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Garde du corps

décembre 27, 2009

Auteur : Diri-chan

prologue :

Severus regarde la forme blottie dans un angle, secouer de petits spasmes violents. Mais qu’était-il passé dans la tête de Vous-savez-qui ?! Severus se le demandait parfois… Voldemort, voyant l’ordre du Phénix de plus en plus actif avait décidé d’offrir des espèces de gardes du corps à ses plus grands généraux. Ces gardes du corps devaient les aider en cas de perte de leur baguette par exemple. Ils étaient tous des forces de la nature. Des créatures plus ou moins contrôlable..

Severus soupira fortement. Que risquait-il de l’ordre du Phénix puisqu’il travaillait en réalité pour eux… Enfin bon… Heureusement que son faux maitre ne savait pas ce détail. Mais il aurait put, au moins, lui offrir quelques choses d’utile. D’après les bribes d’informations qu’il avait récolter, l’homme face à lui était un loup-garou. Un mâle alpha… Le maitre de potion a toujours estimé les loups-garous comme des êtres dangereux mais non contrôlable, et donc purement inutile.

Le loup grogne, il tente de se redresser et re-tombe au sol dans un bruit mat. C’est douloureux. Il couine, semble se battre contre son propre corps. Severus s’approche et touche le loup. Le contact est rugeux, tout comme sa voix.

“Allez loupiot.Relève-toi, je suis attendu ailleurs.”

Le loup grogne plus fort et lance les crocs vers les doigts. Severus retire sa main et donne une tape sèche sur la tête coupable. Il saisit les cheveux clairs et le redresse. Il est surpris de voir le visage bouffi par les coups de Fenrir. Le loup est dans un mauvais état, certes, mais quel beau cadeau qu’on lui faisait là ! Le loup le plus indressable possible, a qui il allait devoir apprendre à faire taire son statut d’espion ou qu’il allait devoir tout simplement enfermé à longueur de journée…

Il métamorphose sommairement une pierre après avoir laissé retombé Fenrir au sol. Le loup-garou couine, il se tient le ventre. Severus l’observe du coin de l’œil, essayant d’évaluer les dégâts. Une pierre métamorphosé en baillon rentre dans la bouche du loup, lui blessant les lèvres et surtout le mettant dans l’incapacité de mordre. Severus le traine par le bras loin de la cellule, l’Ordre attends son rapport depuis longtemps déjà. Il se dépêche.

__________

Tremblement… Ses membres sont froids, brulants, blessés, torturés… Un grognement passe ses lèvres. Lui dont on a toujours dit qu’il n’était qu’une bête en ai aujourd’hui devenu une. L’animal a prit le pas sur l’humain face à la douleur et l’insistance des coups. Que pouvait-il faire d’autres ? Son monde se limitait à la douleur et la faim.

Le grand méchant Fenrir Greyback condamnait à souffrir sous la main de ce nouveau maître. Un maître ? Oui, sans doute. Snape le tenait d’une main de fer et qu’es-ce qu’une bête n’est pas prête a faire contre un peu de nourriture et de répit.

Severus Snape rentre dans ses cachots. Son entrevu avec l’Ordre a été ennuyeuse, humiliante et pénible, comme toujours. Dumbledore n’a pas apprécié d’apprendre que Fenrir Greyback logerait sous son toit. Et comme si Albus Dumbledore n’avait rien d’autres à faire que de contrarier ses plans, il était venu visiter les cachots.

La nuit est sombre, très sombre, froide et humide. Le sol n’est que terre, les murs sont sales. Et puis il y a ce loup-garou blottit dans l’angle le plus éloigné. Son dos n’est que sang, ses membres semblent pour la plupart cassé ou démit. Il est nu et son corps tremble en permanence. Rien qu’à la façon dont se contracte les muscles finement taillé de son dos, Dumbledore sait qu’il a été torturé par son espion.

“Oh mon garçon. Comment pouvez-vous être aussi cruel et combattre contre Voldemort ?”

Pour Severus la question n’est que théorique. Il s’approche de Fenrir, fait semblant de ne pas remarquer qu’il cherche à le fuir et se penche vers lui. Il la bien massacré, certes.

“Pourquoi ? Comment ? Je ne veux plus qu’un seul petit garçon devienne comme moi.”

Severus se relève, quitte la pièce. Ses yeux noirs d’encre, coléreux et froid. Albus réprime un frisson.

fin du prologue

premier chapitre : apprendre à obéir

Les mâles alphas ont toujours été capable de maitrisé leurs transformations en loup plus facilement. Et une fois transformé, ils étaient encore capable, pour la plupart, d’avoir quelques volontés simple et claire. Lorsque Severus décida que Fenrir était suffisamment maté pour commencer à apprendre, il commença à donner ses premiers ordres.

“Fenrir.” l’interpella-t-il pour avoir son attention. “On va commencer simplement. Je vais donner des ordres de base. A chaque ordre, tu auras une récompense. Des heures de sommeils supplémentaires, à manger, des soins, peut-être même quelques choses de plus. As-tu compris ?

- …oui.

- Bien. Ce sera : “Oui, Maitre.” As-tu compris maintenant ?”

Mais comment peut-on demander à un alpha de se soumettre aussi simplement ? Severus avait le pouvoir certes, il avait force aussi mais … il n’avait pas du tout l’aura d’un alpha supérieur. Et se soumettre aussi radicalement à un simple sorcier aussi fort soit-il….

“Je suppose que j’ai oublié de te prévenir que tu serais également punis en cas de désobéissance. Tu n’auras plus le droit de dormir dans le noir. Tu auras toujours de la lumière soutenue dans ta cellule, jour comme nuit.”

Fenrir frémit. De la lumière jour et nuit … c’était une torture mauvaise, qui le priverait davantage de sommeil et qui finirait par le rendre constamment nerveux. Il allait y perdre tout repère temporel…

“As-tu compris ?

- … oui … maitre.”

Fenrir ferma les yeux, essayant de retenir le loup qui hurlait en lui.

“Transforme toi.”

Fenrir leva les yeux choqué vers Severus. Il vit que le sorcier avait sortit sa baguette, il était près à jeter un sort. Mais que pouvait-il faire ? Obéir lui couterait sans doute une punition, le loup en lui hurlait de rage … Désobéir lui couterait tout autant … Chaque punition de cet homme est toujours plus cruel, plus tortueuse.. Il jouait avec ses besoins physiques autant qu’avec l’humiliation et la douleur physique.

Il se transforma doucement, craintivement envers son loup. Il n’arriverai pas à le maintenir, il le savait. A peine la transformation finit que le loup s’élança en avant, tout croc dehors, il fut interrompu en plein saut par un sort violent … pas un doloris non … mais la douleur était proche. Le loup couina, hurla, gémit, pleura … Severus n’arrêta pas pour autant. Fenrir repris le contrôle sur l’animal et se retransforma immédiatement, implorant la clémence entre deux sanglots. Ce ne fut qu’au bout de très longues minutes que l’espion consentit à cesser.

“Pour cet acte insensé, tu seras punis. Je vais t’organiser une petite torture de mon cru pour la pleine lune de demain. Bonne nuit.”

Fenrir resta au sol, vide… Severus avais obtenu la soumission de l’humain mais au lieu de le récompenser … Il recevait une punition pour son hésitation première et une pour ne pas être capable de maitrisé la honte et la colère de son loup… Qui pouvait-il ? C’était cruel et injuste…

fin du chapitre 1

second chapitre : punir le loup

Severus fit rentrer Fenrir dans la pièce. Le loup-garou était tendu, il ne savait pas du tout ce que lui réservé le sorcier. Il le fit rentrer dans une petite cage, bien trop étroite… et lui demanda de se transformer en attendant la pleine lune.

“… Maitre, s’il-vous-plait, la cage est trop étroite pour mon loup.”

Il avait essayé de se faire doux et mielleux pour demander une faveur à ce sorcier. Mais la douleur qui suivit un mouvement de baguette lui montra que ca ne suffisait pas. Il se transformât. Les barreaux rentraient dans sa chair, il n’avait que la place vital et encore ! Le loup en devenait fou, il se débattait dans tout les sens.

La lune se leva, renforcant l’esprit du loup quand Severus fit apparaitre, tout autour de la cage de nombreuses proies potentielles. Le loup était affamé depuis longtemps, énervé, enfermé… la torture était réelle. Durant toute la nuit et jusqu’au milieu de la matinée, lorsque Fenrir réussit à reprendre un minimum de contrôle, le loup hurla à la mort…

“Fenrir ?

- … oui…

- Oui, qui ?

- Oui, maitre ?

- Je veux que le loup apprenne trois ordres. Assis, couché et donne la patte. Je veux qu’il les apprenne aujourd’hui.”

Fenrir ne dit rien… Que pouvait-il dire ? Expliquer à l’homme qu’il n’avait pas le contrôle total sur le loup ? Qu’un loup n’est pas un chien-chien à son mai-maitre ? L’autre devait déjà savoir tout cela.

“Maitre … s’il-vous-plait… est-il possible de me nourrir avant ? Je dois réunir assez de force pour être maitre de mon loup. S’il vous plait.”

Severus ricana, Fenrir fut touché d’un sort et hurla de douleur. Il avait été imprudent… Trop imprudent, trop confiant… Il se transforma avec lenteur en loup et resta couché au sol. Le loup grogné dans sa poitrine. Il se concentrait de son mieux. Il ne voulait pas souffrir .. pas encore. Il avait besoin de reprendre des forces.

“Couché.”

Le loup se coucha au sol, grognant férocement. Mais se coucher lorsque son corps lache totalement de fatigue et de douleur. Rien de plus simple. Lorsque l’ordre de s’asseoir tonna, ce fut une autre paire de manche. Fenrir luttait pour faire obéir son loup, sans succès. Et ce qui devait arrivé arriva.

Le coup commencèrent à s’enchainer et ils continuèrent jusqu’à se que le loup parvienne à se redresser et tenir la position assise. Il soufflait péniblement, le son se rapprochait presque du couinement. Ses pattes avant tremblaient sans arrêt. Il peinait visiblement a tenir dans cette position. Il peinait assez pour que lorsqu’il s’écroula, Severus ne lui en tienne pas rigueur.

“Donne ta patte”

Fenrir allonger sur le flanc, le souffle chaotique tendit légèrement sa patte vers l’homme, incapable du plus petit mouvement supplémentaire. Severus ricana et écrasa impitoyablement cette patte offerte.

Lorsqu’il partit abandonnant le louveteau, ce fut en ricanant méchamment.

“C’est bien Fenrir, mais il va falloir faire mieux.”

fin du chapitre 2

 

troisième chapitre : Severus

Au fond de son lit au drap parfaitement lisse, Severus réfléchissait alors que le sommeil le fuyait. Il pensait au petit garçon amoureux qu’il avait été autrefois. Ce petit garçon, lui, il aurait put devenir n’importe qui pour sa douce et belle Lily. Il n’avait juste pas réussit à la garder et la belle était partit. Maintenant, elle aurait sans doute honte de lui si elle pouvait le voir. Il pouvait clairement imaginer ses cris et la moue colérique qui envahirait son visage. Elle lui en voudrait pour sa carrière de Mangemort, pour la façon dont il traitait ses étudiants et pour Greyback. Oh, elle lui en voudrait beaucoup pour ça.

Il songeait alors au changement, devenir un autre homme. L’intitulait lui plaisait bien, la mise en oeuvre beaucoup moins. Devenir un autre, pourquoi pas, mais qui ? Dumbledore avait besoin d’un mangemort tel que lui. Il pouvait changer le cours de la guerre et il oeuvrait déjà pour les gentils. Il ne pouvait pas prendre le risque de changer… Et puis, quelques part, au fond, il se détestait trop pour s’accorder une chance, mais ca il ne l’avouerait jamais ainsi préférant se murmurer qu’il avait trop d’amour propre pour s’abandonner.

Tout près du lit, à quelques centimètres, Fenrir était roulé en boulle sur le sol un peu trop dur et trop froid. Depuis quelques jours déjà, son “maitre” lui demandait de l’accompagner à travers les différentes pièces de l’appartement. Cela était comme une récompense pour son obéissance, mais il avait tant de mal à se conserver dans cet état. Régulièrement, Severus lui lancait un sort de bloque-machoire, signe qu’il connaissait sa difficulté et ne désirait pas prendre de risque.

Severus lui avait fait répété les quatres ordres : “Transforme-toi”, “Assis”, “Couché”, “Donne la patte” jusqu’à ce que cela devienne plus simple. Ce que Greyback ne savait pas, c’est que l’homme le préparait pour survivre à la grande réunion du mois où tout les gardes du corps devraient être présent. N’importe qu’elle confrontation avec Voldemort pouvant être mortelle, autant être correctement préparer et ne pas tenter le diable.

Le maitre de potion devait d’ailleurs commencer à former son garde du corps à cet emploi, tâche qui allait être au combien difficile puisqu’elle incluait faire confiance à cet homme et lui laisser sa protection. Loin de ses pensées, le loup lèchait silencieusement l’une de ses plaies, cherchant à éviter une infection qui serait difficilement gérable pour lui.

Au petit matin, pas de réveil. Severus ouvre les yeux. Il se lève et rabat ses draps, on pourrait presque croire que personne n’a dormit là. Il va dans la salle de bain, de l’eau coule, dix minutes plus tard, l’eau s’arrête et voilà déjà l’homme qui revient tout habiller. Greyback frémit au sol, cet homme ne lui parait pas humain parfois. Tout est si droit, si carré, si prévu, si parfait … Il ressemble à un zombie, voilà tout.

Déjà il est partit, sans un regard en arrière pour l’homme courbaturé, à la bouche pateuse, qui rêve d’un verre d’eau. Quel importance ? D’un sort, la chambre est bouclée. Fenrir tourne la tête et observa la noirceur qui s’étale sous le lit. Il y rampe comme il peut et se roulle en boulle du mieux qu’il peut, cherchant à conserver un semblant de chaleur. Le sol sous lui est glacial. Un long frisson le parcourait encore lorsque Severus revient au petit soir.

“Debout !”

L’ordre claqua, sévère et froid. Greyback s’extirpa de sa cachette de chaleur et obéit de son mieux, muselant son loup.

“Suis-moi.”

Quel n’est la surprise du loup que de le voir s’éloigner hors des cachots. Le couvre-feu était visiblement tombé. Le professeur marchait à grand pas, comme à son habitude, derrière lui, l’homme peinait à le suivre mais il essayait tout de même de son mieux. Peu désireux de se faire punir une nouvelle fois.

Ils passèrent la grande porte du chateau, l’air frais de l’extérieur vient chatouiller les narines de Fenrir. Le loup se réveilla à l’odeur de la forêt tout proche, il sentit l’élan d’envie partir de ses entrailles et il fit de son mieux pour le ravaller. Severus semblait satisfait, il reprit son chemin en direction de la forêt en effectuant un geste nonchalent de la main qui libéra la machoire du loup. Ce dernier, surpris, s’arrêta une seconde avant de repartir en faisant bouger doucement sa machoire qui était pleine de crampe.

Sous ses pieds nus, l’herbe, la terre et les cailloux semblaient lui parler. Lui dire, vas-y, cours, amuse-toi. Le vent lui même le pousser vers l’avant. Pourtant, il choisit de continuer à suivre de près son maitre. Ils s’enfoncèrent doucement dans la forêt interdite, jusqu’à un champs regorgeant d’ingrédient de potion. Severus commença sa récolte sans un regard pour Fenrir. Le loup commencait à s’inquiéter, le corps de l’homme trahissait une certaine tension. Ses épaules s’étaient durcit et ses gestes étaient moins fluides. Comme s’il attendait une attaque. Il observa autour d’eux, sans penser une seule seconde qu’il pouvait être le danger. Il ne pensa pas non plus à s’enfuir ou plutôt il ne pensa pas à la possibilité de réussir.

Un cri au loin retentit, un cri qui ne lui plaisait pas du tout. Il se transforma dans la seconde et hurla à la lune, emplissant son chant de colère et de rage. Autour d’eux, le silence se fit. La forêt tout entière courbée l’échine devant lui. Il se retourna sous forme lupine vers l’homme et se coucha sur l’herbe en silence. Dans l’ombre, Severus cacha un sourire victorieux. Sans même qu’il ne s’en rende compte, il avait réussit à transformer Greyback en garde du corps. L’équilibre était encore vacillant et dangereux, mais il était en bonne voix. Il se releva et gratifia le loup d’une carresse maladroite avant de repartir en direction du chateau.

5 commentaires

  1. J’ai adoré ce début, Severus en maitre chien(loup) est hyper sexy et Fenir en esclave soumis et torturé encore plus (vue la bête XD)
    Vivement la suite


  2. le partage d’excellentes


  3. merci pour le lien ! ^^ j’ai lu avec plaisir et j’attend impatiemment le suite ! n’empêche…pauvre fenrir…lol
    dis juste, c’est une romance ?
    bisous
    Olo


  4. Han, j’adore littéralement ! Greyback en esclave soumis, pour une fois, ça change ! J’espère que tu vas la continuer, en tous les cas bravo et merci. :)

    J’ai également lu quelques autres de tes fics, que je commenterai bientôt, mais j’aime beaucoup ta façon d’écrire :) Franchement.


  5. Super ! Il y a trop peu de fics avec Greyback, je trouve. Une suite ?



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