en rester à une réussite que de provoquer une catastrophe à vouloir tenter la chance.

Aucun d’entre eux ne parvient à suivre les pensées du vampire. La folie ne l’a pas atteins, même s’ils en doutent, ce n’est que la douleur qui l’a envahi. Mais tout au fond de lui, deux petites voix s’entremêlent et font jaillir de nouveaux sentiments…

“Ça va aller Jasper, tu ne lui feras rien.”

Il avait déçu Alice, ses yeux sont rouges. Rouge sang… et Bella est la dernière chose qu’Alice a choisit de laisser sur terre. Bella est la dernière trace d’Alice, alors que toute les autres empreintes se seront effacés comme la neige fond au soleil, Bella a une chance d’immortalité. Elle est importante, Alice l’a décidé ainsi.

Une nuit est tombée puis le soleil s’est vaguement levé, comme il ne sait le faire que dans ces régions. Bella est revenue avec Rosalie, ses yeux toujours dorés. Carlisle était partit dans son bureau. Emmet et Esmée était partit chassé. Le monde continuait d’avancer, de bouger, de vivre alors que lui n’avait pas battu les paupières une seule fois. Ses muscles n’avaient pas tressaillis. Il n’avait pas déglutit. Son immobilité était trop parfaite pour suggérer un seul instant que la vie coulait toujours en lui. Pourtant, il n’était que perdu dans ses pensées …

C’est l’odeur du sang qui l’avait ramené à lui. Un vampire avait ramené une proie, un animal. Plus précisément un mouflon reconnut-il. Bella posa la proie devant lui, achevant le beau tapis beige d’Esmée, et lui dit d’une voix forte :

“Il faut que tu manges.”

Voyant qu’il n’esquissait pas le moindre geste, elle ajouta :

“Tu ne peux pas mourir de faim. Ne te fais pas souffrir pour rien.”

Mais si Jasper ne mange pas … Il ne grogne pas non plus, contrairement à ce qu’ils ont pu observer la nuit même lorsque Emmet s’est approché. Ce qui est plutôt bon signe pour elle. Alors, elle s’installe auprès de lui, très proche et elle se met à parler. Elle lui raconte sa chasse, ses premières chasses, son réveil. Elle tait la douleur de sa transformation. Elle remonte jusqu’aux derniers mots d’Alice sans dévoiler pour autant la promesse qu’elle avait faites. Parler d’Alice lui fait mal mais elle espère sortir Jasper de son état d’immobilité parfaite.

Jasper arrête de respirer en entendant le nom de sa douce. Alice… sa belle Alice… sa douce Alice… son Alice… Durant quelques secondes, son émotion lui échappa et se répandit autour de lui. Bella hurla de douleur et chaque membre de la famille accourut à son secours. En quelques secondes, tous était là prêt à l’attaque, ils ressentirent tous ses sentiments, sa douleur avant qu’il ne reprenne le contrôle de son don.

Emmet serra convulsivement Rosalie contre lui alors que cette dernière enfouit sa tête contre son torse. Esmée serra ses bras contre son cœur en suffoquant. Carlisle tentait de la réconforter de son mieux. Bella, elle, n’est tourné que vers Jasper. Comment fait-il pour retenir autant de sentiment ?

La réponse est là, juste sous ses yeux, Jasper n’y parvient pas.

.

.

note de fin : Alors, des avis ? :)

a venir au prochain chapitre : Jasper commence à bouger et on rentre un peu plus dans l’action ^^

Chapitre 6 :

Des jours et des jours étaient passés, des jours d’immobilité avec quelques incidents d’émotion lâchés sans aucun contrôle dans la maison. Ces sentiments si puissant parvenait à mettre tout le monde à genoux jusqu’à ce que Jasper parvienne à se reprendre en main. A refermer la brèche.

Mais personne ne lui en voulait … Non. Ils tenaient tous à lui, de façon différente mais tout aussi sincèrement.

Bella est celle qui passe le plus de temps avec lui. Elle lui raconte ses entrainements pour maitriser son pouvoir. A quel point ca la fatigue mais également son bonheur de quelques instants lorsque parvient à faire le moindre progrès. Malheureusement … malheureusement elle n’a personne avec qui s’entrainer réellement. Elle essaye de ne pas penser à Edward … ca lui ferait beaucoup trop mal. Elle pense alors aux pouvoirs de Jasper. Si seulement il voulait bien tester … mais au vu de ses difficultés récentes à retenir ses propres émotions, il n’est pas question de lui demander de tester au risque qu’il ressente sa douleur à elle…

Parfois, elle se retourne, persuadée qu’il va apparaitre d’une seconde à l’autre, qu’il va la prendre dans ses bras et qu’elle lui dira surprise :

“Ça n’existe pas ce genre de chose.”

Mais qu’il lui répondra, plus réel que jamais :

“Ça existe dans mon monde.”

Bella a beau se retourner, Edward n’apparait pas. Il n’apparaitra plus jamais. Il lui manque tellement. C’est dans une de ces ambiances où la mélancolie à prit le dessus sur tout le reste, que Jasper bouge pour la première fois depuis son retour. Ses yeux sont assombris par le désir. Ses mouvements sont sec, nerveux, vif trop pour un œil humain en tout cas. D’une voix assombri par la colère et la douleur il murmure qu’il n’y a plus rien pour lui ici. Il s’enfuit en courant aussi vite que le vent, Bella n’a pas le temps de prévenir qui que ce soit, elle part à sa poursuite. Jasper court vite, moins vite qu’elle mais il a plus de facilité à se mouvoir, plus l’habitude…

Il saute d’arbres en arbres pour éviter un fossé immense alors qu’en dessous, Bella se voit contrainte de slalomer entre les troncs. Il s’arrête quelques secondes et grogne méchamment comme pour engueuler sa poursuivante. Mais elle continue, elle accélère même, sans le vouloir elle a reconnu le lieu vers lequel Jasper se dirige. Il est nécessaire de l’arrêter ! Le plus vite possible.

Alors qu’il est entrain de préparer un nouveau saut, que tout ces muscles sont tendus à l’extrême, elle bondit et l’intercepte. La chute est rude pour tout les deux et un combat s’engage presque aussitôt. Jasper a le dessus, bien évidement. Mais Bella fait tout pour le ralentir, elle ne cherche pas à l’attaquer, ni à gagner ce qui est assez déstabilisant pour son adversaire. Elle parvient à gagner assez de seconde pour qu’Emmet qui a entendu leur départ précipité remonte leur piste arrive jusqu’à eux.

Il est reçu avec une certaine violence. Plusieurs coups sont échangés avant que Jasper ne se mette à hurler :

“Laissez-moi les tuer !”

Emmet comprend soudain où va Jasper. Il se rappelle avec une précision horrible de la chasse, de sa perte de conscience, de ce qu’il avait ressentit en comprenant qu’il n’avait pas réussit à les protéger … Il saisit Jasper par les épaules et le secoue brutalement :

“ARRÊTE ! Tu vas te faire massacrer !

- ET ALORS ?”

Un silence angoissé réponds à ce cri, jusqu’à ce que le géant lui réponde d’une voix étranglé par l’émotion : “On ne veux pas te perdre toi aussi.”

Bella observe ce major qui a gagné tant et tant de bataille qu’il s’est perdu. Elle ne connait pas assez bien son histoire pour comprendre, mais elle voit que sans Alice, Jasper n’a plus aucune raison de vivre. Il n’a plus aucun but si ce n’est celui de la venger. En réfléchissant à toute vitesse, elle cherche une parade … quelques choses pour donner à Jasper une raison de vivre le temps de lui faire reprendre pied.

“Je te propose un marché.”

La nouvelle-née observe Emmet en espérant qu’il accepte. Ce dernier semble comprendre car il ne dit rien.

“Je parlerai aux autres et on se joindra à toi pour venger Edward et Alice à condition que tu me promette de tout faire pour survivre … car c’est ce qu’Alice aurait voulu.”

Jasper considère un moment la proposition puis acquiesce. Il se laisse emmener sans opposer de résistance, près à tout pour pouvoir venger sa douce.

interlude :

Bella avait regardé au fond des pupilles noires du vampire brisé et elle l’avait entrainé à sa suite. Elle pose le cd et appuie délicatement sur play. Elle lui murmure de ce laisser entrainer par les paroles, de ne pas chercher à comprendre, de laisser sortir ses émotions. Il ferme les yeux un instant et c’est une déferlante de douleurs qui emplit la pièce.

La jeune vampire sent cette vague frappée de plein fouet son bouclier si peu entrainé, elle fait de son mieux pour le maintenir en place et la musique commence.

“Des images me reviennent

Comme des souvenirs tendres

D’une ancienne ritournelle

Autrefois en décembre”

Mains contre mains, paumes contre paumes, ils commencent à valser. Chacun à un souvenir si différent. Bella revoit Edward rire, ils sont en pleins milieux de la forêt. Ils se promènent, heureux. Jasper revoit Alice, sa chère et tendre danser pour lui comme elle seul savait le faire. Le charmer et l’emmener avec elle. Il revoit son sourire si doux.

“Je me souviens il me semble

Des jeux qu’on inventait ensemble”

A chacun d’entre eux, c’est la partie de base-ball qui apparait soudain. Le tonnerre qui gronde en fond, l’air qui parait devenir électrique et plus aucune retenue. Seulement le jeu.

“Je retrouve dans un sourire

La flamme des souvenirs

Doucement un écho

Comme une braise sous la cendre”

Les traits de Bella se détendent et soudain, on s’appercoit qu’ils étaient tendues dans une grimace de souffrance si légère qu’elle passait innapercu. Elle était pourtant là, juste sous leurs yeux.

Les coins des lèvres de Jasper se relève doucement, à peine en réalité. Il sourit. Bella rouvre les yeux alors qu’elle n’avait même pas eut conscience de les fermer et murmure…

“Un murmure à mi-mots

Que mon cœur veut comprendre”

Jasper l’interroge du regard, même lui n’a pas compris. Il a seulement cru … entre son nom.

“Je me souviens il me semble

Des jeux qu’on inventait ensemble

Je retrouve dans un sourire

La flamme des souvenirs

De très loin un écho

Comme une braise sous la cendre”

Bella referme les yeux et lui répète… “Lorsque Alice m’a mordu… elle m’a demandé de lui promettre une chose. Elle s’inquiètait pour toi.

- Quel promesse ?”

Mais Bella se tait de nouveau…

“Un murmure à mi-mots

Que mon cœur veut comprendre”

“Quel promesse Bella ?

- Il faut que tu vives. Sinon je ne pourrai pas la tenir. Alice voulait que tu vives…”

Jasper ferme les yeux, pourrait-il trahir la volonté de sa femme ? Non… Non, sans doute pas. Elle l’aimait. Il en était certain. Alice l’aimait. Elle ne pouvait vouloir que le mieux pour lui. Elle ne le condamnerai pas à une vie d’errance et de malheur.

“Une ancienne ritournelle

Loin du froid de décembre”

Main contre main. Paume contre paume. Front contre front. Ces deux êtres qui souffrent accepte de se relacher, de s’abandonner à l’autre le temps d’une chanson…

A suivre ..

Note : Voilà, n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé ;)

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le Familier

mai 25, 2011

Auteur : Diri-chan
Base : Harry Potter
Couple : invité mystère X Harry

note : petit prologue d’à peine 600 mots, mais les chapitres suivants sont beaucoup plus long, rassurez-vous !

Le Familier

-prologue-

Harry écoutait Hermione lui réciter d’une voix docte tout ce qu’elle savait sur les familiers, mais il ne pouvait pas détacher son regard de celui-ci. Un familier. Son familier ? Peut-être bien, il se reconcentra sur le discours de son amie.

“Comme tu le sais, les familiers sont des créatures qui sont liés à un sorcier. On ne choisit pas son familier, il ne choisit pas son maître, c’est la nature de ta magie et de la sienne qui font le lien. Dès la naissance d’un familier le lien se créé, d’ailleurs, en 1736 après la bataille d’Oegle, une groupe de sorcier a tenter de dénaturer ce lien en intervenant avant même qu’il ne se forme, avant la mise bas. Mais les liens trafiqués rompent dès les premières heures tuant le familier. Cet essai a fait un tel scandale que plus personne n’a jamais tenté de le trafiquer de nou…
- HERMIONNE ! Harry a sans doute besoin d’autres infos tu crois pas ?
- Ha ! Heu… oui.. oui. Tu ne peux pas t’en débarasser à moins de le tuer. Le lien n’a pas put être trafiqué. Ils ont utilisés un sort de magie blanche, assez rare mais simple et fiable, pour te trouver et te l’emmener. Le sort suit simplement votre lien. Ah, et ceux qui l’ont élevés ont envoyé un carnet contenant tout son parcours.”

Hermione lui tendit le carnet qu’Harry récupéra rapidement avant de le feuilletter. Dedans y était noté chaque heures, chaque sorts, chaque pratique qu’ils avaient employés pour l’élever.

Ron soupira, sa meilleure amie à une culture sorcière particulièrement étendue du au nombreux incroyables de livres qu’elle dévorait chaque jour mais elle s’arrêtait à ses achats chez Fleury et Bott et à la bibliothèque de Poudlard. Autrement, rien de bien étendu sur la culture des Sangs Purs. Il ajouta donc à titre d’explication.

“Ecoute Harry … Les gens qui ont fait ca sont sans doute une très bonne famille de Sang Pur.
- Très bonne !? Comment peut-tu dire ca ?! Tu l’as vu ?!!!”

Le Familier face à eux retient à grande peine un très long frisson lorsque la voix de son maitre s’éleva, en colère. Hermione lui lanca un regard compatissant, tout en invitant Harry au calme en désignant le familier d’un long regard plein de sous-entendu. Le jeune homme repris plus doucement, mais toujours aussi furieux :

“Ron, franchement tu l’as vu ?
- Harry … Les Familiers sont conscidérés comme des animaux, c’est une honte pour cette famille. Une terrible honte. Ils ont fait tout ce qu’ils ont fait uniquement pour te plaire et pour que tu ne les cherches jamais, pour cacher cette naissance.”

Hermione les regardait d’un air désaprobateur, elle avait beau savoir d’avance qu’il n’y avait pas d’autres choix, qu’un familier ne peut être heureux qu’auprès de son maître et qu’il se laisserait mourir loin de lui si personne ni prenait garde… Elle avait beau savoir tout ca, rationnaliser du mieux possible ce qu’il se passait, elle sentait son sang bouillir et une aigreur lui remonter le long des intestins alors que sa bouche se remplissait d’un goût amer. C’est au moment où elle n’allait plus supporter la vue du Familier qu’Harry explosa :

“Ce n’est pas un animal, c’est un ETRE HUMAIN !!!!”

Derrière, le familier se recroquevilla davantage sur lui même, cachant son visage derrière ses cheveux blonds.

Auteur : Diri-chan
Base : Harry Potter
Couple : invité mystère X Harry

note : Qui est l’invité mystère ? Plein d’indice dans ce chapitre ;)

Le Familier

-chapitre 1-

“Harry, on est de ton côté, je te jure mais s’il te plait, calme-toi ! Tu le terrorises.”

Harry darda un regard de feu sur le jeune homme qui regardait ses pieds en tremblant. Il sursautait à chaque fois que quelqu’un prenait la parole mais il semblait recevoir les cris d’Harry comme de véritables gifles. Son visage restait pourtant froid, inexpressif malgré ses gestes trahissant sa peur.

“Il faut que tu lises ce carnet, que tu vois ses habitudes… si tu veux lui offrir une vie décente ! Tu ne peux pas le rejeter, il mourrait. Alors assume-le correctement … s’il-te-plait.
- Je suis pas un mosntre Herm… C’est juste, si soudain.”

Harry soupira bruyamment, s’attirant des regards noirs de ces deux meilleurs amis. Il saisit le carnet et l’ouvrit. En première page, il y avait un bilan de compétence réalisé le jour même.

Carnet du familier

Bilan de compétence
réalisé le 12 janvier 1997

Information physique

né le : 5 juin 1980
taille : 1m70
poids : 51 kilos

Apprentissage courant

langue parlé : français
écriture : non acquise
lecture : non acquise
mathématiques : apprentissage des nombres à l’oral de 1 à 10

hygiène corporelle : de base
politesse : de base

Apprentissage magique

baguette magique : aubépine, crin de licorne, 25 cm

arithmancie : non acquis
astronomie : non acquis
botanique : apprentissage des sujets relatifs aux plantes suivantes : branchiflore, bubobulb, mandragore et livèche, acquis
cours de défense contre les forces du Mal : programme de la première année de l’école de Beaux Batons observé, non acquis.
divination : non acquis
étude des moldus : non acquis
étude des runes : non acquis
histoire de la magie : non acquis
magie noire : non acquis
métamorphose : capacité d’invisibilité acquise
potion : potion de soin acquis jusqu’à la 5ième année de l’école de magie de Beaux Batons.
sortilège: sortilège de défense et de guérison acquis jusqu’à la 5ième année de l’école de magie Beaux Batons.
soin aux créatures magiques : non acquis
vol sur balai et autres moyens de transports magiques : non acquis

diplôme obtenu : -

Harry releva la tête en murmurant d’une voix blanche :

“Il a bientôt dix-sept ans, il ne parle pas anglais et il n’a quasiment rien appris…
- Il ne pourra pas venir avec nous en cours alors ! Peut-être pourrais-tu demander au Professeur Dubmedore de l’admettre avec les premières années ?
- Hermione, c’est un familier, pas un ami ! Il aura besoin de rester près de toi Harry.”

Harry soupira bruyament tout en se levant. Il s’approcha de du jeune homme tremblottant qui ne parlait semble-t-il pas la même langue qu’eux. Il le détailla en silence. Un visage fin, un ligne noble mais trop maigre pour lui rendre honneur. Ses cheveux blonds cendrés, tombés sur son visage et sur son dos. Ils étaient sales et embéllés, à croire que “l’hygiène corporelle de base” ne comportait pas le fait de se laver les cheveux ou de les coiffer. Génial… nouveau soupir las. Nouveau tremblement inquiet. Le dos du Familier semblait dur, tendu à l’extrême sous l’effet du stress.

Derrière eux, Hermione avait saisit le carnet qu’elle étudiait avec passion tout en laissant échapper des grognements indignés à intervalles réguliers. Au bout d’un certain temps, elle déclara :

“Harry, d’après ce que je lis, il a subit des castigares à répétition.
- Des quoi ?
- Castigare, c’est un sort noir qui cause des douleurs localisés. Ses muscles doivent être tendus et douloureux en permanence. Il faudrait lui fournir des potions pour les détendre durant un moment.”

Le Familier avait sursauté violemment en entendant le nom du sort qui le blessait si souvent. Il réprima un frisson de terreur -avait-il déjà fait assez d’erreur pour mériter d’y être soumis ?- tout en s’étendant encore davantage au sol en signe de soumission. Il ne comprenait rien de ce que disait ces gens, il n’arrivait pas à savoir quoi faire… Le maitre était près de lui, il se sentait lié. Devait-il le suivre ? Ou attendre de comprendre un ordre ? Ses instructeurs n’appréciaient pas les initiatives.

Harry posa une main sur son épaule, il observa la peau pleine de crasses tout en sentant les muscles tendus au possible. Le visage du Familier se tordit de douleur, chaque contact lui était douloureux. Ses nerfs étaient à vif et il était si peu habitué à être touché qu’il en avait peur.

Décidant qu’il était temps de quitter le parc pour rejoindre la tour des Gryffondors après être aller voir Dumbledore pour lui demander conseil, Harry se détourna pour partir. Hermione lissa sa robe d’un geste rapide de main tout en restant plongé dans le carnet. Ron semblait plus que mal à l’aise de la présence du Familier. Ce dernier resta prostré au sol, incapable de prendre la moindre décision jusqu’à ce que Harry le saisisse par le haut du bras et le fasse se lever.

En se tournant vers Hermione, il lui demanda comment il s’appelait … mais cette dernière eut beau fouiller, aucun nom n’était indiqué. Ron répondit pour elle :

“Ils n’ont pas du le nommer, tu peux lui choisir un nom.
- Pas le nommer ?!
- Les Familiers sont conscidérés comme des animaux, la plupart en sont vraiment ! Ses parents ont du estimer que c’était à son maitre de le nommer et pas à eux.”

Harry ferma les yeux, décidément, tout cela l’agacer de plus en plus. Il tira plus vivement le Familier vers lui, ce dernier trébucha à moitié avant de se ressaisir. Il avait beau être debout, il gardait le dos courbé, la tête basse comme s’il était honteux. La poigne d’Harry sur son bras lui faisait vraiment mal mais il ne se permit pas le moindre murmure, le moindre gémissement. Et bientôt il se retrouva dans les couloirs de Poudlard. Il y avait pleins d’élèves qui se tournaient vers lui mais il ne semblait pas les remarquer.

Ils finirent pas arrivés au bureau de la chef des Gryffondors, le Professeur McGonagall qui écouta leur histoire sans un mot avant de se lever pour les amener voir le professeur Dumbledore. Dans le bureau de ce dernier, une discussion acharnée débuta. Ils étaient tous d’avis qu’il ne fallait en aucun cas séparé un familier de son maitre mais sa présence ne dérangerait-elle pas les autres élèves ? Ne représenterait-il pas un danger ? Devant l’immobilité totale du Familier ils finirent pas décider qu’il était suffisament bien éduqué pour pouvoir tester durant une semaine de cours.

Le Professeur Dumbledore leur donna enfin congé et ils repartirent aussi vite qu’ils étaient venus. La poigne d’Harry s’étant à nouveau refermé sur le bras du Familier.

Ils furent bientôt dans une salle couleur de sang. Grande, pleine de monde qui l’observait avec des grands yeux. Tout était si bruyant mais il resta silencieux au bord des sanglots. Hermione redonna le carnet à Harry tout en expliquant qu’elle irait à la bibliothèque.

Il se laissa conduire bien sagement par Ron et son maitre à travers des escaliers et finit dans une pièce plus petite, pleine de lits. Dès qu’on le lâcha, il se laissa tomber à genoux, soumis.

“Il a l’air épuisé…
- Ouais, carrément.”

Sous les yeux du Familier s’étendaient de grandes cernes, la fatigue et le stress faisaient trembler ses mains. Le maitre s’agenouilla devant lui et lui parla dans cette langue étrange a laquel il ne comprenait rien. Il n’osa qu’une seule fois regarder, perdu, le maitre. Harry observa ses yeux avec stupéfaction. Le Familier sans-nom avait des yeux gris, qui semblait traversé d’éclair noir. Un véritable orage. Et en leur centre, tout autour de la pupille, il avait un dégradé menant progressivement au jaune. Ce détail là était la marque des familiers.

Harry soupira à fendre l’âme avant de se dire qu’il fallait qu’il prenne ses responsabilités. Les Familiers ne sont pas une plaie mais un véritable cadeau. Ils combattent et protègent leurs maitres, ils vivent heureux ensemble. Certes, il aurait préféré le plus effrayant des fauves ou plus sauvages des dragons qu’un humain… mais tout celà ramène uniquement au statut de mammifère. La magie avait semble-t-il décidé que seul cet homme pourrait lui correspondre. Ce n’était pas le choix de son rêve, même s’il semblait être là un incroyable honneur qui allait attirer le respect autour de lui mais il fallait l’assumer.

Il le redressa en faisant semblant de ne pas voir la grimace de douleur qui s’imprima alors sur les traits fins du Familier et il le mena aux douches.

Le maitre fit couler un peu d’eau devant lui, tout en expliquant d’une voix las :

“Eau. C’est de l’eau. Répète, s’il-te-plait. Eau.”

Le Familier se tenait droit, tremblotant toujours sur ses jambes. Ses lèvres étaient craquellées, il devait souffrir de la faim et de la soif, mais il était trop sale au goût d’Harry pour se préoccuper de ça en premier.

“Eau. Eau. De l’eau.”

La scène dura plus de dix minutes lorsque Harry perdit patience, était-il débile ou quoi ! C’est pas possible de ne pas être capable de répété une seule fois un mot aussi simple que “O” ! Ron qui observait la scène du lit essaya de lui expliquer :

“Harry… les Familiers “normaux” sont plus intelligent que la moyenne et semble très bien comprendre leurs maitres. Par contre, les rares Familiers humains ont tous été … particulièrement débile je crois, comme s’ils étaient réellement rabaissé au niveau d’un chien ou d’un chat…
- Il a apprit des sorts de 5ième années de Beaux Batons ! Il peut pas être aussi débile que ca quand même.
- Franchement, j’en sais rien mais d’ici demain Hermione aurait lu toute la section des Familiers, elle nous dira… Par Merlin ! Quoiqu’on fasse on va subir un exposé de dingue…”

Tout en souriant à la remarque de Ron, il abandonna l’idée de lui faire répété. Il désigna sa robe de sorcier tout en disant “robe”, puis celle du familier qui était bien sale et élimée et il répèta “robe”. En fermant à moitié les yeux il la lui retira, sans que le jeune homme n’oppose de résistance ni ne se cache de ses mains, restant simplement nu face à son maitre, comme si c’était normal. Harry le poussa rapidement sous la douche et lui montra brièvement comment régler la température avant de la laisser sur une position tiède légèrement chaude.  Puis il referma la porte et jetta la robe sale dans la poubelle la plus proche. Même s’il était bien plus fin que lui et plus petits, ses robes devraient allés. Au moins le temps qu’il aille au Pré-au-Lard l’habiller.

20 minutes plus tard

Ron et Harry discutait joyeusement de Quidditch. Ils essayaient de comparer les différentes techniques des attrapeurs pour savoir laquelle était la plus efficace, lorsque Neville rentra tout curieux dans la chambre.

“Eh ! Harry, on m’a dit que tu avais reçu un Familier ?”

Harry poussa un long soupir, il n’avait pas pensé à ca mais maintenant … en plus d’avoir la notoriété d’être le Survivant, sauveur du peuple sorcier, tueur de troll sauvage, gagnant du tournois des trois sorciers et j’en passe … il était devenu “propriétaire d’un Familier extrènement rare”. Il aurait eut un tigre à l’espèce disparue qu’il aurait été moins observé sans doute.

30 minutes plus tard

Alors que Neville expliquait : “Ma grand-mère m’a dit que l’espèce d’un Familier représente la force de son propriétaire. Au plus il est rare, au plus le maitre est fort.”, trois elfes de maison apparurent. D’une voix couinante ils demandèrent à Harry s’il désirait qu’ils installent un lit pour son familier, ceux à quoi Harry acquiessa, demandant également s’ils pouvaient apporter une petite collation malgré l’heure qui se faisait tardive. Bientôt, tout le monde remonterait dans le dortoir, il était même étonné qu’ils n’aient pas déjà cédé tous à la curiosité comme Neville.

35 minutes plus tard

Un nouveau lit, proche de celui d’Harry, avait été installé. Un plateau froid était posé dessus. Devant le lit, une malle vide avaient été apporté.

Dans la salle de bain, la douche coulait toujours, mais celà commencait à faire long. Harry observa un long moment la porte fermée, se demandant s’il devait faire sortir son Familier ou si avec toute la crasse qu’il avait sur le corps il ne valait pas mieux lui laisser du temps. Comme s’il pensait à la même chose, Ron demanda si ca ne commencait pas à faire longtemps qu’il était sous la douche, décidant alors Harry à se lever.

“Euh, excuse-moi. Tu as bientôt fini ?
- …”

Pas de réponse ca l’aurait étonné. La porte n’était pas verrouillé de l’intérieur, seulement rabattue, alors Harry osa y jetter un coup d’oeil, s’empêchant seulement de regarder vers le bas de peur d’y voir une partie intime. Mais il ne vit personne alors il ouvrit la porte surpris pour observer la cabine entière et découvrir le Familier recroquevillai sur lui même dans un coin, tremblant de froid et visiblement toujours aussi sale malgré les traces d’eaux qui avaient fait couler la crasse par endroit. Sans s’occuper de sa robe qui allait finir tremper, Harry rentra et éteinds l’eau. Il n’avait visiblement pas changer la température et elle était devenue fraiche.

Il ferma les yeux un instant, le jeune homme ne pouvait pas être idiot que ca, n’es-ce pas ? Mais quand il rouvrit les yeux, la scène n’avait pas changé. Le Familier grellotait de froid et de peur, sans oser bouger, toujours aussi sale.

Harry ralluma l’eau, la rendant simplement plus chaude sans s’occuper des sursauts de terreur de son Familier. Il le saisit par le bras et le soumit à l’eau tout en le frottant. Son dos, son ventre, ses bras, son visage. Il passa rapidement le gant de toilette sur son sexe, détournant le regard, furieux de devoir faire cela, puis sur les jambes de l’homme. A leurs pieds de l’eau noire s’écoulait.

Harry finit trempait, maugréant, de mauvaise humeur. Il saisit une serviette dehors et enroula le Familier dedans avant de se sècher d’un sort. Il était sortit le temps de se sècher et de saisir une robe, sa plus petite, qu’il pourrait lui prêter et il ne fut pas surprit de le retrouver, dégoulinant et immobile à l’endroit où il l’avait laissé.

Il marmona : “A croire que tu es vraiment l’idiot du village toi…” avant de l’habiller. Il saisit sa main, à la peau blanche pleine de cicatrice si petite qu’il n’y prit pas garde, et l’entraina dans le dortoir. Les autres gars étaient montés, cédant à la curiosité.

Et bientôt les questions fusèrent : “Comment il s’appelle ?”, “Quel âge il a ?”, “Il fait vraiment tout ce que tu veux ?”, Harry les observa désabusé et répondit : “Pas de nom, 16 ans et non, il ne parle pas anglais…” Ceux à quoi on lui répondit qu’en même temps, il ne devait pas être particulièrement intelligent pour se retrouver Familier. La première fois que Ron lui avait dit que les familiers humains étaient idiots, à peine une grosse demi-heure avant, il ne l’avait pas cru, mais maintenant il commençait à se poser de sérieuse question. Il l’avait amené s’asseoir sur le lit, face au plateau et l’avait même invité à manger… et il restait là immobile.

Insupportable.

Auteur : Diri-chan
Base : Harry Potter
Couple : invité mystère X Harry
note : “dialogue en anglais”, “dialogue en français”

Le Familier

-chapitre 2-

Il suivait son maitre, en silence, la tête basse, honteux de ne pas comprendre ses demandes. Honteux de ne savoir le satisfaire. Triste et honteux mais également apeuré, la punition risquait d’être terrible non ? Il n’avait pas dormit de la nuit, n’en ayant pas reçu l’ordre et il était épuisé, mais si c’était la volonté du maitre, tout allait bien n’es-ce pas ? La soif qui lui avait craquelé les lèvres se faisaient de plus en plus forte. Il n’avait pas bu dans la douche : pas le droit. Pas touché au plateau puisque son maitre ne l’y avait pas invité non plus. La torture avait été dure, il avait passé la nuit, épuisé, face à ce plateau tentateur sans jamais céder. Pourtant en se réveillant, le Maitre n’avait pas parut fier mais plutôt en colère.

Le matin même, Harry s’énervait à essayer de lui faire enfiler des chaussettes et des chaussures. Depuis quand n’en avait-il pas eut au pied ? Une éternitée ! Ses instructeurs lui en avait passé quelques fois avant de le forcer à marcher encore et encore, jusqu’à ce que ses pieds se couvrent d’ampoules, puis de sang… Le maitre semblait bien décidé à lui réservé le même sort !

Une jeune fille les rejoint, la jeune fille de la veille : Hermione, d’après ce qu’il avait réussit à comprendre. Elle tennait tout un tas de livre à la main, ainsi qu’un parchemin qu’elle remit à Harry avec un long regard. Le maitre ouvre la parchemin et laisse échaper un “oh”, surpris. Il se retourne alors vers lui, assez vivement, assez pour qu’il ait un mouvement de recul qu’il maudit mentalement aussi vite. Le maitre observa un moment le parchemin avant de marmoner dans un français imparfait.

“Bonjour. Je m’appelle Harry. “

Le Familier se dandinna sur place, comprenant pour la première fois son maitre mais ne sachant ce qu’on attendais de lui. Harry repris, en lisant doucement, avec un accent terrible.

“Tu t’appelles comment ?
- Je porterai le nom qui vous conviendra maitre.”

C’était la première fois qu’ils entendaient sa voix, elle était faible et erraillé, comme s’il avait trop hurlé. Elle ne faisait finalement que renforcer cet air timide et fragile qu’il avait. Harry était néanmoins perdu, il n’avait rien compris à ce que le familier avait dit. Si ce n’est le “maitre” qu’Hermione avait noté sur le parchemin.

“Harry, il faut que tu passes à l’infirmerie avant le début des cours. J’ai mis toute les traductions de base auxquelles j’ai pensé sur le parchemin.
- Merci, qu’es-ce qu’on ferait sans toi !”

Harry se retourna vers le Familier et marmonna un “Suis-moi.” tout en se dirigeant avec ses amis vers l’infirmerie.

15 minutes plus tard, dans l’infirmerie

Harry avait donné le carnet du Familier à Madame Pomfresh qui l’étudiait depuis un moment déjà, elle les avait simplement fait s’asseoir. Par moment elle marmonnait sans que l’on puisse comprendre ce qu’elle voulait dire. Le blondinet se tortillait sur le lit où on l’avait déposé, par moment il risquait un coup d’oeil en direction de son maitre qui riait en observant Ron essayait d’étouffer des baillements. Hermione leur lancer un regard sévère quoiqu’un brin amusé. Et lui, lui il attendait, terrifié de ne pas comprendre au milieu de ces murs blancs.

Il sursauta vivement en voyant la femme pointer une baguette sur lui, mais voyant que son maitre ne bougeait pas, il baissa la tête acceptant son sort. Serrant les dents et les poings, désireux de ne pas faire trop de bruit lorsque le sortilège le frapperait, pour ne pas déplaire encore davantage à son maitre. Mais ce n’est qu’un léger picotement qu’il ressentit.

Sans un mot elle fit apparaitre un verre d’eau qu’elle mit entre les mains du Familier. Le jeune homme observa le verre avec envie, mais il ne fit pas un mouvement, le tenant simplement. La femme saisit alors ses mains et le verre et les montant jusqu’à sa bouche. Il lancait des regards inquiets à son maitre, mais Harry observait la scène sans le moindre air de désaccord avec ce qu’il se passait. Le blond ne comprenait pas pourquoi il ne lui ordonnait pas de boire si c’était ce qu’il désirait. Le verre se pencha contre ses lèvres entrouvertes et il avala une gorgée, presque à contre coeur.

Hermione se pencha alors à l’oreille de Harry pour lui murmurer rapidement : “Félicite-le.”, ceux à quoi il lui répondit, choqué :

“mais c’est pas un chien !
- non, ce n’est pas un chien, mais il est inquiet et vous n’arrivez pas à vous comprendre.”

Harry soupira et relut rapidement le parchemin jusqu’à trouver : “C’est bien.”. Lorsqu’il redressa les yeux et qu’il vit l’air béat du Familier, heureux d’avoir plus à son maitre, il sut qu’Hermione avait raison.

L’infirmière observa les mains du blond avec attention, puis ses avants bras. Soudain, elle serra le dit avant bras et le jeune homme laissa échapper un cri de douleur, elle arrêta aussitôt tout en ressortant le carnet qu’elle parcouru de nouveau avant de faire son diagnostique.

“Monsieur Potter, votre Familier a été soumis a de nombreux sorts de douleur. Il souffre à présent de douleur neurogène, sans doute de façon chronique.
- Vous voulez dire qu’il … souffre tout le temps ?
- Les sensations qu’il ressent sont grandement amplifiées. Il est possible qu’il souffre en permanence oui. De plus, ses muscles sont très tendus. Il faudrait le traiter pour ces deux problèmes rapidement.
- Bien sur, qu’es-ce qu’il faut faire ?
- Signer un accord me permettant de faire les soins. Malheureusement, il lui faudrait des potions micro-dosés spécifiquement pour lui, mais ce genre de produit coute très cher nous nous en passerons donc.
- Non ! Non, l’argent n’est pas un problème. Faites tout ce que vous pouvez pour lui, s’il-vous-plait.”

Poppy hocha de la tête gravement, elle les invita à partir suivre leurs cours le temps qu’elle soigne le blond, après qu’Harry eut signer le papier, mais à peine eut-il fait un pas que son Familier était debout derrière lui, près à le suivre. Son maitre lui dit : “Reste ici.”, puis sous les conseils d’Hermione il ajouta : “Je reviens.”.

Ils passèrent leur matinée à étudier calmement, sans trop se soucier de ce qui se passait à l’infirmerie malgré les nombreuses questions qui fusaient sur le Familier et sur son absence autour de lui. A l’heure du déjeuné, Madame Pomfresh fit appeller Harry. Ron et Hermione allèrent au réfectoire prendre leur repas et prendre du rab pour Harry.

Harry se dirigea d’un pas tranquille vers l’infirmerie. Depuis qu’il avait vu le Familier arriver dans sa vie la veille, tout semblait chamboullé. Il avait réfléchit tranquillement, presque en cachette, à un nom à lui donner. L’appeller “le Familier” le rabaissant trop au rang de chien ou d’idiot à son goût. Mais il n’avait rien trouvé de bien concluant au final…

A peine eut-il poussé la porte de l’infirmerie qu’il entendit des geignements d’agonie. Quelqu’un semblait en pleine souffrance ici. Il s’avanca pour trouver Madame Pomfresh affairé autour de son Familier. Le blond semblait perdu dans la douleur, des larmes s’échapées librement sur ses joues, entrecoupées de sanglot. Pomfresh tentait visblement de le calmer, elle soupira de soulagement en voyant Harry et le fit venir plus près.

“Prenez-le dans vos bras, le contact avec son maitre devrait le calmer. Méfiez-vous tout de même de ses mains, il griffe.”

Harry était inquiet, était-ce normal qu’il souffre autant ? Il s’assit sur le lit, contre le coussin et remonta son Familier contre ses genoux, immédiatement ce dernier se bouina contre sa poitrine, le détrempant de larmes.

“Il réagit mal à la première partie du traitement. Ca devrait aller mieux d’ici une heure ou deux. Votre professeur, Monsieur Snape va réalisé les potions. Vous vous arrangerez avec lui pour lui payer les ingrédients, il ne demande rien de plus.”

Harry eut un sourrire … ravi. Payer ne poser aucun soucis. Par contre parler avec Snape, la terreur des cachots, non merci.  Contre lui, le Familier savourait malgré la douleur ce premier vrai contact avec son maitre.

 

-chapitre 3-

Durant toute la première phase du traitement, alors que le Familier -Draco ?- se serrait convulsivement contre son maitre, à la recherche de protection, Harry et Severus se regardait en chien de faïence. Le professeur de potion attendait que Draco se calme pour pouvoir faire les prélèvements nécessaires.

“Draco ? Vous savez donc qui il est ?
- “Il est” votre familier, monsieur Potter.
- Je sais ce qu’il est, ce que j’ignore c’est qui il est. Vous l’avez appellé Draco.”

Mais le ton accusateur d’Harry ne lui apporta qu’un regard noir supplémentaire. L’espion de l’ordre du Phénix avait été si surpris qu’il avait laissé échapper une information, il s’en mordait encore la langue, mais il ne dirait rien de plus. Il fit d’ailleurs les prélèvements dès que ce fut possible avant de partir dans un tourbillon de capes.

Harry resta un moment immobile tâchant de faire abstraction du corps chaud du jeune homme plaqué contre lui. Mais dès que l’heure de repartir en cours fut arriver, il se redressa, se détachant du Familier lui indiquant seulement dans un français malhabile : “Reste ici, je reviens.” Le blond baissa la tête, vaincu et triste mais ne fit aucun geste pour bouger, il était épuisé. Son ventre se serra douloureusement. L’infermière avait prit garde à le faire boire régulièrement, mais il n’avait rien avalé de solide depuis … depuis longtemps et son maitre l’avait de nouveau abandonné. La dernière fois qu’il était parti, il avait beaucoup souffert, il n’avait même pas réussit à garder le silence. Il devait être décevant, sinon, le maitre l’aurait laissé l’accompagner.

De son côté Harry n’en pensait pas moins. Il se sentait absolument incapable de s’occuper correctement du Familier. Il ne savait même pas par quel bout commencer. Peut-être devrait-il demander conseil à Hermione ? Ou à Ron qui en tant que Sang-Pur à une connaissance des Familiers accru ? Ou peut-être devrait-il demander à un autre Gryffondor qui possède déjà un Familier ? L’infermière avait été claire, il devait le laisser à l’infirmerie cet après-midi encore, le récupérer pour la nuit et le ramener au matin. Elle craignait que de les séparer sur de trop longue période soit néfaste au Familier en raison du stress provoqué. Elle espérait donc que permettre au blessé de dormir dans la même pièce que son maitre rende la journée plus tolérable.

Au soir, le Trio alla le chercher à l’infirmerie et ensemble ils regagnèrent les dortoirs rouges et ors. En passant dans la salle commune, tout les regards se tournèrent vers eux ou plutôt vers la tête blonde qui suivait Harry comme son ombre. Le prefet en Chef, Dean, se posta devant eux et engagea la conversation avec Harry :

“Bravo pour ton Familier !
- euh … merci.
- Si tu as besoin d’aide, n’hésite pas. On est que trois à avoir eut la chance de recevoir un Familier pour le moment. Pas mal de sorcier les recoivent, tardivement. Bon, tu es le seul a avoir un Familier aussi prestigieux mais si on peut t’aider, ce sera avec plaisir.”

Harry hésita une seconde avant de demander ce qu’ils faisaient de leurs Familiers la journée. Y’avait-il une salle ouverte pour eux ? Comme une garderie. Ou fallait-il les emmener en cours ? Dean le regarda un instant en silence, choqué.

“Non ! Non, non, non. On garde nos Familiers avec nous, tout le temps. C’est vrai qu’ils sont discrets, on les remarque pas, mais non, on s’en sépare jamais. Tu n’es pas tout le temps avec ton Familier toi ?
- ben … non. En ce moment il passe pas mal de temps à l’infirmerie et tu sais, je l’ai que depuis hier.”

Dean se pencha pour observer le Familier qui restait caché dans le dos de son Maitre. Il nota sa posture penchait, presque recroquevillai sur lui-même qui lui donnait un air très renfermé mais également les cernes qui semblaient lui manger les joues et ses mains qui tremblaient.

“Ah ouais, il est carrément pas un bon état ! Tu ne veux pas qu’il aille dormir ?
- J’aimerai bien mais il ne parle pas un mot d’anglais.
- Oh ! Il faudrait que tu vois Katie à l’oeuvre. Elle a reçut son Familier il y a un mois et elle arrive à communiquer avec lui sans le moindre mot.”

Hermione et Ron s’était éloigné sans même qu’Harry ne s’en rende compte pendant la discution, parti faire leurs devoirs comprit-il en se retournant, il avait réussit à échapper à Hermione ! A moins qu’elle n’estime qu’il faisait là un apprentissage nécessaire ? Elle en était encore bien capable.

Avec Dean, il partit discuter avec Katie. La jeune fille venait juste de revenir à Poudlard après une très longue hospitalisation à Sainte Mangouste. Elle se tenait dans un fauteuil confortable au fin fond de la salle commune.

Dean expliqua rapidement la situation à Katie qui leur offra un magnifique sourire avant de se tourner vers le Familier d’Harry pour lui murmurer :

“Bonjour, toi. N’aie pas peur. Tout va bien. Harry, ton Familier est beaucoup trop stressé. Il n’y a pas besoin de mot pour se faire comprendre de son Familier, il suffit d’une attitude et d’un regard.”

Katie frotta sa joue contre son épaule et dans la seconde, un serpent sortit de sa cachette, dans le pull de la jeune femme, pour se lover dans son cou.

“Avoir un Serpent comme Familier, à Gryffondor s’est un comble. Lysie se cache dans mon pull, mais elle n’est jamais stressée car je suis là. Au début il faut montrer à son Familier qu’on est digne de cette confiance, de cet abandon.”

Katie glissa sa main le long du serpent vert au museau pointu, laissant ses doigts courir sur ses écailles. Derrière Harry, le Familier observait le serpent. Il avait sentit du plus profond de lui-même que ce dernier était comme lui, un Familier. Mais ce Familier là était heureux et c’était très pertubant pour le jeune humain qui cacha de son mieux son trouble.

“Essaie Harry.”

Le Survivant observa Katie un instant avant d’hocher de la tête un peu sèchement. Caresser un serpent ou n’importe quel autre bestiole était une chose mais son Familier à lui n’avait rien d’animal. Il se contenta de saisir la main du blond et de laisser son pouce glisser dessus. Le dit blond osa lever les yeux vers son maitre, attendant l’ordre. Ne voyant aucune directive arriver mais tout le monde l’observait, il stressa encore davantage. Dean décida alors d’intervenir :

“Non, t’es trop sec. Il n’a pas comprit que le geste était gratuit. Il faut être calme et tendre. Je sais que c’est un mec alors ca fait bizarre, mais c’est un Familier avant tout. Tu vois ?
- C’est surtout un humain. Un homme. “

Harry jetta un regard plein de dégout à son Familier, tout en lachant sa main, en imaginant ce que pourrait se dire les gens s’il le prenait dans ses bras. Katie seccoua la tête, dépitée.

“Avoir un Familier humain est un honneur… Chez les Gryffondors, aucun Familier n’est aussi prestigieux ! On est pas à ta place mais je sais ce que c’est d’avoir un Familier dur à assumer. Personne ne te verra … je sais pas moi comme un esclavagiste ! Et si tu es doux avec lui, ils s’imagineront pas que tu es … gay ou je ne sais quoi pour autant. Par contre, si ton Familier à l’air malheureux tout le monde te jugera. Les Familiers sont toujours heureux avec leurs maitres.
- Je veux pas le rendre malheureux. Il faut juste un peu temps, que je m’habitue.”

Dean regardait le blond qui était absolument terrorisé depuis le regard que lui avait lancé son maître. Il observa longuement Katie puis soupira. Avant de lancer le plus sèchement possible : “shuugeki”, Harry se tourna vers lui, interrogatif lorsqu’il vit un énorme chien qui dormait jusque là au coin du feu bondir sur lui, tout croc dehors. Il eut le réflexe de se jetter en arrière, tout en cherchant sa baguette d’une main et en se protégeant de son avant bras restant. Mais le choc attendu n’arriva pas. Harry saisit enfin sa baguette et observa la scène qui se déroulait devant lui d’un oeil médusait.

L’énorme chien avait heurté son Familier qui avait roulé un peu plus loin, trop faible pour résister au choc. Le blond s’était mis entre lui et le danger sans une seconde d’hésitation. Pire, il avait levé un bouclier magique autour de son maitre, sans chercher à se protéger lui-même.

Dean appella l’animal qui vient immédiatement auprès de lui cherchait une caresse. Harry comprit alors la leçon qu’il avait voulu lui faire. Il avait voulu montrer à quel point on peut contrôler son Familier, à quel point il est à l’écoute et surtout, lui montrer que son petit blond mal en point était un bel et bien un Familier. Qu’il lui était bel et bien entièrement dévoué. Il avait cherché à provoquer un déclic dans la tête brunne du Survivant.

Harry se redressa doucement, pas encore sur de tout réaliser et il s’approcha tranquillement de son Familier. Le blond était resté au sol, le choc avait été brutal mais il cherchait déjà à se mettre sur ses genoux. Le maitre passa une main douce dans les longs cheveux d’or et lui murmura en francais un : “C’est bien.” qui n’avait jamais sonné aussi juste et sincère.

“Désolé Harry. Je pensais qu’il vous aurait protégé tout les deux. Ca va aller ?”

Harry hocha du chef tout en demandant :

“C’est quoi ce monstre ?
- C’est Kougeki, mon Familier. Un simple chien moldu, un Akita américain.
- J’avais jamais vu un chien moldu aussi énorme !”

Tout en marmonnant cela, Harry avait ramené la tête de son propre familier contre son torse dans une étreinte douce. Entre ses bras, l’homme se calmait atteignant presque un état de sérénité qu’il ne connaissait pas.

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